Calendrier économique international du 5/10/2026 au 9/10/2026
Le 4 octobre, sept membres de l’OPEP+ ont maintenu leurs objectifs de production pour novembre aux niveaux de septembre, prolongeant la pause engagée en octobre. Ce statu quo ne garantit pas une normalisation de l’offre, la production effective restant contrainte par les perturbations au Moyen-Orient. Les négociations concernant l’Iran et la sécurité du passage par Ormuz restent déterminantes pour l’énergie, l’inflation et les perspectives économiques ; la prochaine réunion est prévue le 1er novembre.
Chine
Les réserves de change chinoises se sont établies à 3 400 milliards de dollars en septembre, contre 3 438 milliards le mois précédent, soit une baisse de 38 milliards. Elle traduit une réduction du stock de liquidités extérieures, potentiellement liée aux variations de change, à la valorisation des actifs détenus ou aux flux transfrontaliers.
Japon
La consommation reste fragile : les dépenses des ménages reculent de 3,1% en glissement annuel en août, moins que les -3,6% attendus et précédemment enregistrés. La confiance des consommateurs baisse légèrement à 35,4, mais dépasse le consensus de 35,3. L’excédent courant atteint 4 062 milliards de yens, contre 3 194,6 milliards anticipés. L’amélioration extérieure contraste ainsi avec une demande domestique encore hésitante.
Corée du Sud
Les réserves de change ont diminué à 440,56 milliards de dollars en septembre, contre 442,28 milliards le mois précédent. Le compte courant a, à l’inverse, dégagé un excédent de 46,11 milliards de dollars en août, après 42,08 milliards le mois précédent. Cette amélioration du solde extérieur renforce le soutien apporté par les échanges et les revenus extérieurs à l’économie sud-coréenne.
Inde
La Reserve Bank of India relève son taux directeur de 5,25% à 5,50%, conformément au consensus. Ce resserrement augmente le coût du financement et appelle une surveillance de ses effets sur le crédit et l’investissement.
Europe continentale
Les signaux restent divergents. En Allemagne, les commandes industrielles chutent de 10,6% sur un mois en août, contre -1% attendu ; la production industrielle rebondit pourtant de 2%, au-dessus des 0,5% anticipés. Les exportations diminuent de 0,8% mensuellement, contre une hausse attendue de 0,8%. La production industrielle recule de 0,3% en France et de 1,3% en Italie, décevant les prévisions. Les services espagnols restent dynamiques, avec un PMI de 58,3, contre 56,8 attendu, tandis que les PMI italiens ralentissent. Les comptes rendus de la BCE étaient à surveiller.
Les comptes rendus soulignent des risques inflationnistes haussiers liés à l’énergie, mais une inflation sous-jacente contenue et des anticipations ancrées, plaidant contre un relèvement immédiat des taux.
Royaume-Uni
Le PMI de la construction remonte à 46,1, contre 45,2 attendu, mais demeure en contraction. Les prix immobiliers Lloyds sont stables en glissement annuel en septembre, après -0,4%. Le solde RICS se dégrade à -32%, contre -30% anticipé, signalant une faiblesse persistante de l’immobilier.
États-Unis
L’ISM des services atteint 54,9, légèrement sous les 55 attendus. Le déficit commercial se creuse à 105,6 milliards de dollars, davantage que prévu. Les inscriptions hebdomadaires au chômage restent faibles à 197 000, contre 200 000 anticipées, mais l’estimation préliminaire de l’indice de confiance du consommateur de l’Université du Michigan tombe à 46,3, sous les 47,6 attendus. Les minutes de la Fed et les interventions de ses responsables encadrent les anticipations monétaires, tandis que les stocks pétroliers diminuent de 3,186 millions de barils, contrairement à la hausse prévue.
Canada
L’excédent commercial atteint 4,2 milliards de dollars canadiens, dépassant nettement le consensus. Toutefois, l’emploi baisse de 68 300 postes en septembre, contre 7 000 créations attendues ; le chômage monte à 6,5%, conformément aux prévisions.
