J’utilise les technologies de l’information et de la communication depuis la fin des années 1970.
J’ai d’abord connu les mainframes et les solutions informatiques qui leur étaient associées.
Puis j’ai accompagné les générations successives de technologies numériques : les premiers micro-ordinateurs, les systèmes d’exploitation CP/M, puis DOS et MS-DOS, leurs applications encore très limitées, les premiers réseaux, les environnements de développement, les systèmes d’information d’entreprise, les progiciels de gestion, les bases de données, le Minitel, Internet, le Web, le cloud, les smartphones et, aujourd’hui, les solutions numériques intégrant des fonctionnalités qualifiées d’« intelligentes ».
J’ai également participé aux premiers développements du Minitel, bien avant l’arrivée d’Internet.
J’ai fait partie des rares ingénieurs ayant programmé en Lisp et en Prolog, les langages historiques de l’intelligence artificielle symbolique, lorsque celle-ci demeurait essentiellement un domaine de recherche.
Mon parcours professionnel m’a conduit à accompagner chacune de ces évolutions, non parce qu’elles étaient à la mode, mais parce qu’elles amélioraient progressivement notre capacité à concevoir, analyser, décider, communiquer et partager les connaissances.
Puis j’ai accompagné les générations successives de technologies numériques : les premiers micro-ordinateurs, les systèmes d’exploitation CP/M, puis DOS et MS-DOS, leurs applications encore très limitées, les premiers réseaux, les environnements de développement, les systèmes d’information d’entreprise, les progiciels de gestion, les bases de données, le Minitel, Internet, le Web, le cloud, les smartphones et, aujourd’hui, les solutions numériques intégrant des fonctionnalités qualifiées d’« intelligentes ».
J’ai également participé aux premiers développements du Minitel, bien avant l’arrivée d’Internet.
J’ai fait partie des rares ingénieurs ayant programmé en Lisp et en Prolog, les langages historiques de l’intelligence artificielle symbolique, lorsque celle-ci demeurait essentiellement un domaine de recherche.
Mon parcours professionnel m’a conduit à accompagner chacune de ces évolutions, non parce qu’elles étaient à la mode, mais parce qu’elles amélioraient progressivement notre capacité à concevoir, analyser, décider, communiquer et partager les connaissances.
Les applications dites « intelligentes » s’inscrivent naturellement dans cette continuité.
Comme j’ai utilisé les traitements de texte, les tableurs, les logiciels statistiques, les ERP, les bases de données, les moteurs de recherche ou les plateformes collaboratives lorsqu’ils sont apparus, j’utilise aujourd’hui toutes les solutions relevant des technologies de l’information et de la communication, y compris celles qualifiées d’« intelligentes ».
Elles me permettent de mieux structurer mes analyses, d’améliorer leur présentation, d’accélérer certains traitements et surtout de partager plus efficacement près de cinquante années de recherche, d’enseignement, d’innovation et de pratique professionnelle.
Les idées, les analyses, les positions, les exemples, les expériences et la responsabilité intellectuelle demeurent les miens.
Ce qui m’interpelle est ailleurs. Pendant près d’un demi-siècle, personne ne m’a jamais demandé de déclarer les technologies que j’utilisais pour écrire un livre, préparer un cours, rédiger un texte, conduire une recherche, réaliser une expertise ou développer un projet.
Personne ne demandait si un texte avait été rédigé avec un traitement de texte, préparé à l’aide d’une base de données, documenté grâce à Internet ou analysé avec un logiciel statistique. Aujourd’hui, l’arrivée des applications intégrant de l’intelligence artificielle conduit, à juste titre, à davantage de transparence. J’y suis favorable. Mais cette transparence ne devrait pas s’arrêter à l’outil.
Elles me permettent de mieux structurer mes analyses, d’améliorer leur présentation, d’accélérer certains traitements et surtout de partager plus efficacement près de cinquante années de recherche, d’enseignement, d’innovation et de pratique professionnelle.
Les idées, les analyses, les positions, les exemples, les expériences et la responsabilité intellectuelle demeurent les miens.
Ce qui m’interpelle est ailleurs. Pendant près d’un demi-siècle, personne ne m’a jamais demandé de déclarer les technologies que j’utilisais pour écrire un livre, préparer un cours, rédiger un texte, conduire une recherche, réaliser une expertise ou développer un projet.
