La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a décidé de franchir une étape supplémentaire dans le bras de fer juridique qui l’oppose à la Confédération africaine de football.
Après le verdict contesté du jury disciplinaire de la CAF, jugé disproportionné et en décalage avec la réalité des faits survenus lors de la finale de la CAN 2025, le Maroc a choisi de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Une décision lourde de sens, à la fois juridique, institutionnelle et symbolique.
Ce recours ne relève pas d’un réflexe d’humeur ni d’un simple désaccord sportif. Il traduit une conviction profonde au sein de la FRMF : les mécanismes internes de la CAF n’ont pas permis un examen pleinement équilibré du dossier. En particulier, la fédération marocaine estime que certains faits majeurs ont été minorés, tandis que les sanctions prononcées à son encontre ont été alourdies sans motivation suffisamment explicite.
Le cœur du différend reste inchangé. Le Maroc conteste le rejet de sa réclamation initiale, qui portait sur l’abandon du terrain par les joueurs sénégalais lors de la finale. Selon la lecture marocaine des règlements de la CAF, un tel abandon constitue une infraction majeure, susceptible d’entraîner des conséquences sportives sévères, pouvant aller jusqu’au forfait. Or, le jury disciplinaire a écarté cette qualification, considérant que les circonstances de l’interruption ne justifiaient pas l’application de la sanction maximale prévue par les textes.
C’est précisément cette interprétation que la FRMF entend désormais soumettre à une juridiction indépendante. En saisissant le Tribunal arbitral du sport, le Maroc cherche à déplacer le débat du terrain strictement disciplinaire vers celui du droit sportif international, où l’analyse repose sur la cohérence des règles, leur application et la proportionnalité des décisions.
Basé à Lausanne, le TAS est une institution centrale dans l’architecture juridique du sport mondial. Fondé en 1984, il a été conçu pour offrir une instance d’arbitrage indépendante, capable de trancher les litiges sportifs en toute impartialité. Ses règles de procédure, adaptées aux spécificités du sport de haut niveau, permettent un examen approfondi des dossiers, loin des pressions politiques ou institutionnelles susceptibles d’influencer les instances internes des fédérations continentales.
Les fédérations sportives, les clubs et les athlètes reconnaissent au TAS une autorité juridictionnelle internationale. Ses décisions, rendues par arbitrage ou médiation, font aujourd’hui référence et s’imposent comme un gage de crédibilité dans les conflits sportifs complexes. Pour le Maroc, ce cadre offre une garantie essentielle : celle d’une lecture strictement juridique des faits, fondée sur les règlements, les précédents et les principes généraux du droit du sport.
Un autre point nourrit la démarche marocaine : la question de la proportionnalité des sanctions. Plusieurs observateurs estiment que le jury disciplinaire de la CAF a cherché à instaurer un équilibre artificiel entre les deux fédérations finalistes, en infligeant des sanctions de part et d’autre sans hiérarchiser clairement la gravité des manquements. Le Maroc considère que cette logique d’équilibre formel ne peut se substituer à une analyse rigoureuse des faits, surtout lorsqu’il s’agit d’un abandon de terrain, considéré comme l’une des infractions les plus lourdes dans les règlements sportifs.
En s’adressant au TAS, la FRMF affirme aussi une vision plus large. Il ne s’agit pas uniquement de défendre un intérêt national immédiat, mais de poser une question de principe : celle de la transparence, de la motivation des décisions et de l’égalité réelle devant les règles. Pour un pays fortement engagé dans le développement et la structuration du football africain, accepter sans discussion un verdict jugé insuffisamment motivé reviendrait à entériner une fragilité institutionnelle.
La procédure devant le TAS s’annonce longue et technique. Elle exigera des arguments solides, une démonstration précise et une lecture fine des règlements de la CAF. Mais pour le Maroc, le choix est assumé. Faire appel n’est pas un acte de rupture avec le football africain. C’est, au contraire, une manière de rappeler que la crédibilité des compétitions passe aussi par la possibilité d’un recours indépendant, lorsque les voies internes ne suffisent plus à dissiper le doute.
