15 000 jeunes consultés représentant l'ensemble du territoire national
Si l’on dépasse le chiffre lui-même, l’expérience est intéressante. Car consulter des jeunes est devenu relativement courant. Les forums, rencontres régionales, questionnaires et plateformes participatives se sont multipliés. La vraie difficulté commence après : que reste-t-il de cette parole citoyenne lorsque les responsables politiques referment la porte et commencent les arbitrages ? C’est précisément ce qu’il serait intéressant de mesurer dans l’expérience istiqlalienne.
Le sujet n’est donc pas de savoir si 15 000 jeunes ont effectivement participé à des rencontres. Il serait beaucoup plus instructif de retrouver les propositions formulées au départ et de suivre leur parcours jusqu’au document électoral final. Qu’ont-ils demandé ? Qu’a retenu le parti ? Qu’a-t-il écarté ? Qu’a-t-il reformulé ?
Le programme présenté accorde en tout cas une place identifiable à la jeunesse, avec notamment le dispositif « Afaq », destiné à éviter qu’un jeune reste durablement sans études, formation, emploi ou accompagnement, ainsi qu’un objectif de formation de 100 000 talents dans les métiers numériques.
Mais l’intérêt politique dépasse chacune de ces mesures. Si une douzaine de propositions issues directement de consultations ont réellement franchi toutes les étapes jusqu’au programme final, nous ne serions plus seulement dans une opération d’écoute. Nous commencerions à parler de coproduction politique. Et ce changement serait loin d’être anodin.
La défiance d’une partie de la jeunesse envers les institutions politiques ne vient pas nécessairement d’un désintérêt pour la chose publique. Elle peut aussi naître du sentiment que participer ne change finalement rien. Une consultation dont les participants peuvent retrouver leurs idées dans un programme apporte une réponse beaucoup plus concrète : vous avez parlé, voici ce qui a été retenu.
Encore faudrait-il aller au bout de cette logique. Ce serait probablement la meilleure façon de transformer une opération participative en exercice de transparence démocratique.
Le sujet n’est donc pas de savoir si 15 000 jeunes ont effectivement participé à des rencontres. Il serait beaucoup plus instructif de retrouver les propositions formulées au départ et de suivre leur parcours jusqu’au document électoral final. Qu’ont-ils demandé ? Qu’a retenu le parti ? Qu’a-t-il écarté ? Qu’a-t-il reformulé ?
Le programme présenté accorde en tout cas une place identifiable à la jeunesse, avec notamment le dispositif « Afaq », destiné à éviter qu’un jeune reste durablement sans études, formation, emploi ou accompagnement, ainsi qu’un objectif de formation de 100 000 talents dans les métiers numériques.
Mais l’intérêt politique dépasse chacune de ces mesures. Si une douzaine de propositions issues directement de consultations ont réellement franchi toutes les étapes jusqu’au programme final, nous ne serions plus seulement dans une opération d’écoute. Nous commencerions à parler de coproduction politique. Et ce changement serait loin d’être anodin.
La défiance d’une partie de la jeunesse envers les institutions politiques ne vient pas nécessairement d’un désintérêt pour la chose publique. Elle peut aussi naître du sentiment que participer ne change finalement rien. Une consultation dont les participants peuvent retrouver leurs idées dans un programme apporte une réponse beaucoup plus concrète : vous avez parlé, voici ce qui a été retenu.
Encore faudrait-il aller au bout de cette logique. Ce serait probablement la meilleure façon de transformer une opération participative en exercice de transparence démocratique.