Dans cette perspective, la composante hébraïque marocaine s’impose comme un élément authentique et profondément enraciné du tissu national.
Son apport historique, culturel et humain ne saurait être relégué au second plan ni considéré comme accessoire face aux autres composantes amazighe, arabe ou saharienne.
Elle fait partie intégrante de la mémoire marocaine et de cette coexistence plurielle qui a résisté aux aléas du temps.
Reconnaître cette réalité ne relève ni de la complaisance ni du discours circonstanciel, mais d’une lecture honnête de l’histoire et d’un respect rigoureux de la vérité identitaire du Maroc.
Cependant, un phénomène préoccupant mérite d’être dénoncé avec clarté et lucidité : l’instrumentalisation des appartenances, réelles ou supposées, à des fins purement matérielles.
Certains n’hésitent pas à revendiquer une identité qui n’est pas la leur, ou à surexploiter leur origine, non pour défendre une cause culturelle ou nourrir un dialogue constructif, mais pour introduire une logique mercantile dans des espaces qui devraient demeurer préservés de toute transaction morale.
L’appartenance devient marchandise, la mémoire un levier d’intérêt personnel, et les valeurs, une monnaie d’échange vulgaire.
Elle fait partie intégrante de la mémoire marocaine et de cette coexistence plurielle qui a résisté aux aléas du temps.
Reconnaître cette réalité ne relève ni de la complaisance ni du discours circonstanciel, mais d’une lecture honnête de l’histoire et d’un respect rigoureux de la vérité identitaire du Maroc.
Cependant, un phénomène préoccupant mérite d’être dénoncé avec clarté et lucidité : l’instrumentalisation des appartenances, réelles ou supposées, à des fins purement matérielles.
Certains n’hésitent pas à revendiquer une identité qui n’est pas la leur, ou à surexploiter leur origine, non pour défendre une cause culturelle ou nourrir un dialogue constructif, mais pour introduire une logique mercantile dans des espaces qui devraient demeurer préservés de toute transaction morale.
L’appartenance devient marchandise, la mémoire un levier d’intérêt personnel, et les valeurs, une monnaie d’échange vulgaire.
À l’opposé de ces dérives, le Maroc peut légitimement s’enorgueillir de ses réalisations politiques, sportives et diplomatiques, qui ont renforcé sa stature régionale et internationale et confirmé la solidité de son modèle fondé sur l’équilibre, la modération et la reconnaissance du pluralisme.
Cet élan collectif, porteur de fierté nationale, se heurte néanmoins à des pratiques indignes : celles de quelques individus qui se dissimulent sous la robe de l’imam ou sous le manteau du rabbin, exploitant la sacralité du religieux et la symbolique des institutions spirituelles non pour élever les consciences, mais pour servir des intérêts matériels mesquins, par des procédés qui déshonorent à la fois la foi et l’éthique humaine.
Il n’est nul besoin de s’attarder sur les détails de ces manœuvres sordides. Le tableau est suffisamment explicite, et le message suffisamment clair.
Ce dont le Maroc a besoin aujourd’hui, ce ne sont pas des marchands d’identités, mais des voix sincères, capables de respecter la diversité, de protéger les valeurs et de tracer une ligne nette entre la foi et l’avidité, entre l’appartenance authentique et l’imposture intéressée.
Car le Maroc, fort de son histoire et de sa pluralité, est bien trop vaste pour être réduit à des calculs étroits, et bien trop noble pour devenir le théâtre d’un commerce des masques.
Par Yasser Derkouli
Il n’est nul besoin de s’attarder sur les détails de ces manœuvres sordides. Le tableau est suffisamment explicite, et le message suffisamment clair.
Ce dont le Maroc a besoin aujourd’hui, ce ne sont pas des marchands d’identités, mais des voix sincères, capables de respecter la diversité, de protéger les valeurs et de tracer une ligne nette entre la foi et l’avidité, entre l’appartenance authentique et l’imposture intéressée.
Car le Maroc, fort de son histoire et de sa pluralité, est bien trop vaste pour être réduit à des calculs étroits, et bien trop noble pour devenir le théâtre d’un commerce des masques.
Par Yasser Derkouli