Brésil
Le PMI des services passe en contraction à 49,2 après 50,5 un mois avant. L’inflation accélère à 4,58% en glissement annuel en septembre, au-dessus des 4,5% attendus, tandis que l’excédent commercial dépasse les prévisions à 7,74 milliards de dollars.
Principaux indices mondiaux, pétrole et or au 9/10/2026 à 16h00
Les marchés mondiaux ont terminé la semaine dans une tonalité globalement constructive, soutenus par le rebond des actions américaines et européennes, ainsi que par la hausse relativement contenue du pétrole et de l’or. Toutefois, la progression est restée sélective : les marchés émergents et chinois ont sous-performé, tandis que les investisseurs ont continué d’arbitrer entre visibilité des bénéfices, trajectoire des taux et risque géopolitique.
MSCI World
Le MSCI World a progressé de 0,64% sur la semaine, portant son gain depuis le début de l’année à 11,90%. L’indice a bénéficié de la bonne tenue des marchés américains et européens, ainsi que d’un regain d’appétit pour les grandes capitalisations de qualité. La hausse de 1,06% sur un mois indique un mouvement de stabilisation, mais la sélectivité reste forte face aux incertitudes sur les coûts énergétiques, les taux et les perspectives de croissance mondiale.
MSCI Emerging Markets
Le MSCI Emerging Markets a légèrement reculé de 0,06% sur la semaine, malgré une clôture quotidienne positive de 0,55%. L’indice reste en hausse de 21,61% depuis le début de l’année, mais accuse une baisse de 2,12% sur un mois. Cette sous-performance traduit principalement la faiblesse relative de la Chine, ainsi que la prudence à l’égard des économies sensibles au dollar, aux flux internationaux et à la hausse potentielle des coûts énergétiques.
Chine
Les marchés chinois ont reculé sur la semaine : le CSI 300 perd 0,93%, le Shanghai Composite 0,74% et le ChiNext 2,93%. La réouverture partielle après les congés de la Fête nationale n’a pas suffi à ranimer l’appétit pour le risque. Les investisseurs ont privilégié la prudence face aux préoccupations persistantes sur la croissance, l’immobilier et la rentabilité des entreprises. Le recul plus marqué du ChiNext suggère une pression plus forte sur les valeurs de croissance et technologiques.
Japon
Le Nikkei 225 a gagné 1,06% sur la semaine, portant son avance depuis le début de l’année à 37,13%. La dynamique a été soutenue par le recul du yen, favorable aux exportateurs, et par l’exposition de l’indice aux secteurs technologique, industriel et automobile. Les investisseurs sont néanmoins restés attentifs aux signaux de la Banque du Japon, susceptibles de modifier les anticipations de taux et la parité du yen.
Europe continentale
Le STOXX Europe 600 progresse de 0,10% sur la semaine, après une hausse de 1,03% lors de la dernière séance. Cette variation limitée masque des arbitrages sectoriels : les valeurs énergétiques, de défense et certaines financières ont bénéficié du risque géopolitique et de l’amélioration du prix du pétrole, tandis que les segments cycliques ont été freinés par les doutes sur la croissance industrielle. Les investisseurs ont également intégré le message prudent de la BCE sur l’inflation et les taux.
Royaume-Uni
Le FTSE 100 gagne 0,84% sur la semaine, soutenu par sa composition sectorielle dominée par l’énergie, les matières premières, les financières et les groupes défensifs internationaux. La hausse du Brent a favorisé les compagnies pétrolières et minières, tandis que l’exposition internationale des groupes cotés limite leur dépendance à l’activité intérieure. L’indice reste toutefois en baisse de 0,56% sur un mois, preuve que les investisseurs demeurent prudents.
États-Unis
Les indices américains ont rebondi : le S&P 500 gagne 1,00%, le Dow Jones 0,69% et le Nasdaq 100 0,09%. La surperformance relative du S&P 500 reflète un soutien plus large aux actions, au-delà de la technologie. Le marché a été alimenté par les anticipations de politique monétaire et par la résilience des résultats des grandes entreprises. La hausse des rendements obligataires et les incertitudes sur les perspectives de croissance ont toutefois limité le gain du Nasdaq.
