Italie : Andrea Pirlo renonce au poste de sélectionneur


Rédigé par le Mardi 28 Juillet 2026

Pressenti pour prendre les rênes de la Squadra Azzurra, Andrea Pirlo ne sera finalement pas le prochain sélectionneur de l’Italie. L’ancien international italien a annoncé le retrait de sa candidature, dans un contexte marqué par une vive controverse autour de son partenariat avec une société russe de paris sportifs.



Andrea Pirlo ne succédera pas au sélectionneur sortant de l'équipe d'Italie. Alors que plusieurs médias italiens annonçaient un accord imminent avec la Fédération italienne de football (FIGC), l'ancien milieu de terrain a confirmé, lundi, via ses réseaux sociaux, qu'il ne faisait désormais plus partie des candidats au poste.


D'après la presse italienne, ce revirement est intervenu à la suite de la polémique suscitée par les liens de Pirlo avec Fonbet, une société russe de paris sportifs dont il est l'ambassadeur depuis octobre dernier. Cette collaboration s'inscrit dans le cadre de ses fonctions d'entraîneur du United FC, aux Émirats arabes unis, où il officie depuis l'été 2025. L'entreprise est notamment associée à l'homme d'affaires russe Sergueï Lomakine, également président du club émirati.


Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le champion du monde 2006 a indiqué avoir appris dimanche soir que sa candidature avait été écartée. Il en a profité pour remercier Paolo Maldini, directeur technique de la Fédération italienne, ainsi que Leonardo, pour le soutien qu'ils lui avaient apporté tout au long du processus.


Andrea Pirlo a également tenu à défendre sa position, affirmant que son partenariat avec Fonbet relevait uniquement de son activité professionnelle aux Émirats arabes unis et ne traduisait aucune prise de position politique. Il a regretté que cette collaboration commerciale ait été interprétée à travers le prisme du contexte géopolitique actuel, estimant qu'une décision sportive avait été instrumentalisée.


La controverse a rapidement pris une dimension politique en Italie. Plusieurs responsables publics se sont opposés à sa nomination en raison de ses liens avec une entreprise russe, poussant finalement la Fédération à renoncer à son arrivée.


Cette nouvelle péripétie accentue les difficultés de la Fédération italienne dans sa quête d'un nouveau sélectionneur. Après les refus de Pep Guardiola et de Carlo Ancelotti, la FIGC se retrouve une nouvelle fois contrainte de relancer ses recherches pour tenter de redonner un nouvel élan à une Squadra Azzurra en pleine reconstruction, absente de la Coupe du monde pour la troisième édition consécutive.

L'affaire pourrait également avoir des conséquences au sein de l'instance dirigeante. Selon plusieurs médias italiens, Paolo Maldini, qui avait activement soutenu la candidature d'Andrea Pirlo, envisagerait de quitter ses fonctions, un départ qui compliquerait davantage la restructuration du football italien.





Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec… En savoir plus sur cet auteur
Mardi 28 Juillet 2026
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