L’euro, première monnaie de référence pour l’économie marocaine, s’échange entre 10,2463 et 11,9079 dirhams. L’écart dépasse 1,66 dirham entre le bas et le haut de la fourchette, un différentiel loin d’être anodin pour les importateurs, les opérateurs touristiques ou les ménages exposés aux paiements en monnaie européenne. À volume égal, le coût final dépend moins du cours affiché que du canal de conversion utilisé.
Le dollar américain suit une logique similaire. Coté entre 8,7733 et 10,1961 dirhams, il affiche une amplitude de plus de 1,42 dirham. Cette variabilité pèse directement sur les transactions liées aux matières premières, à l’énergie ou aux équipements industriels, souvent libellées en billet vert. Là encore, la stabilité apparente masque une réalité plus contrastée sur le terrain.
Les devises anglo-saxonnes confirment ce différentiel. La livre sterling, tout comme la livre de Gibraltar, évolue entre 11,801 et 13,715 dirhams. Une fourchette large, qui renforce le caractère coûteux de cette monnaie face au dirham et limite son attractivité pour les règlements courants, hors besoins spécifiques.
Le franc suisse, traditionnellement perçu comme une valeur refuge, s’échange pour sa part entre 11,005 et 12,789 dirhams, maintenant une pression constante sur les opérations financières ou patrimoniales libellées en CHF.
Du côté des monnaies du Golfe, les niveaux restent plus contenus à l’unité, mais tout aussi significatifs. Le riyal saoudien varie entre 2,3394 et 2,7188 dirhams, tandis que le dirham des Émirats arabes unis oscille de 2,3886 à 2,776 dirhams. Le riyal qatari suit une trajectoire proche, entre 2,4066 et 2,7968 dirhams. Des écarts modestes en apparence, mais qui prennent une autre dimension sur des volumes élevés.
Les monnaies les plus chères restent sans surprise les dinars du Golfe. Le dinar koweïtien s’inscrit dans une fourchette comprise entre 28,55 et 33,18 dirhams, tandis que le dinar bahreïni évolue entre 23,271 et 27,045 dirhams. Des niveaux qui rappellent le poids réel de ces devises dans les échanges financiers et contractuels.
Enfin, le yen japonais, exprimé pour 100 unités, se situe entre 5,6027 et 6,5113 dirhams, illustrant une autre échelle de lecture, mais une logique identique de variation.
Au-delà des chiffres, un constat s’impose : le dirham tient sa trajectoire, mais laisse apparaître, à travers ces fourchettes, les coûts réels du change. Car entre le minimum et le maximum, ce ne sont pas de simples décimales qui se jouent, mais des arbitrages économiques très concrets, pour les entreprises comme pour les particuliers.