La décision du TAS, quelle qu’elle soit, dépassera le seul cadre de cette finale. Elle dira beaucoup de la capacité du sport africain à s’inscrire pleinement dans les standards internationaux de justice sportive.
Ce recours ne relève pas d’un réflexe d’humeur ni d’un simple désaccord sportif. Il traduit une conviction profonde au sein de la FRMF : les mécanismes internes de la CAF n’ont pas permis un examen pleinement équilibré du dossier. En particulier, la fédération marocaine estime que certains faits majeurs ont été minorés, tandis que les sanctions prononcées à son encontre ont été alourdies sans motivation suffisamment explicite.
Le cœur du différend reste inchangé. Le Maroc conteste le rejet de sa réclamation initiale, qui portait sur l’abandon du terrain par les joueurs sénégalais lors de la finale. Selon la lecture marocaine des règlements de la CAF, un tel abandon constitue une infraction majeure, susceptible d’entraîner des conséquences sportives sévères, pouvant aller jusqu’au forfait. Or, le jury disciplinaire a écarté cette qualification, considérant que les circonstances de l’interruption ne justifiaient pas l’application de la sanction maximale prévue par les textes.
C’est précisément cette interprétation que la FRMF entend désormais soumettre à une juridiction indépendante. En saisissant le Tribunal arbitral du sport, le Maroc cherche à déplacer le débat du terrain strictement disciplinaire vers celui du droit sportif international, où l’analyse repose sur la cohérence des règles, leur application et la proportionnalité des décisions.
Basé à Lausanne, le TAS est une institution centrale dans l’architecture juridique du sport mondial. Fondé en 1984, il a été conçu pour offrir une instance d’arbitrage indépendante, capable de trancher les litiges sportifs en toute impartialité. Ses règles de procédure, adaptées aux spécificités du sport de haut niveau, permettent un examen approfondi des dossiers, loin des pressions politiques ou institutionnelles susceptibles d’influencer les instances internes des fédérations continentales.
Les fédérations sportives, les clubs et les athlètes reconnaissent au TAS une autorité juridictionnelle internationale. Ses décisions, rendues par arbitrage ou médiation, font aujourd’hui référence et s’imposent comme un gage de crédibilité dans les conflits sportifs complexes. Pour le Maroc, ce cadre offre une garantie essentielle : celle d’une lecture strictement juridique des faits, fondée sur les règlements, les précédents et les principes généraux du droit du sport.
Un autre point nourrit la démarche marocaine : la question de la proportionnalité des sanctions. Plusieurs observateurs estiment que le jury disciplinaire de la CAF a cherché à instaurer un équilibre artificiel entre les deux fédérations finalistes, en infligeant des sanctions de part et d’autre sans hiérarchiser clairement la gravité des manquements. Le Maroc considère que cette logique d’équilibre formel ne peut se substituer à une analyse rigoureuse des faits, surtout lorsqu’il s’agit d’un abandon de terrain, considéré comme l’une des infractions les plus lourdes dans les règlements sportifs.
En s’adressant au TAS, la FRMF affirme aussi une vision plus large. Il ne s’agit pas uniquement de défendre un intérêt national immédiat, mais de poser une question de principe : celle de la transparence, de la motivation des décisions et de l’égalité réelle devant les règles. Pour un pays fortement engagé dans le développement et la structuration du football africain, accepter sans discussion un verdict jugé insuffisamment motivé reviendrait à entériner une fragilité institutionnelle.
La procédure devant le TAS s’annonce longue et technique. Elle exigera des arguments solides, une démonstration précise et une lecture fine des règlements de la CAF. Mais pour le Maroc, le choix est assumé. Faire appel n’est pas un acte de rupture avec le football africain. C’est, au contraire, une manière de rappeler que la crédibilité des compétitions passe aussi par la possibilité d’un recours indépendant, lorsque les voies internes ne suffisent plus à dissiper le doute.
La décision du TAS, quelle qu’elle soit, dépassera le seul cadre de cette finale. Elle dira beaucoup de la capacité du sport africain à s’inscrire pleinement dans les standards internationaux de justice sportive.