L’Istiqlal plaide pour une politique familiale proche des réalités de chaque territoire


Rédigé par le Samedi 4 Juillet 2026

L’un des aspects les plus structurants du discours de Nizar Baraka réside dans son insistance sur la dimension territoriale des politiques familiales. Pour le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, il ne suffit pas de proclamer l’importance de la famille au niveau national. Encore faut-il construire des réponses adaptées aux réalités concrètes vécues par les ménages dans chaque région, chaque province et chaque commune du Royaume.



Nizar Baraka inscrit le projet social de l’Istiqlal dans la proximité et l’efficacité.

Cette approche repose sur une évidence souvent négligée : toutes les familles marocaines ne vivent pas les mêmes défis. Une famille installée dans une grande ville ne rencontre pas les mêmes difficultés qu’une famille vivant en zone montagneuse. Une famille des oasis n’a pas les mêmes besoins qu’une famille des provinces du Sud. Les contraintes de mobilité, d’accès aux services publics, de logement, d’emploi, de garde des enfants, de prise en charge des personnes âgées ou de soutien aux personnes en situation de handicap varient fortement selon les territoires.

C’est pourquoi Nizar Baraka a proposé la mise en place de pactes territoriaux pour la famille, inscrits dans le cadre plus large du pacte national pour la famille marocaine. Cette proposition donne une dimension opérationnelle au projet défendu par l’Istiqlal. Elle permet de passer d’une politique uniforme à une politique différenciée, plus juste parce que plus attentive aux besoins réels des citoyens. Comme l’a souligné le secrétaire général, la justice ne consiste pas à offrir partout les mêmes solutions, mais à apporter à chaque famille ce qui correspond à sa situation.

Ces pactes territoriaux pourraient définir les priorités propres à chaque région : lutte contre la pauvreté, soutien aux jeunes couples, développement des crèches, accompagnement des personnes âgées, protection de l’enfance, médiation familiale, intégration des personnes en situation de handicap ou encore soutien aux familles confrontées à la précarité. Cette méthode traduit une culture de l’action publique fondée sur la proximité, l’évaluation et la participation des acteurs locaux.

Le discours de Nizar Baraka donne également une place importante aux collectivités territoriales, à la société civile, aux universités et aux entreprises. Loin d’une vision centralisée de la politique sociale, l’Istiqlal défend une mobilisation collective autour de la famille. L’État doit fixer le cadre, garantir l’équité et soutenir les dispositifs. Mais les territoires doivent pouvoir construire des réponses enracinées dans leur réalité culturelle, sociale et économique.

Cette orientation s’inscrit dans une conception exigeante de la régionalisation avancée. Pour l’Istiqlal, la proximité ne doit pas être un slogan administratif, mais une méthode de gouvernement. Elle suppose d’écouter les familles, de comprendre les contraintes locales et d’associer les forces vives de chaque territoire à la construction des solutions. Dans cette perspective, la politique familiale devient un instrument de cohésion territoriale autant qu’un outil de justice sociale.

Le projet présenté par Nizar Baraka prend alors une dimension plus large. Il ne s’agit pas uniquement d’aider les familles en difficulté, mais de construire une société où chaque territoire offre des chances réelles de stabilité, d’éducation, de travail et de dignité. Une société où le lieu de naissance ne détermine pas l’avenir d’un enfant. Une société où chaque jeune peut espérer trouver sa place. 

À travers cette vision territoriale, le Parti de l’Istiqlal confirme sa capacité à articuler les grands principes nationaux avec les réalités du terrain. C’est précisément cette combinaison entre enracinement, proximité et ambition qui donne au discours de Nizar Baraka sa force politique. Le pacte national pour la famille marocaine apparaît ainsi comme un projet concret, capable de parler à toutes les familles du Royaume, dans leur diversité et dans leur aspiration commune à une vie plus digne.




Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la… En savoir plus sur cet auteur
Samedi 4 Juillet 2026
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