Le baril à 100 dollars n’est plus une hypothèse.
Mercredi 9 septembre, les contrats à terme sur le Brent ont clôturé à 101,21 dollars, en hausse de 3,4 %, après avoir atteint 101,58 dollars en séance. Jeudi matin, le Brent évoluait encore autour de 100,50 dollars.
Le marché réagit à une nouvelle escalade autour du détroit d’Ormuz. L’Iran affirme avoir frappé dix navires après la destruction de cinq pétroliers iraniens par les forces américaines.
Dans le même temps, les attaques houthis contre des infrastructures et flux énergétiques saoudiens entretiennent les inquiétudes concernant les voies alternatives d’approvisionnement.
Or Ormuz n’est pas une route maritime comme les autres. Avant le conflit, environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz transitait par ce passage stratégique. Le trafic reste aujourd’hui fortement perturbé.
Mercredi 9 septembre, les contrats à terme sur le Brent ont clôturé à 101,21 dollars, en hausse de 3,4 %, après avoir atteint 101,58 dollars en séance. Jeudi matin, le Brent évoluait encore autour de 100,50 dollars.
Le marché réagit à une nouvelle escalade autour du détroit d’Ormuz. L’Iran affirme avoir frappé dix navires après la destruction de cinq pétroliers iraniens par les forces américaines.
Dans le même temps, les attaques houthis contre des infrastructures et flux énergétiques saoudiens entretiennent les inquiétudes concernant les voies alternatives d’approvisionnement.
Or Ormuz n’est pas une route maritime comme les autres. Avant le conflit, environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz transitait par ce passage stratégique. Le trafic reste aujourd’hui fortement perturbé.
100 dollars pendant dix jours ou six mois ?
Pour le Maroc, c’est probablement la mauvaise question de demander jusqu’où peut monter le baril. La meilleure est : combien de temps peut-il rester à ce niveau ?
Un choc temporaire de quelques jours peut être absorbé par les stocks, les mécanismes commerciaux et les fluctuations de change. Trois mois changent déjà l’équation. Six mois commencent à contaminer l’ensemble de l’économie.
Car le pétrole cher ne reste jamais longtemps dans le pétrole. Il voyage.
Il entre dans le camion qui transporte les légumes, dans l’avion qui amène le touriste, dans le navire qui transporte les marchandises, dans les coûts d’une usine, dans certaines matières premières et finalement dans le prix payé par le consommateur.
Un choc temporaire de quelques jours peut être absorbé par les stocks, les mécanismes commerciaux et les fluctuations de change. Trois mois changent déjà l’équation. Six mois commencent à contaminer l’ensemble de l’économie.
Car le pétrole cher ne reste jamais longtemps dans le pétrole. Il voyage.
Il entre dans le camion qui transporte les légumes, dans l’avion qui amène le touriste, dans le navire qui transporte les marchandises, dans les coûts d’une usine, dans certaines matières premières et finalement dans le prix payé par le consommateur.
L’inflation importée revient par le port
Le Maroc ne produit pas suffisamment d’hydrocarbures pour s’isoler d’un choc international durable. Lorsque le prix de l’énergie augmente, une partie de la facture est importée.
La question devient alors progressivement macroéconomique : balance commerciale, inflation, coûts logistiques, compétitivité industrielle, dépenses de transport et éventuellement finances publiques selon les mécanismes de soutien concernés.
Le pétrole redevient ainsi ce qu’il n’avait jamais vraiment cessé d’être : une matière première économique et une arme géopolitique.
La question devient alors progressivement macroéconomique : balance commerciale, inflation, coûts logistiques, compétitivité industrielle, dépenses de transport et éventuellement finances publiques selon les mécanismes de soutien concernés.
Le pétrole redevient ainsi ce qu’il n’avait jamais vraiment cessé d’être : une matière première économique et une arme géopolitique.
Le marché apprend pourtant à contourner Ormuz
Il existe toutefois un élément modérateur. Les opérateurs commencent à s’adapter aux perturbations. Les routes alternatives, les stocks, les réallocations de flux et les nouveaux schémas logistiques peuvent limiter certains effets, mais rarement gratuitement.
Détours, assurances, fret, stocks de sécurité et nouvelles routes ont tous un prix.
Pour le Maroc, le thermomètre pertinent ne sera donc pas seulement le fixing quotidien du Brent. Il faudra désormais regarder simultanément le prix et la durée.
À 100 dollars pendant une semaine, le Maroc encaisse un choc.
À 100 dollars pendant six mois, il faut commencer à parler d’un autre scénario économique.
Détours, assurances, fret, stocks de sécurité et nouvelles routes ont tous un prix.
Pour le Maroc, le thermomètre pertinent ne sera donc pas seulement le fixing quotidien du Brent. Il faudra désormais regarder simultanément le prix et la durée.
À 100 dollars pendant une semaine, le Maroc encaisse un choc.
À 100 dollars pendant six mois, il faut commencer à parler d’un autre scénario économique.