Les usages actuels le montrent : aide au diagnostic, analyse d’images médicales, biologie, ophtalmologie, chirurgie assistée par robot, santé connectée.
Dans tous ces domaines, la technologie n’a de valeur que par son intégration intelligente dans les pratiques cliniques existantes. L’IA ne soigne pas ; elle assiste. Elle ne décide pas ; elle éclaire.
Un point est central et trop souvent négligé : l’acceptation. Une technologie, aussi avancée soit-elle, ne sert à rien si elle n’est ni comprise, ni appropriée, ni acceptée par celles et ceux qui doivent l’utiliser.
L’acceptation n’est pas un frein à l’innovation ; elle en est la condition première. Elle suppose formation, accompagnement, pédagogie, mais aussi reconnaissance du rôle central des soignants dans la décision médicale.
Au Maroc, l’intelligence artificielle en santé ne peut donc être pensée uniquement comme une question technologique ou industrielle.
Elle engage une vision du soin, de la responsabilité professionnelle, de la relation au patient, mais aussi des enjeux essentiels de souveraineté des données de santé, de gouvernance numérique et d’équité d’accès aux innovations.
Innover, oui. Mais sans perdre le sens. Sans confondre l’outil et la finalité. Sans déléguer à la machine ce qui relève fondamentalement de la responsabilité humaine.
L’intelligence artificielle peut être un levier puissant pour améliorer la qualité des soins, à condition de rester à sa juste place : au service de la médecine, et non l’inverse.
Par Dr Az-Eddine Bennani
Un point est central et trop souvent négligé : l’acceptation. Une technologie, aussi avancée soit-elle, ne sert à rien si elle n’est ni comprise, ni appropriée, ni acceptée par celles et ceux qui doivent l’utiliser.
L’acceptation n’est pas un frein à l’innovation ; elle en est la condition première. Elle suppose formation, accompagnement, pédagogie, mais aussi reconnaissance du rôle central des soignants dans la décision médicale.
Au Maroc, l’intelligence artificielle en santé ne peut donc être pensée uniquement comme une question technologique ou industrielle.
Elle engage une vision du soin, de la responsabilité professionnelle, de la relation au patient, mais aussi des enjeux essentiels de souveraineté des données de santé, de gouvernance numérique et d’équité d’accès aux innovations.
Innover, oui. Mais sans perdre le sens. Sans confondre l’outil et la finalité. Sans déléguer à la machine ce qui relève fondamentalement de la responsabilité humaine.
L’intelligence artificielle peut être un levier puissant pour améliorer la qualité des soins, à condition de rester à sa juste place : au service de la médecine, et non l’inverse.
Par Dr Az-Eddine Bennani