Le Maroc champion africain de la liberté d’investissement


Rédigé par le Lundi 7 Septembre 2026

Le Maroc arrive en tête du continent africain dans l’indice de liberté des investissements 2026, avec un score annoncé de 80 points sur 100. Ce classement, qui le place au 17e rang mondial, confirme l’image d’un pays ouvert aux capitaux étrangers, mais pose aussi une question centrale : cette attractivité profite-t-elle suffisamment à l’emploi, aux jeunes et aux territoires ?



Un score record pour le Royaume

Le Maroc vient de signer une performance notable sur le terrain de l’attractivité économique. Selon les données rapportées autour de l’indice de liberté des investissements 2026, le Royaume obtient 80 points sur 100, ce qui le place premier en Afrique et 17e au niveau mondial. Ce résultat traduit une perception positive du cadre marocain pour les investisseurs, notamment grâce à une ouverture financière, une stabilité macroéconomique relative et une politique assumée d’accueil des capitaux étrangers. 

Ce classement s’inscrit dans une trajectoire construite sur plusieurs années. Le Maroc a multiplié les plateformes industrielles, les zones franches, les accords de libre-échange et les dispositifs d’accompagnement de l’investissement. L’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables, l’offshoring ou encore les industries électriques ont contribué à installer le pays dans les radars des multinationales. Pour un investisseur étranger, le Maroc offre un accès à l’Europe, à l’Afrique et au monde arabe, avec une position géographique difficile à ignorer.

Mais un bon classement ne raconte pas toute l’histoire. La liberté d’investir mesure surtout la facilité d’entrée et de mouvement des capitaux. Elle ne dit pas automatiquement si les investissements créent suffisamment d’emplois qualifiés, s’ils renforcent les PME locales ou s’ils réduisent les inégalités entre régions. Pour les jeunes Marocains, la vraie question reste concrète : est-ce que cette attractivité se traduit par des opportunités, des salaires corrects, de la formation et des perspectives de carrière ?

C’est là que le débat devient politique et social. Attirer les capitaux est une étape. Les ancrer dans le tissu productif national en est une autre. Le Maroc doit éviter de devenir seulement une plateforme de coûts compétitifs. Il doit pousser vers plus de valeur ajoutée locale, plus de recherche, plus d’intégration industrielle et plus de souveraineté technologique. L’investissement étranger peut être un accélérateur, mais il ne remplacera jamais une stratégie nationale capable de soutenir les entrepreneurs marocains.

Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement se recomposent, cette première place africaine est un signal positif. Mais pour la génération marocaine connectée, formée et exigeante, le vrai classement sera celui de l’emploi digne, de l’innovation locale et de la mobilité sociale. L’enjeu n’est donc pas seulement d’ouvrir la porte aux investisseurs, mais de s’assurer que la richesse créée ne reste pas à l’entrée du pays.




Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la… En savoir plus sur cet auteur
Lundi 7 Septembre 2026
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