Uber et la startup britannique Wayve lancent leurs premières courses publiques dans la capitale britannique. Un conducteur de sécurité reste encore derrière le volant. Mais le signal est clair : le véhicule autonome commence à sortir des laboratoires. Le Maroc doit-il attendre qu’il soit totalement mature ou commencer à préparer 2030 ?
Ce n’est pas encore la voiture fantôme.
Lorsque les premiers clients londoniens montent dans les Ford Mustang Mach-E équipées du système Wayve AI Driver, un conducteur formé et agréé par Transport for London reste présent pour surveiller le trajet et intervenir si nécessaire.
Il faut donc parler de conduite autonome supervisée, et non d’un service entièrement sans conducteur.
Mais le changement reste historique pour le Royaume-Uni.
Depuis ce 3 septembre, des utilisateurs demandant un UberX, Uber Electric ou Uber Comfort peuvent être mis en relation avec l’un de ces véhicules, sans supplément.
Le client conserve la possibilité de refuser et de demander une voiture classique.
Pourquoi Londres est un test important
Tester un véhicule autonome sur une autoroute américaine relativement prévisible est une chose.
Le faire à Londres en est une autre.
Rues étroites, cyclistes, piétons, embouteillages, travaux et comportements imprévisibles rendent la capitale britannique particulièrement complexe.
Wayve cherche précisément à démontrer que son intelligence artificielle peut apprendre à conduire dans ce type d'environnement sans dépendre uniquement de cartes ultra-détaillées et de règles codées pour chaque situation.
La flotte reste petite. Mais c’est souvent ainsi que commencent les ruptures technologiques.
Ce n’est pas encore la voiture fantôme.
Lorsque les premiers clients londoniens montent dans les Ford Mustang Mach-E équipées du système Wayve AI Driver, un conducteur formé et agréé par Transport for London reste présent pour surveiller le trajet et intervenir si nécessaire.
Il faut donc parler de conduite autonome supervisée, et non d’un service entièrement sans conducteur.
Mais le changement reste historique pour le Royaume-Uni.
Depuis ce 3 septembre, des utilisateurs demandant un UberX, Uber Electric ou Uber Comfort peuvent être mis en relation avec l’un de ces véhicules, sans supplément.
Le client conserve la possibilité de refuser et de demander une voiture classique.
Pourquoi Londres est un test important
Tester un véhicule autonome sur une autoroute américaine relativement prévisible est une chose.
Le faire à Londres en est une autre.
Rues étroites, cyclistes, piétons, embouteillages, travaux et comportements imprévisibles rendent la capitale britannique particulièrement complexe.
Wayve cherche précisément à démontrer que son intelligence artificielle peut apprendre à conduire dans ce type d'environnement sans dépendre uniquement de cartes ultra-détaillées et de règles codées pour chaque situation.
La flotte reste petite. Mais c’est souvent ainsi que commencent les ruptures technologiques.
Casablanca en 2030 ?
La question peut sembler prématurée. Elle ne l’est pas forcément.
Le Maroc prépare des infrastructures et des mobilités qui devront fonctionner pendant plusieurs décennies.
Casablanca, Rabat, Tanger ou Marrakech n’auront probablement pas des milliers de robotaxis totalement autonomes demain matin.
Mais elles pourraient accueillir des expérimentations dans des zones contrôlées : aéroports, quartiers d’affaires, campus, zones industrielles ou grands axes précisément cartographiés.
Le Maroc prépare des infrastructures et des mobilités qui devront fonctionner pendant plusieurs décennies.
Casablanca, Rabat, Tanger ou Marrakech n’auront probablement pas des milliers de robotaxis totalement autonomes demain matin.
Mais elles pourraient accueillir des expérimentations dans des zones contrôlées : aéroports, quartiers d’affaires, campus, zones industrielles ou grands axes précisément cartographiés.
Le véhicule n’est que la moitié du problème
Pour accueillir des voitures autonomes, acheter la technologie ne suffit pas.
Voilà pourquoi il faut commencer à réfléchir avant l’arrivée massive de la technologie.
Le lancement londonien ne signifie pas que Casablanca doit commander des robotaxis demain.
Il signifie qu’une technologie longtemps présentée comme futuriste commence progressivement à devenir un service réel.
Le Maroc prépare la mobilité de 2030.
Il serait donc paradoxal de concevoir les infrastructures de demain uniquement pour les véhicules d’hier.
La bonne question n’est plus de savoir si la voiture autonome arrivera. C’est de savoir si nos villes seront prêtes lorsqu’elle demandera à circuler.