Dans cette lecture systémique de l’intelligence artificielle, le Maâlam – maître artisan dépositaire d’un savoir-faire vivant – ne doit pas être perçu comme un bénéficiaire passif de la transformation numérique, mais comme un acteur central de la souveraineté cognitive et culturelle du pays.
Le Maâlam incarne un savoir incorporé, transmis par le geste, l’expérience et l’oralité. Ce savoir constitue un capital cognitif que l’intelligence artificielle ne peut ni remplacer ni produire seule, mais qu’elle peut observer, documenter, représenter et valoriser.
Au sein d’Al Jazari Institute, les Maâlams peuvent devenir producteurs de données culturelles souveraines : motifs, gestes, rythmes, règles tacites de qualité et d’esthétique.
Ces données, absentes des grands modèles internationaux, sont essentielles pour construire une IA enracinée dans les réalités marocaines.
Au sein d’Al Jazari Institute, les Maâlams peuvent devenir producteurs de données culturelles souveraines : motifs, gestes, rythmes, règles tacites de qualité et d’esthétique.
Ces données, absentes des grands modèles internationaux, sont essentielles pour construire une IA enracinée dans les réalités marocaines.
L’approche est celle d’une IA d’augmentation, frugale et sociale, qui assiste le Maâlam sans se substituer à lui.
L’IA peut aider à la variation créative, à la simulation de formes et de couleurs, à la transmission intergénérationnelle et à la préservation des savoir-faire.
Économiquement, le Maâlam peut s’intégrer à l’écosystème d’Al Jazari Institute à travers des coopératives intelligentes, des labs territoriaux et des startups hybrides associant ingénieurs, designers et maîtres artisans.
L’IA devient alors un levier de compétitivité, de traçabilité culturelle et d’accès aux marchés internationaux.
Le projet Al Jazari Institute peut ainsi devenir un pont entre héritage et futur, un lieu de dialogue entre ingénierie contemporaine et savoirs ancestraux, et un modèle original d’IA souveraine, humaine et marocaine.
Par Dr Az-Eddine Bennani
Économiquement, le Maâlam peut s’intégrer à l’écosystème d’Al Jazari Institute à travers des coopératives intelligentes, des labs territoriaux et des startups hybrides associant ingénieurs, designers et maîtres artisans.
L’IA devient alors un levier de compétitivité, de traçabilité culturelle et d’accès aux marchés internationaux.
Le projet Al Jazari Institute peut ainsi devenir un pont entre héritage et futur, un lieu de dialogue entre ingénierie contemporaine et savoirs ancestraux, et un modèle original d’IA souveraine, humaine et marocaine.
Par Dr Az-Eddine Bennani