Brent et Or
Le Brent a progressé de 2,35% sur la semaine, malgré une baisse de 2,77% sur un mois, et affiche une hausse de 71,98% depuis le début de l’année. La décision de l’OPEP+ de maintenir les objectifs de production pour novembre a entretenu les préoccupations sur l’offre, alors que les risques autour d’Ormuz demeurent. L’or gagne 1,23%, porté par son rôle de valeur refuge face aux tensions géopolitiques et à l’incertitude monétaire, malgré la pression potentielle des rendements obligataires.
Calendrier économique africain du 5/10/2026 au 9/10/2026
La semaine du 5 au 9 octobre a confirmé une conjoncture africaine contrastée : recul de l’activité manufacturière en Afrique du Sud et en Égypte, stabilité monétaire au Kenya et évolutions différenciées de l’inflation. Les données disponibles soulignent une sensibilité persistante aux conditions de change, aux prix importés et à la demande intérieure.
Afrique du Sud
Le PMI S&P Global recule à 49,0 en septembre, contre 50,5 en août, signalant une entrée du secteur privé en contraction. La production manufacturière chute de 4,3% en glissement annuel en août, après une hausse de 1,1%. Elle baisse également de 3,1% sur un mois. Les réserves de change diminuent à 75,43 milliards de dollars en septembre, contre 75,95 milliards.
Égypte
Le PMI S&P Global tombe à 47,2 en septembre, après 49,6. L’activité du secteur privé non pétrolier demeure donc en contraction et s’affaiblit davantage. Les réserves de change progressent légèrement à 57,35 milliards de dollars, contre 57,22 milliards.
Kenya
La Banque centrale du Kenya a maintenu son taux directeur à 8,75%.. Cette décision prolonge une politique monétaire inchangée, traduisant une approche prudente face aux risques inflationnistes, au change et au financement de l’économie.
Autres pays africains
L’inflation annuelle tunisienne atteint 5,6% en septembre, après 5,4%. Au Ghana, elle ressort à 5,2% sur un an. L’inflation mauricienne accélère à 5,7% sur un an, après 4,9% le mois précédent. En Namibie, elle atteint 5,4%, après 5% le mois précédent. En Angola, elle ralentit à 8,43% sur un an après 8,78% un mois avant. Au Mozambique, elle ralentit à 6,31%, après 6,45% en août.
MSCI Frontier et principaux indices africains au 9/10/2026 à 16h00
Les marchés africains ont affiché une performance contrastée cette semaine. Les indices régionaux ont été globalement stables, tandis que l’Égypte a progressé et que le Nigéria a corrigé. Les investisseurs ont privilégié les marchés soutenus par des facteurs internes et sont restés sélectifs face à la volatilité internationale, aux matières premières et aux devises.
MSCI Frontier Markets
Le MSCI Frontier Markets USD a gagné 0,29% sur la semaine, après un recul de 4,94% sur un mois. Sa hausse depuis le début de l’année atteint 9,09%. Ce rebond limité reflète une stabilisation des flux vers les marchés frontières, sans dissiper les préoccupations liées au financement en devises, aux risques géopolitiques et à la sélectivité accrue des investisseurs internationaux.
FTSE JSE All Africa 40
Le FTSE JSE All Africa 40 a reculé de 0,15% sur la semaine. Malgré cette quasi-stabilité, l’indice conserve une progression de 1,64% depuis le début de l’année, mais reste en baisse de 8,19% sur un mois. Sa performance a été influencée par les fluctuations des grandes valeurs sud-africaines à exposition internationale, notamment dans les secteurs minier, financier et technologique.
Afrique du Sud
Le South Africa Top 40 a légèrement baissé de 0,02% sur la semaine, malgré une hausse de 1,37% lors de la dernière séance. L’indice accuse encore un recul de 6,68% depuis le début de l’année. La stabilité hebdomadaire masque des arbitrages entre les titres exportateurs et miniers, soutenus par certaines matières premières, et les valeurs domestiques, plus exposées au ralentissement de la demande intérieure et à la contrainte de financement.
