Le cinéaste français Jean-Paul Rappeneau est décédé mardi à Paris à l’âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l’AFP l’un de ses fils. Réalisateur de huit longs-métrages, il laisse une œuvre rare mais marquante, dominée par le succès international de « Cyrano de Bergerac », sorti en 1990.
Figure respectée du cinéma hexagonal, Jean-Paul Rappeneau avait tourné avec plusieurs des plus grands noms du cinéma français. Il a notamment dirigé Yves Montand dans « Le Sauvage », Catherine Deneuve dans « La vie de château », Gérard Depardieu dans « Cyrano de Bergerac », ou encore Isabelle Adjani dans « Tout feu tout flamme »**.
Autodidacte, formé notamment auprès de Louis Malle, il commence sa carrière comme scénariste. Il participe notamment à l’écriture de « Zazie dans le métro », avant de passer à la réalisation en 1966 avec « La vie de château ». Dans ce premier long-métrage, Catherine Deneuve incarne une jeune épouse gagnée par l’ennui, aux côtés de Philippe Noiret.
Les succès publics suivent rapidement. En 1971, Jean-Paul Rappeneau réalise « Les Mariés de l’an II », avec Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert. Quatre ans plus tard, il signe « Le Sauvage », comédie d’aventures portée par Yves Montand et Catherine Deneuve. En 1981, « Tout feu tout flamme », avec Yves Montand et Isabelle Adjani, confirme son goût pour les récits rythmés et les personnages hauts en couleur.
Mais c’est avec « Cyrano de Bergerac » que Jean-Paul Rappeneau connaît son plus grand triomphe. Adapté de la pièce d’Edmond Rostand, le film est porté par la performance de Gérard Depardieu dans le rôle-titre. En 1991, l’œuvre remporte dix César, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Jean-Paul Rappeneau.
Le cinéaste avait relevé ce défi avec l’aide de l’écrivain Emmanuel Carrère, après une éclipse de près de dix ans. Il expliquait alors qu’il ne voulait pas se contenter d’une simple transposition de la pièce au cinéma. « Le vrai pari du film, c’est que les personnages y parlent en vers », disait-il, résumant l’ambition artistique de cette adaptation devenue emblématique.
Scénariste de ses propres films, Jean-Paul Rappeneau était réputé pour son exigence et son perfectionnisme. Sa filmographie resserrée témoignait d’un rapport singulier au temps et à la création. En 2015, il confiait à Paris Match : « Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c’est plutôt un film tous les cinq ou six ans ».
En 2025, il avait publié ses mémoires, « Vive allure », dans lesquelles il revenait sur son parcours et sur sa manière d’envisager le cinéma. Une phrase y résumait son attachement au mouvement et à l’aventure créative : « Quand un film se termine, je suis comme un naufragé sur la plage, j’attends le prochain voyage ».
Avec la disparition de Jean-Paul Rappeneau, le cinéma français perd l’un de ses grands artisans, un réalisateur discret et perfectionniste, capable d’allier exigence littéraire, souffle romanesque et succès populaire.
Figure respectée du cinéma hexagonal, Jean-Paul Rappeneau avait tourné avec plusieurs des plus grands noms du cinéma français. Il a notamment dirigé Yves Montand dans « Le Sauvage », Catherine Deneuve dans « La vie de château », Gérard Depardieu dans « Cyrano de Bergerac », ou encore Isabelle Adjani dans « Tout feu tout flamme »**.
Autodidacte, formé notamment auprès de Louis Malle, il commence sa carrière comme scénariste. Il participe notamment à l’écriture de « Zazie dans le métro », avant de passer à la réalisation en 1966 avec « La vie de château ». Dans ce premier long-métrage, Catherine Deneuve incarne une jeune épouse gagnée par l’ennui, aux côtés de Philippe Noiret.
Les succès publics suivent rapidement. En 1971, Jean-Paul Rappeneau réalise « Les Mariés de l’an II », avec Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert. Quatre ans plus tard, il signe « Le Sauvage », comédie d’aventures portée par Yves Montand et Catherine Deneuve. En 1981, « Tout feu tout flamme », avec Yves Montand et Isabelle Adjani, confirme son goût pour les récits rythmés et les personnages hauts en couleur.
Mais c’est avec « Cyrano de Bergerac » que Jean-Paul Rappeneau connaît son plus grand triomphe. Adapté de la pièce d’Edmond Rostand, le film est porté par la performance de Gérard Depardieu dans le rôle-titre. En 1991, l’œuvre remporte dix César, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Jean-Paul Rappeneau.
Le cinéaste avait relevé ce défi avec l’aide de l’écrivain Emmanuel Carrère, après une éclipse de près de dix ans. Il expliquait alors qu’il ne voulait pas se contenter d’une simple transposition de la pièce au cinéma. « Le vrai pari du film, c’est que les personnages y parlent en vers », disait-il, résumant l’ambition artistique de cette adaptation devenue emblématique.
Scénariste de ses propres films, Jean-Paul Rappeneau était réputé pour son exigence et son perfectionnisme. Sa filmographie resserrée témoignait d’un rapport singulier au temps et à la création. En 2015, il confiait à Paris Match : « Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c’est plutôt un film tous les cinq ou six ans ».
En 2025, il avait publié ses mémoires, « Vive allure », dans lesquelles il revenait sur son parcours et sur sa manière d’envisager le cinéma. Une phrase y résumait son attachement au mouvement et à l’aventure créative : « Quand un film se termine, je suis comme un naufragé sur la plage, j’attends le prochain voyage ».
Avec la disparition de Jean-Paul Rappeneau, le cinéma français perd l’un de ses grands artisans, un réalisateur discret et perfectionniste, capable d’allier exigence littéraire, souffle romanesque et succès populaire.