Le Maroc dénonce à Genève les attaques iraniennes contre des États arabes


Rédigé par le Mercredi 25 Mars 2026



À Genève, lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme, le Maroc a réitéré sa condamnation « dans les termes les plus forts » des attaques attribuées à l’Iran contre plusieurs pays arabes, soulignant les risques majeurs pour la stabilité régionale et la protection des civils.

Condamnation sans équivoque et appel à la retenue

La délégation marocaine a profité de la 61e session du Conseil des droits de l’homme, à Genève, pour condamner fermement les attaques attribuées à l’Iran visant plusieurs pays arabes, notamment Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie. Dans son intervention, Rabat a dénoncé des actes jugés déstabilisateurs, pointant leurs conséquences directes sur la sécurité des populations et la protection des infrastructures civiles. Le Maroc a rappelé que toute escalade militaire dans la région se traduit par des atteintes aux droits fondamentaux, avec des effets en chaîne sur l’accès à la santé, à l’éducation et aux moyens de subsistance.

Le message marocain insiste sur le respect du droit international et de la Charte des Nations unies, appelant à la retenue et au recours à des canaux de résolution pacifique des différends. Le Royaume souligne que la stabilité régionale demeure une condition préalable à la promotion effective des droits humains, car les cycles de représailles minent les initiatives de développement et aggravent la vulnérabilité des civils. Cette position se veut cohérente avec la diplomatie marocaine, qui privilégie la désescalade, le dialogue et la coopération sécuritaire entre pays arabes.

Le contexte géopolitique rend ce rappel d’autant plus pressant : multiplication des incidents transfrontaliers, tensions sur les voies énergétiques, et polarisation accrue entre blocs rivaux. Dans ce cadre, l’intervention marocaine plaide pour le renforcement de la coordination régionale et internationale afin d’éviter une propagation des violences. Elle encourage également des mécanismes de vérification et de responsabilisation, pour que les violations alléguées fassent l’objet d’enquêtes impartiales.

En filigrane, se dessine l’idée qu’une sécurité collective mieux structurée et une diplomatie plus proactive sont indispensables pour réduire la fréquence des attaques et restaurer la confiance. Le Maroc se dit prêt à soutenir toute initiative crédible visant à protéger les civils et à ramener les parties à la table des discussions.




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Mercredi 25 Mars 2026
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