Wald Maâlam n’est pas seulement ingénieur avec une expérience dans le numérique depuis près d’un demi-siècle.
Il est aussi docteur en économie de la Sorbonne. Cette double lecture, technologique et économique, permet d’observer l’intelligence artificielle avec davantage de recul que les discours sensationnalistes qui dominent aujourd’hui les réseaux sociaux et certains médias.
Car l’histoire des technologies montre que les grandes transformations numériques modifient profondément le travail, les organisations et les compétences, sans pour autant supprimer l’humain ni rendre inutile l’intelligence, le savoir et l’apprentissage.
Yann LeCun a récemment déclaré que les discours annonçant une apocalypse de l’emploi liée à l’IA étaient « extrêmement destructeurs ». Il explique que certains acteurs technologiques entretiennent volontairement cette peur et recommande même de faire davantage confiance aux économistes qu’aux dirigeants de certaines grandes entreprises technologiques lorsqu’il s’agit d’évaluer l’impact réel de l’IA sur l’emploi.
Cette position rejoint exactement ce que je répète depuis longtemps : le problème aujourd’hui n’est pas seulement technologique. Il est aussi médiatique, psychologique et commercial.
Car l’histoire des technologies montre que les grandes transformations numériques modifient profondément le travail, les organisations et les compétences, sans pour autant supprimer l’humain ni rendre inutile l’intelligence, le savoir et l’apprentissage.
Yann LeCun a récemment déclaré que les discours annonçant une apocalypse de l’emploi liée à l’IA étaient « extrêmement destructeurs ». Il explique que certains acteurs technologiques entretiennent volontairement cette peur et recommande même de faire davantage confiance aux économistes qu’aux dirigeants de certaines grandes entreprises technologiques lorsqu’il s’agit d’évaluer l’impact réel de l’IA sur l’emploi.
Cette position rejoint exactement ce que je répète depuis longtemps : le problème aujourd’hui n’est pas seulement technologique. Il est aussi médiatique, psychologique et commercial.
Depuis novembre 2022, une partie du monde technologique transforme l’IA en spectacle permanent :
Annonces catastrophistes, disparition supposée de millions d’emplois, promesses d’intelligence quasi humaine, discours sur la fin du travail et confusion volontaire entre automatisation et intelligence humaine.
Pourquoi ? Parce que la peur attire les investisseurs, les médias, les marchés financiers, les utilisateurs et parfois même les États. L’IA est devenue un marché mondial gigantesque.
Et comme tout marché, elle produit aussi son marketing. Je le dis depuis longtemps : l’intelligence artificielle n’est pas une intelligence humaine. Elle ne pense pas. Elle ne comprend pas le monde comme un être humain.
Elle calcule, prédit et génère des résultats probabilistes à partir de gigantesques volumes de données et de paramètres mathématiques. Nous sommes souvent davantage face à des systèmes statistiques extrêmement puissants que face à une véritable intelligence.
Aux jeunes Marocaines et Marocains, mais aussi aux moins jeunes, je voudrais dire ceci : ne construisez pas votre avenir à partir des peurs diffusées quotidiennement sur les réseaux sociaux. L’IA n’est pas votre ennemie. C’est un outil. Un outil puissant, certes. Mais un outil malgré tout.
Pourquoi ? Parce que la peur attire les investisseurs, les médias, les marchés financiers, les utilisateurs et parfois même les États. L’IA est devenue un marché mondial gigantesque.
Et comme tout marché, elle produit aussi son marketing. Je le dis depuis longtemps : l’intelligence artificielle n’est pas une intelligence humaine. Elle ne pense pas. Elle ne comprend pas le monde comme un être humain.
Elle calcule, prédit et génère des résultats probabilistes à partir de gigantesques volumes de données et de paramètres mathématiques. Nous sommes souvent davantage face à des systèmes statistiques extrêmement puissants que face à une véritable intelligence.
Aux jeunes Marocaines et Marocains, mais aussi aux moins jeunes, je voudrais dire ceci : ne construisez pas votre avenir à partir des peurs diffusées quotidiennement sur les réseaux sociaux. L’IA n’est pas votre ennemie. C’est un outil. Un outil puissant, certes. Mais un outil malgré tout.
Une calculatrice n’a jamais supprimé les mathématiques.
