Une mobilisation qui s’inscrit dans la durée
Cette nouvelle grève suit deux précédentes actions de protestation. Une première grève d’avertissement a eu lieu les 18 et 19 février, suivie d’un arrêt de travail de huit jours, du 2 au 10 mars, qui a enregistré une forte participation à l’échelle nationale. Selon l’Instance, le gouvernement n’a pas encore répondu de manière satisfaisante aux revendications des adouls, ce qui justifie la prolongation du mouvement.
Le bureau exécutif rappelle que le projet de loi n°16.22 a été examiné sans intégrer les propositions de la profession. Les adouls demandent ainsi le gel du texte et l’ouverture d’un dialogue afin de revoir certaines dispositions jugées problématiques.
Des conséquences directes pour les démarches administratives
Avec la suspension des actes adoulaires, les démarches familiales, patrimoniales et immobilières pourraient subir des retards significatifs. Les citoyens sont donc invités à anticiper les procédures dépendant des adouls, dont mariages, transactions immobilières et actes d’héritage, pendant toute la durée du mouvement.
Manifestation devant le Parlement le 2 avril
En parallèle, les adouls organiseront une manifestation le 2 avril 2026 devant le Parlement à Rabat pour porter leurs revendications et réclamer un dialogue effectif avec le gouvernement. Cette action publique s’inscrit dans la continuité de la mobilisation et pourrait influencer l’évolution du projet de loi n°16.22.