Le Maroc appelle à une coopération internationale plus coordonnée


Rédigé par le Lundi 29 Juin 2026

À Genève, le Maroc a réaffirmé que la lutte contre la corruption ne peut être séparée de la protection des droits humains. Le Royaume plaide pour une approche globale, fondée sur la transparence, la responsabilité et la coopération internationale.



Le Maroc a réaffirmé à Genève une position de plus en plus défendue sur la scène internationale : la corruption n’est pas seulement une infraction économique ou administrative, elle constitue aussi une menace directe pour les droits humains. En affaiblissant les institutions, en détournant les ressources publiques et en réduisant l’accès équitable aux services essentiels, la corruption porte atteinte à la dignité, à l’égalité et à la confiance des citoyens.

Cette déclaration intervient dans un cadre multilatéral où les États, les organisations internationales et les mécanismes onusiens examinent les liens entre gouvernance, développement et droits fondamentaux. Le Maroc y a souligné la nécessité d’une approche globale et coordonnée. Selon cette vision, la lutte contre la corruption ne peut pas se limiter aux sanctions. Elle doit inclure la prévention, la transparence, l’éducation à l’intégrité, la protection des lanceurs d’alerte, le renforcement des institutions de contrôle et l’accès des citoyens à l’information.

Le lien entre corruption et droits humains est aujourd’hui largement reconnu. Lorsqu’un pot-de-vin conditionne l’accès à un service public, c’est le principe d’égalité qui est fragilisé. Lorsque des ressources destinées à la santé, à l’éducation ou au logement sont détournées, ce sont des droits sociaux essentiels qui sont compromis. Lorsque la corruption influence la justice ou les marchés publics, c’est la confiance dans l’État de droit qui recule. Le message porté par le Maroc à Genève s’inscrit donc dans une lecture élargie de la bonne gouvernance.

Au niveau national, le Royaume a engagé plusieurs réformes liées à la transparence, à la moralisation de la vie publique et à la modernisation administrative. Des institutions comme l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption participent à cet effort. La digitalisation des services publics, le renforcement des mécanismes de contrôle et la simplification des procédures sont également présentés comme des moyens de réduire les zones d’opacité.

Mais le défi reste important. La corruption est un phénomène complexe, souvent enraciné dans les pratiques sociales, les lenteurs administratives et les rapports de pouvoir. La combattre exige une continuité politique, des moyens humains, des mécanismes de suivi et une implication citoyenne. À Genève, le Maroc a donc insisté sur la coopération internationale, car les flux financiers illicites, les montages transfrontaliers et certaines pratiques économiques dépassent largement les frontières nationales.




Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la… En savoir plus sur cet auteur
Lundi 29 Juin 2026
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