Investissement au Maroc : l’intégration locale reste le maillon à renforcer


Rédigé par La Redaction le Vendredi 11 Septembre 2026



Le cycle d’investissement s’intensifie au Maroc, mais son effet immédiat sur la production nationale reste limité par le poids des équipements importés, selon une analyse de LesEco. Le taux d’investissement atteint 30 % du PIB, tandis que les dépenses d’investissement de l’État ont dépassé 72 milliards de dirhams à fin juillet.

 

Le crédit bancaire à l’équipement s’est établi à 344,24 milliards de dirhams à fin juin, en progression de 27,1 % sur un an. Dans le même temps, les importations de biens d’équipement ont augmenté de 20,8 % sur les sept premiers mois, à 133,20 milliards de dirhams, selon l’Office des changes cité par la source.

 

L’enjeu ne consiste donc pas seulement à investir davantage, mais à renforcer les fournisseurs locaux, les compétences et le transfert technologique. La formation brute de capital a progressé de 9,4 % au deuxième trimestre, alors que la valeur ajoutée manufacturière n’a augmenté que de 0,3 %. Ce décalage ponctuel ne suffit toutefois pas à mesurer le rendement de projets dont les effets peuvent prendre plusieurs années.

 

Pour les entreprises marocaines, la commande publique et privée représente une occasion de gagner des marchés dans la sous-traitance, la maintenance et les services industriels. L’efficacité du capital engagé dépendra de la capacité du tissu productif à capter cette demande et à réduire progressivement les achats extérieurs. Le suivi de la valeur ajoutée locale, plutôt que du seul volume investi, donnera une mesure plus utile de cette transformation.





Vendredi 11 Septembre 2026
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