La Chine brandit l'arme des Terres Rares


Rédigé par AB & IA le Vendredi 22 Décembre 2023

Depuis des mois, un spectre menaçant plane sur le monde : la Chine, géant économique et détenteur du monopole des terres rares, a décidé de frapper un grand coup. En effet, après avoir déjà resserré son étau sur l'exportation de métaux stratégiques tels que le gallium et le germanium, elle a annoncé jeudi une mesure draconienne : l'arrêt total de l'exportation de technologies clés liées à l'extraction des terres rares. Cette décision marque un tournant cataclysmique dans l'histoire du commerce mondial.



Alerte Rouge : Un coup fatal pour le commerce mondial et la technologie

Ces métaux, loin d'être anodins, sont les pierres angulaires de notre ère technologique. Ils sont essentiels à la fabrication de batteries électriques, de puces, de smartphones, d'écrans LCD, et même d'équipements militaires. Les terres rares, un groupe de 17 éléments, sont au cœur de produits technologiques de pointe. Leur extraction est devenue une question de survie technologique.

Dans un contexte de rivalité exacerbée avec les États-Unis, la Chine semble jouer une carte stratégique redoutable. En privant le monde de ces matériaux, elle vise à dominer les enjeux d'indépendance technologique. Cette manœuvre, débutée en juillet dernier, atteint aujourd'hui son apogée.

La Chine, deuxième économie mondiale, contrôle environ 75% de la production mondiale de ces terres rares, une mainmise qui lui confère un pouvoir incommensurable.

La nouvelle réglementation, qui interdit l'exportation des technologies d'extraction, de traitement et de fusion des terres rares, est un coup de massue pour les ambitions technologiques mondiales. Bien que les exportations de produits finis à base de terres rares ne soient pas affectées, cette mesure pourrait gravement entraver le développement de ce secteur hors de Chine.

Il est crucial de comprendre que ces 17 métaux, malgré leur abondance relative, sont des ressources stratégiques en raison de leurs propriétés électromagnétiques uniques.

En 2022, la Chine a extrait 58% de la production mondiale et raffiné 89% de ces métaux. L'Agence internationale de l'énergie (AIEA) prévoit que la demande mondiale pour ces technologies bas-carbone pourrait être multipliée par sept d'ici 2040, atteignant près de 2 millions de tonnes par an.

Face à cette situation, les pays occidentaux, notamment les États-Unis et l'Union européenne, sont en état d'alerte. L'approvisionnement en terres rares est désormais considéré comme une question de sécurité nationale. La transition énergétique mondiale, avec son besoin croissant en technologies vertes, ne fait qu'accentuer les craintes de pénuries futures.

Les implications sont vastes et inquiétantes. Outre leur utilisation dans les éoliennes et les voitures électriques, ces métaux rares sont présents dans les écrans de télévision, les drones, et les disques durs. La dépendance mondiale à ces éléments est totale, et la décision de la Chine représente une menace directe à l'innovation et à la sécurité technologique mondiale.

Cette manœuvre de la Chine est un signal d'alarme retentissant. Elle révèle une vulnérabilité critique dans la chaîne d'approvisionnement mondiale et soulève des questions urgentes sur la dépendance technologique.

Le monde se trouve à un carrefour dangereux, où la course pour sécuriser ces ressources précieuses pourrait définir l'avenir de notre ère technologique.

La communauté internationale doit évidement réagir avec rapidité et détermination pour contrer cette menace imminente et assurer un avenir technologique stable et sécurisé.

Mais comment ? : A travers L'OMC !  Mais « l'OMC est une coquille vide car les Etats-Unis et la Chine prennent des décisions en dehors de cette institution depuis plusieurs années.

Qu'en est-il du Maroc ?

Selon une exploration menée par l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), la zone du sud du Maroc serait pourvue de «matières précieuses». Des «terres rares» auraient été découvertes à Glibat Lafhouda, Twihinate, Drag Al Farnan et à Lamlaga.

Pour rappel : Le géant britannique Rainbow Rare Earths, une société minière qui a accumulé beaucoup des connaissances techniques et d’expériences dans le domaine de la transformation du phosphogypse, à conclu un accord tripartite avec le groupe marocain de phosphates et d’engrais OCP et l’Université polytechnique Mohammed VI en vue de l’extraction et la transformation des terres rares.

Les trois parties à cet accord prévoient de « poursuivre les recherches » pour améliorer les techniques d’obtention de ces métaux « à partir du phosphogypse ». 




Vendredi 22 Décembre 2023
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