Les grandes orientations budgétaires pour la période 2027-2029 dressent un constat lucide.
Les équilibres macroéconomiques sont globalement préservés. L'inflation recule progressivement, les finances publiques restent sous contrôle et les institutions internationales continuent de saluer la crédibilité du Maroc. Mais ces acquis, aussi importants soient-ils, ne suffisent plus à convaincre une population confrontée aux difficultés quotidiennes.
Le premier chantier sera celui de l'emploi. Depuis plusieurs années, la croissance économique ne se traduit pas suffisamment par des créations d'emplois durables. Or, c'est précisément sur ce terrain que les citoyens jugeront l'action du prochain exécutif. Une économie peut afficher de bons indicateurs sans pour autant améliorer concrètement la vie des ménages. Le véritable test restera donc la capacité à créer des emplois qualifiés, notamment pour les jeunes diplômés.
Le deuxième défi concerne la qualité de la croissance. Les bonnes campagnes agricoles continuent de soutenir l'activité nationale, mais elles rappellent aussi la dépendance persistante de l'économie aux aléas climatiques. La diversification vers l'industrie, les services à forte valeur ajoutée, les technologies numériques et l'économie verte devra devenir une priorité absolue afin de rendre la croissance moins vulnérable.
Autre enjeu majeur : transformer la culture de la dépense publique. Pendant longtemps, l'effort budgétaire a été évalué principalement à travers les montants engagés. Demain, il devra être mesuré à travers les résultats obtenus. Chaque investissement devra démontrer son efficacité économique et sociale. Les grands projets d'infrastructure, les programmes sociaux ou encore les événements internationaux devront faire l'objet d'évaluations transparentes permettant de mesurer leur retour réel pour les citoyens.
La consolidation de l'État social constitue également un exercice d'équilibriste. Généralisation de la protection sociale, réforme du système de santé, soutien aux familles, amélioration de l'école publique : ces ambitions nécessitent des financements pérennes. La difficulté sera de préserver cet élan sans fragiliser les équilibres budgétaires ni accroître excessivement l'endettement.
Justement, la dette publique devra être analysée avec davantage de finesse. Son niveau global importe, mais sa structure, son coût de financement et sa capacité à financer des investissements productifs seront tout aussi déterminants. Une dette utilisée pour préparer la croissance future n'a pas la même portée qu'une dette destinée uniquement à couvrir des dépenses courantes.
Le prochain gouvernement devra également intégrer une nouvelle culture de la gestion des risques. Les crises sanitaires, climatiques, énergétiques ou géopolitiques ont démontré qu'un budget crédible ne peut plus être construit uniquement sur un scénario optimiste. Il devra prévoir des marges de sécurité et des mécanismes d'adaptation rapides face aux chocs extérieurs.
Enfin, l'ouverture internationale devra davantage servir la création de valeur nationale. Les investissements étrangers, les accords commerciaux et les grands événements accueillis par le Maroc devront produire davantage d'effets d'entraînement sur le tissu économique local, les PME, l'innovation et l'emploi.
Le Maroc dispose aujourd'hui d'atouts reconnus : stabilité institutionnelle, crédibilité financière, infrastructures modernes et positionnement géostratégique favorable. Mais ces avantages constituent désormais un point de départ, non une finalité.
Le prochain gouvernement trouvera donc une maison aux fondations relativement solides. En revanche, il devra rénover de nombreuses pièces à l'intérieur. Les citoyens n'attendent plus seulement des budgets ambitieux ou des annonces spectaculaires ; ils attendent des résultats mesurables.
Car au fond, la réussite d'une politique économique ne se résume ni au taux de croissance, ni au niveau des dépenses publiques. Elle se mesure à une question beaucoup plus simple : chaque dirham public améliore-t-il réellement la vie des Marocains ? C'est à cette interrogation que le prochain exécutif devra répondre, jour après jour.
Le premier chantier sera celui de l'emploi. Depuis plusieurs années, la croissance économique ne se traduit pas suffisamment par des créations d'emplois durables. Or, c'est précisément sur ce terrain que les citoyens jugeront l'action du prochain exécutif. Une économie peut afficher de bons indicateurs sans pour autant améliorer concrètement la vie des ménages. Le véritable test restera donc la capacité à créer des emplois qualifiés, notamment pour les jeunes diplômés.
Le deuxième défi concerne la qualité de la croissance. Les bonnes campagnes agricoles continuent de soutenir l'activité nationale, mais elles rappellent aussi la dépendance persistante de l'économie aux aléas climatiques. La diversification vers l'industrie, les services à forte valeur ajoutée, les technologies numériques et l'économie verte devra devenir une priorité absolue afin de rendre la croissance moins vulnérable.
Autre enjeu majeur : transformer la culture de la dépense publique. Pendant longtemps, l'effort budgétaire a été évalué principalement à travers les montants engagés. Demain, il devra être mesuré à travers les résultats obtenus. Chaque investissement devra démontrer son efficacité économique et sociale. Les grands projets d'infrastructure, les programmes sociaux ou encore les événements internationaux devront faire l'objet d'évaluations transparentes permettant de mesurer leur retour réel pour les citoyens.
La consolidation de l'État social constitue également un exercice d'équilibriste. Généralisation de la protection sociale, réforme du système de santé, soutien aux familles, amélioration de l'école publique : ces ambitions nécessitent des financements pérennes. La difficulté sera de préserver cet élan sans fragiliser les équilibres budgétaires ni accroître excessivement l'endettement.
Justement, la dette publique devra être analysée avec davantage de finesse. Son niveau global importe, mais sa structure, son coût de financement et sa capacité à financer des investissements productifs seront tout aussi déterminants. Une dette utilisée pour préparer la croissance future n'a pas la même portée qu'une dette destinée uniquement à couvrir des dépenses courantes.
Le prochain gouvernement devra également intégrer une nouvelle culture de la gestion des risques. Les crises sanitaires, climatiques, énergétiques ou géopolitiques ont démontré qu'un budget crédible ne peut plus être construit uniquement sur un scénario optimiste. Il devra prévoir des marges de sécurité et des mécanismes d'adaptation rapides face aux chocs extérieurs.
Enfin, l'ouverture internationale devra davantage servir la création de valeur nationale. Les investissements étrangers, les accords commerciaux et les grands événements accueillis par le Maroc devront produire davantage d'effets d'entraînement sur le tissu économique local, les PME, l'innovation et l'emploi.
Le Maroc dispose aujourd'hui d'atouts reconnus : stabilité institutionnelle, crédibilité financière, infrastructures modernes et positionnement géostratégique favorable. Mais ces avantages constituent désormais un point de départ, non une finalité.
Le prochain gouvernement trouvera donc une maison aux fondations relativement solides. En revanche, il devra rénover de nombreuses pièces à l'intérieur. Les citoyens n'attendent plus seulement des budgets ambitieux ou des annonces spectaculaires ; ils attendent des résultats mesurables.
Car au fond, la réussite d'une politique économique ne se résume ni au taux de croissance, ni au niveau des dépenses publiques. Elle se mesure à une question beaucoup plus simple : chaque dirham public améliore-t-il réellement la vie des Marocains ? C'est à cette interrogation que le prochain exécutif devra répondre, jour après jour.