Entre addiction, tri et apprentissage :
La surexposition à certains contenus inquiète pourtant. Rayan, lycéen, pointe « du porno ou du gore » qui apparaissent occasionnellement dans le flux. Djamila, 14 ans, dit rechercher des vidéos « tristes » et reconnaît l’effet pesant sur son moral. Ilyas se souvient d’« influenceurs » vendant des formations coûteuses : « Certains ont volé de l’argent à leurs parents. »
Face aux critiques, de nombreux adolescents revendiquent une auto‑régulation. Rayan pose son téléphone avant 22 heures, Ilyas à 23 heures, sans contrôle parental strict. Lili, 14 ans, distingue divertissement et information : « Il y a beaucoup de fake news, donc je ne prends pas TikTok comme source d’actualité. » Sonia juge qu’un seuil à 15 ans serait excessif : « On peut swiper, bloquer, dire que ça ne nous intéresse pas. »
Au‑delà des dérives, une dimension utilitaire apparaît. Des groupes d’amies suivent des explications de maths ou de français, transformant l’algorithme en assistant scolaire opportuniste. Entre risques d’addiction, exposition à des contenus inadaptés et appropriation pédagogique, le débat sur de possibles restrictions légalement encadrées illustre la difficulté à fixer une norme uniforme pour des usages hétérogènes. La commission remettra ses recommandations avant l’automne, nourrissant une controverse nationale sur l’encadrement numérique.
Face aux critiques, de nombreux adolescents revendiquent une auto‑régulation. Rayan pose son téléphone avant 22 heures, Ilyas à 23 heures, sans contrôle parental strict. Lili, 14 ans, distingue divertissement et information : « Il y a beaucoup de fake news, donc je ne prends pas TikTok comme source d’actualité. » Sonia juge qu’un seuil à 15 ans serait excessif : « On peut swiper, bloquer, dire que ça ne nous intéresse pas. »
Au‑delà des dérives, une dimension utilitaire apparaît. Des groupes d’amies suivent des explications de maths ou de français, transformant l’algorithme en assistant scolaire opportuniste. Entre risques d’addiction, exposition à des contenus inadaptés et appropriation pédagogique, le débat sur de possibles restrictions légalement encadrées illustre la difficulté à fixer une norme uniforme pour des usages hétérogènes. La commission remettra ses recommandations avant l’automne, nourrissant une controverse nationale sur l’encadrement numérique.
À quand une telle mesure pour protéger nos ados au Maroc ?
La question résonne alors que l’usage des plateformes courtes y progresse rapidement, sans dispositif spécifique de « couvre‑feu numérique ». Si le cadre général de protection des données (loi 09‑08) et certaines initiatives d’éducation numérique existent, aucune régulation horaire ni seuil d’âge strict n’est appliqué de manière opérationnelle aux réseaux sociaux. Des experts locaux plaident pour un mix de co‑régulation : transparence algorithmique, signalétique d’âge, contrôle parental activable par défaut, modules pédagogiques intégrés aux applis, et campagnes publiques ciblant sommeil, santé mentale et esprit critique. Un débat national structuré pourrait éviter une polarisation punitive tout en outillant parents, écoles et plateformes.