Égypte
L’EGX 30 a gagné 0,40% sur la semaine, après un recul de 5,36% sur un mois. L’indice conserve une hausse de 27,34% depuis le début de l’année et de 42,51% sur un an. Cette progression modérée suggère un regain d’intérêt sélectif après la consolidation récente, notamment pour les banques et les valeurs liées à la demande intérieure, alors que la dynamique de change et la liquidité restent déterminantes.
Nigéria
Le NSE 30 a perdu 0,99% sur la semaine, mais demeure en hausse de 61,10% depuis le début de l’année. Le repli intervient dans un contexte de prises de bénéfices après une forte appréciation antérieure. La sensibilité du marché à l’évolution du naira, aux prix du pétrole et à la liquidité locale continue de favoriser une volatilité plus élevée, particulièrement sur les valeurs financières et énergétiques.
Kenya
Le NSE20 recule de 0,19% sur la semaine. Il conserve une hausse de 37,47% depuis le début de l’année. Cette baisse marginale s’apparente à une consolidation technique, dans un marché où les investisseurs restent attentifs aux risques régionaux, aux flux étrangers et aux rendements proposés par les actifs domestiques.
BRVM
Le BRVM Composite demeure quasiment stable, en hausse de 0,01% sur la semaine. Il reste en progression de 58,17% depuis le début de l’année. Cette stabilité traduit un marché régional peu sensible aux mouvements internationaux de court terme, soutenu par une base d’investisseurs locale et par l’intérêt pour les valeurs bancaires, télécoms et de consommation.
Implications pour le marché marocain
L’amélioration du climat boursier dans les économies développées peut offrir un soutien indirect au sentiment à Casablanca, mais la sous-performance chinoise et la prudence des marchés émergents incitent à maintenir une approche sélective. La hausse hebdomadaire du Brent (+2,35%) ravive le risque de coûts pour les secteurs énergivores, le transport et la consommation, tandis que la progression de l’or demeure favorable aux valeurs minières exposées aux métaux précieux. Dans une cote largement domestique, les perspectives restent surtout liées à la demande intérieure, aux marges, au coût du financement et à la confirmation des trajectoires de bénéfices au second semestre.
Le 4 octobre, sept membres de l’OPEP+ ont maintenu leurs objectifs de production pour novembre aux niveaux de septembre, prolongeant la pause engagée en octobre. Ce statu quo ne garantit pas une normalisation de l’offre, la production effective restant contrainte par les perturbations au Moyen-Orient. Les négociations concernant l’Iran et la sécurité du passage par Ormuz restent déterminantes pour l’énergie, l’inflation et les perspectives économiques ; la prochaine réunion est prévue le 1er novembre.
Chine
Les réserves de change chinoises se sont établies à 3 400 milliards de dollars en septembre, contre 3 438 milliards le mois précédent, soit une baisse de 38 milliards. Elle traduit une réduction du stock de liquidités extérieures, potentiellement liée aux variations de change, à la valorisation des actifs détenus ou aux flux transfrontaliers.
Japon
La consommation reste fragile : les dépenses des ménages reculent de 3,1% en glissement annuel en août, moins que les -3,6% attendus et précédemment enregistrés. La confiance des consommateurs baisse légèrement à 35,4, mais dépasse le consensus de 35,3. L’excédent courant atteint 4 062 milliards de yens, contre 3 194,6 milliards anticipés. L’amélioration extérieure contraste ainsi avec une demande domestique encore hésitante.
Corée du Sud
Les réserves de change ont diminué à 440,56 milliards de dollars en septembre, contre 442,28 milliards le mois précédent. Le compte courant a, à l’inverse, dégagé un excédent de 46,11 milliards de dollars en août, après 42,08 milliards le mois précédent. Cette amélioration du solde extérieur renforce le soutien apporté par les échanges et les revenus extérieurs à l’économie sud-coréenne.
Inde
La Reserve Bank of India relève son taux directeur de 5,25% à 5,50%, conformément au consensus. Ce resserrement augmente le coût du financement et appelle une surveillance de ses effets sur le crédit et l’investissement.
