Le Maroc affiche une croissance résiliente de 4,5% sur cinq ans


Rédigé par le Mardi 12 Mai 2026



Le bilan macroéconomique du Maroc pour la période 2021-2025 révèle une résilience remarquable. Avec une croissance moyenne établie à 4,5%, le Royaume a su tirer son épingle du jeu grâce à une politique volontariste de relance des secteurs stratégiques et au maintien d'un niveau élevé d'investissements publics, malgré les turbulences internationales.

Une performance économique solide malgré un contexte mondial instable

À l'heure des bilans, l'économie marocaine démontre une capacité de résistance qui force le respect. Les données consolidées pour le quinquennat 2021-2025 mettent en évidence une trajectoire de croissance soutenue, s'établissant à une moyenne annuelle de 4,5%. Cette performance est d'autant plus remarquable qu'elle a été réalisée dans un environnement international particulièrement hostile, marqué par les séquelles de la crise sanitaire mondiale, les tensions géopolitiques inflationnistes et des chocs climatiques sévères ayant durement affecté le secteur agricole national. Maintenir un tel rythme de progression du Produit Intérieur Brut (PIB) dans ces conditions atteste de la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Royaume et de l'efficacité des politiques mises en œuvre par les pouvoirs publics.

Le secret de cette résilience réside en grande partie dans la diversification accélérée du tissu productif marocain. Durant cette période de cinq ans, les secteurs industriels stratégiques ont joué un rôle de locomotive incontestable. L'industrie automobile, l'aéronautique et le secteur des phosphates ont non seulement maintenu leurs capacités d'exportation, mais ont également réussi à monter en gamme, générant ainsi une plus forte valeur ajoutée locale. Parallèlement, le maintien d'un effort d'investissement public massif a agi comme un puissant stabilisateur économique. Les grands chantiers d'infrastructure, tels que l'extension du réseau autoroutier, la modernisation des ports et les projets liés aux énergies renouvelables et au dessalement de l'eau, ont injecté des liquidités vitales dans l'économie réelle, soutenant l'activité du secteur du BTP et la création d'emplois.

Cependant, si ce taux de 4,5% constitue un motif de satisfaction, il ne doit pas masquer les défis structurels qui persistent. Les économistes s'accordent à dire que pour absorber le chômage, particulièrement élevé chez les jeunes diplômés, et pour hisser le Maroc au rang des pays émergents à haut revenu, il sera nécessaire de franchir un nouveau palier de croissance dans les années à venir. L'enjeu du prochain cycle économique sera de stimuler davantage l'investissement privé, qui peine encore à prendre le relais de la commande publique. La réussite du Nouveau Modèle de Développement dépendra de la capacité du Royaume à améliorer continuellement le climat des affaires, à réformer son système éducatif pour l'adapter aux besoins du marché du travail, et à réussir sa transition vers une économie verte et numérique, seuls garants d'une croissance durable et inclusive.




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Mardi 12 Mai 2026
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