Personne ne demandait si un texte avait été rédigé avec un traitement de texte, préparé à l’aide d’une base de données, documenté grâce à Internet ou analysé avec un logiciel statistique. Aujourd’hui, l’arrivée des applications intégrant de l’intelligence artificielle conduit, à juste titre, à davantage de transparence. J’y suis favorable. Mais cette transparence ne devrait pas s’arrêter à l’outil.
Il convient désormais de distinguer la création humaine assistée par des outils numériques, la co-construction entre l’humain et des applications intégrant de l’intelligence artificielle et la génération principalement automatisée.
Ces trois situations ne devraient pas être traitées de manière identique sur les plans juridique, éthique et éditorial.
Un texte est indissociable de celui qui le signe. Son parcours, ses publications, ses travaux de recherche, ses responsabilités, ses réalisations, son expérience professionnelle, sa pratique artistique ou artisanale permettent au lecteur de situer une pensée. Ils ne garantissent pas qu’elle soit exacte, mais ils permettent d’en apprécier la crédibilité.
Je ne propose évidemment pas de réserver la parole aux seuls experts. Un citoyen, un artisan, un artiste, un entrepreneur ou un étudiant peuvent porter une réflexion originale née de leur propre expérience.
En revanche, aucune technologie ne devrait fabriquer artificement une expertise, un parcours, une réputation ou une crédibilité qui n’existent pas.
Je propose d’aller plus loin que la simple traçabilité technique en créant un Indice de Crédibilité Intellectuelle (ICI).
Il ne s’agirait pas de noter les personnes, mais de documenter la provenance de la pensée : les expériences mobilisées, les travaux antérieurs, les réalisations, le niveau d’intervention des outils numériques, le contrôle humain exercé, la responsabilité éditoriale assumée et la nature des sources utilisées.
Un texte est indissociable de celui qui le signe. Son parcours, ses publications, ses travaux de recherche, ses responsabilités, ses réalisations, son expérience professionnelle, sa pratique artistique ou artisanale permettent au lecteur de situer une pensée. Ils ne garantissent pas qu’elle soit exacte, mais ils permettent d’en apprécier la crédibilité.
Je ne propose évidemment pas de réserver la parole aux seuls experts. Un citoyen, un artisan, un artiste, un entrepreneur ou un étudiant peuvent porter une réflexion originale née de leur propre expérience.
En revanche, aucune technologie ne devrait fabriquer artificement une expertise, un parcours, une réputation ou une crédibilité qui n’existent pas.
Je propose d’aller plus loin que la simple traçabilité technique en créant un Indice de Crédibilité Intellectuelle (ICI).
Il ne s’agirait pas de noter les personnes, mais de documenter la provenance de la pensée : les expériences mobilisées, les travaux antérieurs, les réalisations, le niveau d’intervention des outils numériques, le contrôle humain exercé, la responsabilité éditoriale assumée et la nature des sources utilisées.
Après la traçabilité technique des contenus viendra probablement la traçabilité intellectuelle.
Demain, les lecteurs ne voudront plus seulement savoir quelles technologies ont été utilisées. Ils voudront connaître l’origine des idées, l’expérience sur laquelle elles reposent, la personne qui les assume et la responsabilité qu’elle accepte d’en porter.
L’intelligence artificielle ne remet pas en cause un principe fondamental : les outils évoluent, les technologies se succèdent, mais la connaissance s’acquiert avec le temps, l’expérience se construit par la pratique, le jugement naît de la réflexion et la responsabilité demeure profondément humaine.
Identifier l’outil est une exigence de transparence. Reconnaître l’auteur, son parcours, son expérience et la responsabilité qu’il assume est une exigence de confiance.
L’intelligence artificielle ne remet pas en cause un principe fondamental : les outils évoluent, les technologies se succèdent, mais la connaissance s’acquiert avec le temps, l’expérience se construit par la pratique, le jugement naît de la réflexion et la responsabilité demeure profondément humaine.
Identifier l’outil est une exigence de transparence. Reconnaître l’auteur, son parcours, son expérience et la responsabilité qu’il assume est une exigence de confiance.