C’est précisément cette évolution doctrinale qu’a mise en lumière Mohamed El Habib Belkouch, Délégué interministériel aux droits de l’Homme du Royaume du Maroc, lors d’un événement parallèle organisé à Genève en marge de la 62ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme.
Son intervention dépasse le cadre d’une réflexion juridique classique : elle s’inscrit dans une redéfinition profonde de la lutte contre la corruption comme levier de protection des droits humains.
Le changement de paradigme est majeur. Désormais, chaque acte de corruption est analysé à travers ses conséquences concrètes sur la vie des citoyens.
Lorsqu’un système de santé est privé de ressources, lorsque l’accès à la justice devient inégal, lorsque l’école publique souffre d’investissements détournés ou que les services administratifs cessent de répondre aux principes d’équité, ce ne sont pas uniquement des dysfonctionnements institutionnels qui apparaissent : ce sont des droits fondamentaux qui sont compromis.
Cette approche replace l’être humain au centre des politiques publiques. Derrière chaque détournement de fonds se cache une école qui ne sera pas construite, un hôpital qui ne sera pas équipé, une politique sociale qui restera inachevée ou une opportunité de développement définitivement perdue.
Les premières victimes demeurent toujours les populations les plus vulnérables : les femmes, les enfants, les personnes en situation de précarité et les territoires les moins favorisés.
Le changement de paradigme est majeur. Désormais, chaque acte de corruption est analysé à travers ses conséquences concrètes sur la vie des citoyens.
Lorsqu’un système de santé est privé de ressources, lorsque l’accès à la justice devient inégal, lorsque l’école publique souffre d’investissements détournés ou que les services administratifs cessent de répondre aux principes d’équité, ce ne sont pas uniquement des dysfonctionnements institutionnels qui apparaissent : ce sont des droits fondamentaux qui sont compromis.
Cette approche replace l’être humain au centre des politiques publiques. Derrière chaque détournement de fonds se cache une école qui ne sera pas construite, un hôpital qui ne sera pas équipé, une politique sociale qui restera inachevée ou une opportunité de développement définitivement perdue.
Les premières victimes demeurent toujours les populations les plus vulnérables : les femmes, les enfants, les personnes en situation de précarité et les territoires les moins favorisés.
Dans cette perspective, la prévention devient la véritable clé de voûte des politiques d’intégrité.
Agir avant que les infractions ne surviennent, renforcer la transparence, garantir l’accès à l’information, développer la participation citoyenne, protéger la liberté d’expression et consolider les mécanismes de reddition des comptes constituent désormais les instruments les plus efficaces pour réduire durablement les risques de corruption.
Cette évolution trouve un fondement solide dans les instruments internationaux les plus récents.
De la Convention des Nations Unies contre la corruption à la Déclaration de Marrakech sur la prévention de la corruption, en passant par la résolution 59/6 du Conseil des droits de l’Homme adoptée en 2025, la communauté internationale affirme progressivement une même idée : la protection des droits humains et la prévention de la corruption sont indissociables et se renforcent mutuellement.
Au-delà des textes, un autre défi se dessine : celui de la cohérence institutionnelle.
Les organismes chargés des droits de l’Homme, les autorités de lutte contre la corruption, les mécanismes nationaux de mise en œuvre des engagements internationaux ainsi que la société civile ne peuvent plus agir de manière cloisonnée.
Leur efficacité dépend désormais de leur capacité à construire des stratégies communes, à partager leurs expertises et à coordonner leurs interventions autour d’objectifs convergents.
Cette logique de convergence doit également s’étendre au niveau multilatéral.
Les travaux conduits à Genève sur les droits de l’Homme, ceux menés à Vienne dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la corruption et les engagements portés à New York pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030 poursuivent, au fond, une ambition identique : bâtir des sociétés plus justes, plus transparentes et plus résilientes.
Cette évolution trouve un fondement solide dans les instruments internationaux les plus récents.
De la Convention des Nations Unies contre la corruption à la Déclaration de Marrakech sur la prévention de la corruption, en passant par la résolution 59/6 du Conseil des droits de l’Homme adoptée en 2025, la communauté internationale affirme progressivement une même idée : la protection des droits humains et la prévention de la corruption sont indissociables et se renforcent mutuellement.
Au-delà des textes, un autre défi se dessine : celui de la cohérence institutionnelle.
Les organismes chargés des droits de l’Homme, les autorités de lutte contre la corruption, les mécanismes nationaux de mise en œuvre des engagements internationaux ainsi que la société civile ne peuvent plus agir de manière cloisonnée.
Leur efficacité dépend désormais de leur capacité à construire des stratégies communes, à partager leurs expertises et à coordonner leurs interventions autour d’objectifs convergents.
Cette logique de convergence doit également s’étendre au niveau multilatéral.
Les travaux conduits à Genève sur les droits de l’Homme, ceux menés à Vienne dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la corruption et les engagements portés à New York pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030 poursuivent, au fond, une ambition identique : bâtir des sociétés plus justes, plus transparentes et plus résilientes.
Le Maroc entend manifestement inscrire son action dans cette dynamique internationale.
En défendant une approche qui articule gouvernance, développement durable et protection des droits fondamentaux, il participe à l’émergence d’une vision renouvelée où l’intégrité publique n’est plus une simple exigence administrative, mais une condition essentielle de la dignité humaine.
Car la véritable victoire contre la corruption ne se mesure pas uniquement au nombre de poursuites engagées ou de sanctions prononcées.
Elle se mesure surtout à la confiance retrouvée entre les citoyens et leurs institutions, à la qualité des services publics et à la capacité de chaque État à garantir effectivement les droits de tous.
C’est sans doute là que se joue aujourd’hui l’un des grands enjeux de la gouvernance mondiale.
Car la véritable victoire contre la corruption ne se mesure pas uniquement au nombre de poursuites engagées ou de sanctions prononcées.
Elle se mesure surtout à la confiance retrouvée entre les citoyens et leurs institutions, à la qualité des services publics et à la capacité de chaque État à garantir effectivement les droits de tous.
C’est sans doute là que se joue aujourd’hui l’un des grands enjeux de la gouvernance mondiale.