Europe continentale
Les signaux restent divergents. En Allemagne, les commandes industrielles chutent de 10,6% sur un mois en août, contre -1% attendu ; la production industrielle rebondit pourtant de 2%, au-dessus des 0,5% anticipés. Les exportations diminuent de 0,8% mensuellement, contre une hausse attendue de 0,8%. La production industrielle recule de 0,3% en France et de 1,3% en Italie, décevant les prévisions. Les services espagnols restent dynamiques, avec un PMI de 58,3, contre 56,8 attendu, tandis que les PMI italiens ralentissent. Les comptes rendus de la BCE étaient à surveiller.
Les comptes rendus soulignent des risques inflationnistes haussiers liés à l’énergie, mais une inflation sous-jacente contenue et des anticipations ancrées, plaidant contre un relèvement immédiat des taux.
Royaume-Uni
Le PMI de la construction remonte à 46,1, contre 45,2 attendu, mais demeure en contraction. Les prix immobiliers Lloyds sont stables en glissement annuel en septembre, après -0,4%. Le solde RICS se dégrade à -32%, contre -30% anticipé, signalant une faiblesse persistante de l’immobilier.
États-Unis
L’ISM des services atteint 54,9, légèrement sous les 55 attendus. Le déficit commercial se creuse à 105,6 milliards de dollars, davantage que prévu. Les inscriptions hebdomadaires au chômage restent faibles à 197 000, contre 200 000 anticipées, mais l’estimation préliminaire de l’indice de confiance du consommateur de l’Université du Michigan tombe à 46,3, sous les 47,6 attendus. Les minutes de la Fed et les interventions de ses responsables encadrent les anticipations monétaires, tandis que les stocks pétroliers diminuent de 3,186 millions de barils, contrairement à la hausse prévue.
Canada
L’excédent commercial atteint 4,2 milliards de dollars canadiens, dépassant nettement le consensus. Toutefois, l’emploi baisse de 68 300 postes en septembre, contre 7 000 créations attendues ; le chômage monte à 6,5%, conformément aux prévisions.
Brésil
Le PMI des services passe en contraction à 49,2 après 50,5 un mois avant. L’inflation accélère à 4,58% en glissement annuel en septembre, au-dessus des 4,5% attendus, tandis que l’excédent commercial dépasse les prévisions à 7,74 milliards de dollars.
Principaux indices mondiaux, pétrole et or au 9/10/2026 à 16h00
Les marchés mondiaux ont terminé la semaine dans une tonalité globalement constructive, soutenus par le rebond des actions américaines et européennes, ainsi que par la hausse relativement contenue du pétrole et de l’or. Toutefois, la progression est restée sélective : les marchés émergents et chinois ont sous-performé, tandis que les investisseurs ont continué d’arbitrer entre visibilité des bénéfices, trajectoire des taux et risque géopolitique.
MSCI World
Le MSCI World a progressé de 0,64% sur la semaine, portant son gain depuis le début de l’année à 11,90%. L’indice a bénéficié de la bonne tenue des marchés américains et européens, ainsi que d’un regain d’appétit pour les grandes capitalisations de qualité. La hausse de 1,06% sur un mois indique un mouvement de stabilisation, mais la sélectivité reste forte face aux incertitudes sur les coûts énergétiques, les taux et les perspectives de croissance mondiale.
MSCI Emerging Markets
Le MSCI Emerging Markets a légèrement reculé de 0,06% sur la semaine, malgré une clôture quotidienne positive de 0,55%. L’indice reste en hausse de 21,61% depuis le début de l’année, mais accuse une baisse de 2,12% sur un mois. Cette sous-performance traduit principalement la faiblesse relative de la Chine, ainsi que la prudence à l’égard des économies sensibles au dollar, aux flux internationaux et à la hausse potentielle des coûts énergétiques.
Chine
Les marchés chinois ont reculé sur la semaine : le CSI 300 perd 0,93%, le Shanghai Composite 0,74% et le ChiNext 2,93%. La réouverture partielle après les congés de la Fête nationale n’a pas suffi à ranimer l’appétit pour le risque. Les investisseurs ont privilégié la prudence face aux préoccupations persistantes sur la croissance, l’immobilier et la rentabilité des entreprises. Le recul plus marqué du ChiNext suggère une pression plus forte sur les valeurs de croissance et technologiques.