Internet n’a pas supprimé l’intelligence humaine. Et les moteurs de recherche n’ont pas détruit la connaissance. Ils ont transformé les façons d’apprendre, de produire et de travailler.
L’IA transformera elle aussi les métiers, parfois profondément. Mais transformation ne signifie pas disparition totale de l’humain.
Et le livre conversationnel « intelligent » que j’ai lancé cette semaine autour de mon ouvrage « De l’aiguille au digital » ne supprimera pas le livre traditionnel. Il propose simplement une autre manière d’accéder au savoir et à la connaissance.
Demain, un lecteur pourra lire un livre de manière classique, dialoguer avec son contenu, poser des questions, approfondir certains passages, explorer des concepts et apprendre différemment. Le numérique n’a pas supprimé le livre papier. Le livre conversationnel ne supprimera pas non plus le livre traditionnel. Il ajoutera une nouvelle forme d’interaction avec le savoir.
Ceux qui souffriront demain ne seront pas forcément ceux qui utilisent l’IA. Ce seront surtout ceux qui refusent de la comprendre, de l’apprendre et de l’intégrer intelligemment dans leur travail. La vraie fracture ne sera pas entre humains et machines. Elle sera entre ceux qui maîtrisent ces outils et ceux qui restent paralysés par la peur.
Au Maroc et en Afrique, nous devons éviter cette panique artificielle. Nos véritables défis sont ailleurs : l’éducation, la formation, l’accès au numérique, la qualité des organisations, la productivité, l’innovation locale et la souveraineté numérique et cognitive. Faire croire à des millions de jeunes Africains que « tout est déjà perdu » avant même d’avoir commencé serait une erreur historique.
Je continue donc à défendre la même position dans mes Cafés IA, mes conférences et mes écrits : n’ayez pas peur.
Apprenez. Expérimentez. Questionnez. Comprenez. Ne cédez pas au marketing mondial de la peur.
Car le vrai danger n’est peut-être pas l’intelligence artificielle elle-même. Le vrai danger est une société qui finit par croire davantage aux slogans technologiques qu’à l’intelligence humaine, au savoir, au travail et à la capacité des femmes et des hommes à s’adapter, créer et innover.
Par Dr Az-Eddine Bennani.
L’IA transformera elle aussi les métiers, parfois profondément. Mais transformation ne signifie pas disparition totale de l’humain.
Et le livre conversationnel « intelligent » que j’ai lancé cette semaine autour de mon ouvrage « De l’aiguille au digital » ne supprimera pas le livre traditionnel. Il propose simplement une autre manière d’accéder au savoir et à la connaissance.
Demain, un lecteur pourra lire un livre de manière classique, dialoguer avec son contenu, poser des questions, approfondir certains passages, explorer des concepts et apprendre différemment. Le numérique n’a pas supprimé le livre papier. Le livre conversationnel ne supprimera pas non plus le livre traditionnel. Il ajoutera une nouvelle forme d’interaction avec le savoir.
Ceux qui souffriront demain ne seront pas forcément ceux qui utilisent l’IA. Ce seront surtout ceux qui refusent de la comprendre, de l’apprendre et de l’intégrer intelligemment dans leur travail. La vraie fracture ne sera pas entre humains et machines. Elle sera entre ceux qui maîtrisent ces outils et ceux qui restent paralysés par la peur.
Au Maroc et en Afrique, nous devons éviter cette panique artificielle. Nos véritables défis sont ailleurs : l’éducation, la formation, l’accès au numérique, la qualité des organisations, la productivité, l’innovation locale et la souveraineté numérique et cognitive. Faire croire à des millions de jeunes Africains que « tout est déjà perdu » avant même d’avoir commencé serait une erreur historique.
Je continue donc à défendre la même position dans mes Cafés IA, mes conférences et mes écrits : n’ayez pas peur.
Apprenez. Expérimentez. Questionnez. Comprenez. Ne cédez pas au marketing mondial de la peur.
Car le vrai danger n’est peut-être pas l’intelligence artificielle elle-même. Le vrai danger est une société qui finit par croire davantage aux slogans technologiques qu’à l’intelligence humaine, au savoir, au travail et à la capacité des femmes et des hommes à s’adapter, créer et innover.
Par Dr Az-Eddine Bennani.