Une nouvelle réglementation française sur le démarchage téléphonique impose le consentement préalable du consommateur avant un appel commercial, rapporte Challenge. Ce changement restreint la prospection à froid, une activité que des donneurs d’ordre français externalisent notamment vers des centres d’appel marocains. Les communications liées à un contrat déjà en cours restent toutefois autorisées selon l’article.
Le texte déplace le cœur du modèle : disposer d’un fichier de numéros ne suffit plus pour lancer une campagne commerciale. Les opérateurs doivent pouvoir s’appuyer sur un accord préalable, ce qui renforce les exigences de gestion des données et de traçabilité. Challenge présente plusieurs pistes de diversification pour les prestataires concernés, parmi lesquelles le service après-vente, l’assistance technique, la fidélisation et des activités digitales à plus forte valeur ajoutée. Ces options constituent des orientations possibles, pas des reconversions déjà réalisées.
Pour le Maroc, l’enjeu est direct puisque des centres locaux servent le marché francophone. La règle française montre qu’une modification juridique chez un pays client peut rapidement affecter l’organisation technique et commerciale d’une activité délocalisée. Les entreprises marocaines concernées doivent donc examiner leurs mécanismes de preuve du consentement, la conformité de leurs bases de prospection et leur dépendance aux appels sortants, sans supposer que toutes les activités de relation client sont interdites.