L’accès équitable aux médias publics reste un test démocratique majeur. Dans une campagne, le temps d’antenne n’est jamais neutre. Il peut donner de la visibilité, installer une crédibilité, parfois même corriger un déséquilibre entre formations bien implantées et partis moins audibles.
Mais la vraie question dépasse le chronomètre. Il ne suffit pas de répartir des minutes. Encore faut-il garantir des formats compréhensibles, des débats utiles, une information politique qui parle aux citoyens sans les assommer. Le Maroc a besoin d’une campagne lisible, pas d’une succession de monologues verrouillés.
Cette commission arrive donc avec une responsabilité discrète mais lourde : faire en sorte que les médias publics servent le pluralisme, sans théâtre inutile ni favoritisme déguisé. En 2026, la bataille électorale se jouera aussi là, dans la qualité de l’écoute offerte aux électeurs.