Japon
Le Nikkei 225 a gagné 1,06% sur la semaine, portant son avance depuis le début de l’année à 37,13%. La dynamique a été soutenue par le recul du yen, favorable aux exportateurs, et par l’exposition de l’indice aux secteurs technologique, industriel et automobile. Les investisseurs sont néanmoins restés attentifs aux signaux de la Banque du Japon, susceptibles de modifier les anticipations de taux et la parité du yen.
Europe continentale
Le STOXX Europe 600 progresse de 0,10% sur la semaine, après une hausse de 1,03% lors de la dernière séance. Cette variation limitée masque des arbitrages sectoriels : les valeurs énergétiques, de défense et certaines financières ont bénéficié du risque géopolitique et de l’amélioration du prix du pétrole, tandis que les segments cycliques ont été freinés par les doutes sur la croissance industrielle. Les investisseurs ont également intégré le message prudent de la BCE sur l’inflation et les taux.
Royaume-Uni
Le FTSE 100 gagne 0,84% sur la semaine, soutenu par sa composition sectorielle dominée par l’énergie, les matières premières, les financières et les groupes défensifs internationaux. La hausse du Brent a favorisé les compagnies pétrolières et minières, tandis que l’exposition internationale des groupes cotés limite leur dépendance à l’activité intérieure. L’indice reste toutefois en baisse de 0,56% sur un mois, preuve que les investisseurs demeurent prudents.
États-Unis
Les indices américains ont rebondi : le S&P 500 gagne 1,00%, le Dow Jones 0,69% et le Nasdaq 100 0,09%. La surperformance relative du S&P 500 reflète un soutien plus large aux actions, au-delà de la technologie. Le marché a été alimenté par les anticipations de politique monétaire et par la résilience des résultats des grandes entreprises. La hausse des rendements obligataires et les incertitudes sur les perspectives de croissance ont toutefois limité le gain du Nasdaq.
Brent et Or
Le Brent a progressé de 2,35% sur la semaine, malgré une baisse de 2,77% sur un mois, et affiche une hausse de 71,98% depuis le début de l’année. La décision de l’OPEP+ de maintenir les objectifs de production pour novembre a entretenu les préoccupations sur l’offre, alors que les risques autour d’Ormuz demeurent. L’or gagne 1,23%, porté par son rôle de valeur refuge face aux tensions géopolitiques et à l’incertitude monétaire, malgré la pression potentielle des rendements obligataires.
Calendrier économique africain du 5/10/2026 au 9/10/2026
La semaine du 5 au 9 octobre a confirmé une conjoncture africaine contrastée : recul de l’activité manufacturière en Afrique du Sud et en Égypte, stabilité monétaire au Kenya et évolutions différenciées de l’inflation. Les données disponibles soulignent une sensibilité persistante aux conditions de change, aux prix importés et à la demande intérieure.
Afrique du Sud
Le PMI S&P Global recule à 49,0 en septembre, contre 50,5 en août, signalant une entrée du secteur privé en contraction. La production manufacturière chute de 4,3% en glissement annuel en août, après une hausse de 1,1%. Elle baisse également de 3,1% sur un mois. Les réserves de change diminuent à 75,43 milliards de dollars en septembre, contre 75,95 milliards.
Égypte
Le PMI S&P Global tombe à 47,2 en septembre, après 49,6. L’activité du secteur privé non pétrolier demeure donc en contraction et s’affaiblit davantage. Les réserves de change progressent légèrement à 57,35 milliards de dollars, contre 57,22 milliards.
Kenya
La Banque centrale du Kenya a maintenu son taux directeur à 8,75%.. Cette décision prolonge une politique monétaire inchangée, traduisant une approche prudente face aux risques inflationnistes, au change et au financement de l’économie.
Autres pays africains
L’inflation annuelle tunisienne atteint 5,6% en septembre, après 5,4%. Au Ghana, elle ressort à 5,2% sur un an. L’inflation mauricienne accélère à 5,7% sur un an, après 4,9% le mois précédent. En Namibie, elle atteint 5,4%, après 5% le mois précédent. En Angola, elle ralentit à 8,43% sur un an après 8,78% un mois avant. Au Mozambique, elle ralentit à 6,31%, après 6,45% en août.
