Le pari industriel de l'Istiqlal : produire plus de valeur au Maroc


Le programme istiqlalien propose d’utiliser les marchés publics, les grands chantiers, les contrats sectoriels, le design, la propriété intellectuelle, les mines et l’industrie de défense pour renforcer la production nationale.



Faire de la commande publique un moteur productif

Le document économique du Parti de l’Istiqlal accorde une place importante à la transformation du tissu productif national. L’objectif est clair : monter dans les chaînes de valeur et renforcer la capacité industrielle du Maroc.

L’une des mesures centrales consiste à intégrer dans les marchés publics un critère de « valeur produite au Maroc », pondéré à hauteur d’au moins 30 % dans la notation des offres. Cette mesure est accompagnée d’un mécanisme de compensation industrielle imposant aux fournisseurs étrangers le réinvestissement local de 30 % de la valeur des marchés stratégiques les plus importants.

Le programme propose également des contrats sectoriels avec les grands industriels, en contrepartie d’engagements d’intégration locale. Les objectifs mentionnés sont précis : 80 % pour l’automobile et 60 % pour l’aéronautique à l’horizon 2031. Le soutien public et les avantages fiscaux seraient ainsi liés à des engagements progressifs et publiés.

Le programme prévoit aussi un Fonds national pour le design, la propriété intellectuelle et les marques marocaines. Il s’agit d’accompagner le passage des entreprises marocaines de la sous-traitance à la conception et à la détention de produits propres, notamment par le financement des prototypes et la protection de la propriété intellectuelle.

Les grands chantiers, y compris ceux liés à la Coupe du monde 2030, font également l’objet d’une charte réservant au moins 30 % des marchés à venir aux très petites, petites et moyennes entreprises marocaines.

Le programme aborde aussi la montée en valeur des richesses minières nationales, avec des incitations fiscales conditionnées à la transformation industrielle locale, en substitution à la seule exportation de matière brute.

Enfin, il prévoit la construction d’un tissu industriel national de défense, avec un taux d’intégration locale d’au moins 40 % dans les marchés d’armement et d’équipement à l’horizon 2031, ainsi qu’un fonds national dédié à l’innovation dans la défense.

L’ensemble affirme une orientation : faire des marchés, du foncier industriel, des grands contrats et de la commande publique des outils de production nationale. Le Parti de l’Istiqlal défend ici une souveraineté industrielle fondée sur la valeur créée au Maroc.


Dimanche 13 Septembre 2026

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