Mais que retenir du pays dont le joueur Amoura a tenté en vain de mettre à terre cette statue vivante qui symbolise un libérateur africain assassiné et dissout dans l’acide par l’ancienne puissance colonisatrice ?
Le pays des martyrs à l’égo surdimensionné, celui qui tire ses titres de noblesse du pétrole, du gaz, de la détestation de tous ses voisins, spoliés de leurs territoires au profit de l’Algérie française, et dont les habitants déforment jusqu’au nom de leur propre pays, qu’ils prononcent (One-Two-Three, viva) l’Algérie.
De ce pays voisin on ne retiendra ni l’ignorance de l’histoire de Patrice Lumumba, ni les débordements au Maroc ou en France, à l’issue de chaque match, ni l’échauffourée autour d’un arbitre, ni les accusations insensées …
De ce pays voisin on ne retiendra ni l’ignorance de l’histoire de Patrice Lumumba, ni les débordements au Maroc ou en France, à l’issue de chaque match, ni l’échauffourée autour d’un arbitre, ni les accusations insensées …
On retiendra un trouble psychiatrique :
L’urophilie, plus exactement l’omorashi (mouiller ses vêtements) vulgairement appelée douche dorée.
Car le véritable héros algérien de cette CAN, celui qui fera parler de lui dans tous les fils d’actu et stories X, c’est ce Gen-Z moustachu de 20 ans, cette bouille d’ange, auréolée de frisottis blonds aux pointes, au sourire triangulaire étiré jusqu’aux oreilles, annonçant fièrement sur les réseaux sociaux vouloir “faire pipi sur les gradins”. Et hop, il se filme en train de le faire, immortalisant sa gloire intemporelle.
Car le véritable héros algérien de cette CAN, celui qui fera parler de lui dans tous les fils d’actu et stories X, c’est ce Gen-Z moustachu de 20 ans, cette bouille d’ange, auréolée de frisottis blonds aux pointes, au sourire triangulaire étiré jusqu’aux oreilles, annonçant fièrement sur les réseaux sociaux vouloir “faire pipi sur les gradins”. Et hop, il se filme en train de le faire, immortalisant sa gloire intemporelle.
Un instant d’une pure absurdité.
Un Manneken Pis algérien est né. Pas de bronze, pas de gloire sportive, juste le buzz le plus inutilement viral de l’histoire de la CAN. Et comme toujours, le ridicule triomphe, tandis que le football, et les beaux stades continuent de briller en coulisses.
Par Aziza Benkirane