MSCI Frontier et principaux indices africains au 9/10/2026 à 16h00
Les marchés africains ont affiché une performance contrastée cette semaine. Les indices régionaux ont été globalement stables, tandis que l’Égypte a progressé et que le Nigéria a corrigé. Les investisseurs ont privilégié les marchés soutenus par des facteurs internes et sont restés sélectifs face à la volatilité internationale, aux matières premières et aux devises.
MSCI Frontier Markets
Le MSCI Frontier Markets USD a gagné 0,29% sur la semaine, après un recul de 4,94% sur un mois. Sa hausse depuis le début de l’année atteint 9,09%. Ce rebond limité reflète une stabilisation des flux vers les marchés frontières, sans dissiper les préoccupations liées au financement en devises, aux risques géopolitiques et à la sélectivité accrue des investisseurs internationaux.
FTSE JSE All Africa 40
Le FTSE JSE All Africa 40 a reculé de 0,15% sur la semaine. Malgré cette quasi-stabilité, l’indice conserve une progression de 1,64% depuis le début de l’année, mais reste en baisse de 8,19% sur un mois. Sa performance a été influencée par les fluctuations des grandes valeurs sud-africaines à exposition internationale, notamment dans les secteurs minier, financier et technologique.
Afrique du Sud
Le South Africa Top 40 a légèrement baissé de 0,02% sur la semaine, malgré une hausse de 1,37% lors de la dernière séance. L’indice accuse encore un recul de 6,68% depuis le début de l’année. La stabilité hebdomadaire masque des arbitrages entre les titres exportateurs et miniers, soutenus par certaines matières premières, et les valeurs domestiques, plus exposées au ralentissement de la demande intérieure et à la contrainte de financement.
Égypte
L’EGX 30 a gagné 0,40% sur la semaine, après un recul de 5,36% sur un mois. L’indice conserve une hausse de 27,34% depuis le début de l’année et de 42,51% sur un an. Cette progression modérée suggère un regain d’intérêt sélectif après la consolidation récente, notamment pour les banques et les valeurs liées à la demande intérieure, alors que la dynamique de change et la liquidité restent déterminantes.
Nigéria
Le NSE 30 a perdu 0,99% sur la semaine, mais demeure en hausse de 61,10% depuis le début de l’année. Le repli intervient dans un contexte de prises de bénéfices après une forte appréciation antérieure. La sensibilité du marché à l’évolution du naira, aux prix du pétrole et à la liquidité locale continue de favoriser une volatilité plus élevée, particulièrement sur les valeurs financières et énergétiques.
Kenya
Le NSE20 recule de 0,19% sur la semaine. Il conserve une hausse de 37,47% depuis le début de l’année. Cette baisse marginale s’apparente à une consolidation technique, dans un marché où les investisseurs restent attentifs aux risques régionaux, aux flux étrangers et aux rendements proposés par les actifs domestiques.
BRVM
Le BRVM Composite demeure quasiment stable, en hausse de 0,01% sur la semaine. Il reste en progression de 58,17% depuis le début de l’année. Cette stabilité traduit un marché régional peu sensible aux mouvements internationaux de court terme, soutenu par une base d’investisseurs locale et par l’intérêt pour les valeurs bancaires, télécoms et de consommation.
Implications pour le marché marocain
L’amélioration du climat boursier dans les économies développées peut offrir un soutien indirect au sentiment à Casablanca, mais la sous-performance chinoise et la prudence des marchés émergents incitent à maintenir une approche sélective. La hausse hebdomadaire du Brent (+2,35%) ravive le risque de coûts pour les secteurs énergivores, le transport et la consommation, tandis que la progression de l’or demeure favorable aux valeurs minières exposées aux métaux précieux. Dans une cote largement domestique, les perspectives restent surtout liées à la demande intérieure, aux marges, au coût du financement et à la confirmation des trajectoires de bénéfices au second semestre.
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African Financial Investment (AFI), une société marocaine spécialisée dans l’analyse financière et l’accompagnement des investisseurs sur les marchés africains et MENA.