Le match nul (0-0) entre l’AS FAR et Al Ahly au Caire, lors de la dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF, a été éclipsé par de graves débordements en tribunes et aux abords du terrain. L’attitude hostile d’une partie du public et les incidents visant les joueurs marocains posent une question centrale : jusqu’où la Confédération africaine de football peut-elle fermer les yeux sans perdre en crédibilité ?
L’AS FAR dénonce un climat hostile et met la CAF devant ses responsabilités.
Au Caire, la soirée qui devait se résumer à une confrontation tactique entre Al Ahly et l’AS FAR s’est transformée en scène de tension inquiétante. Le score final, un 0-0 presque anecdotique, n’a pas retenu l’attention autant que les actes antisportifs ayant visé le club marocain, sur le terrain comme en dehors. Des jets de projectiles, des insultes, des tentatives d’intimidation : le climat décrit par des témoins et des responsables du club dépasse de loin les simples “incidents de tribunes” que le football connaît trop souvent.
Selon plusieurs sources, des bouteilles et objets divers auraient été lancés en direction des joueurs de l’AS FAR au moment de leur sortie du terrain, dans un contexte déjà tendu par l’enjeu sportif et la ferveur d’une partie radicalisée du public local. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de confusion, des mouvements de foule et des heurts entre supporters et forces de l’ordre, confirmant l’ambiance explosive autour de la rencontre.
Face à cela, la direction de l’AS FAR a indiqué son intention de déposer une réclamation officielle auprès de la CAF, dénonçant un climat “hostile, dangereux et contraire à l’esprit du sport”. Au cœur de la contestation : la perception d’un traitement à deux vitesses entre clubs phares du continent, comme Al Ahly, et d’autres formations estimant ne pas bénéficier de la même protection ni de la même considération.
Cette affaire survient alors que la CAF tente de renforcer l’image de sa Ligue des champions, vitrine du football africain, en misant sur une meilleure organisation, des partenariats commerciaux renforcés et une médiatisation accrue. Or, l’accumulation d’incidents liés à la sécurité, à l’arbitrage ou au comportement des supporters fragilise ce travail de fond.
Pour beaucoup d’observateurs, la question n’est plus seulement disciplinaire, mais politique : si les incidents restent impunis ou sont sanctionnés a minima, le message envoyé aux clubs sera celui d’une tolérance dangereuse. À l’inverse, une réaction ferme pourrait marquer un tournant dans la gestion des violences autour des grands matchs africains. Entre prestige des grands clubs, pression des supporters et impératif de justice sportive, la CAF joue une partie décisive pour sa crédibilité future.
Selon plusieurs sources, des bouteilles et objets divers auraient été lancés en direction des joueurs de l’AS FAR au moment de leur sortie du terrain, dans un contexte déjà tendu par l’enjeu sportif et la ferveur d’une partie radicalisée du public local. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de confusion, des mouvements de foule et des heurts entre supporters et forces de l’ordre, confirmant l’ambiance explosive autour de la rencontre.
Face à cela, la direction de l’AS FAR a indiqué son intention de déposer une réclamation officielle auprès de la CAF, dénonçant un climat “hostile, dangereux et contraire à l’esprit du sport”. Au cœur de la contestation : la perception d’un traitement à deux vitesses entre clubs phares du continent, comme Al Ahly, et d’autres formations estimant ne pas bénéficier de la même protection ni de la même considération.
Cette affaire survient alors que la CAF tente de renforcer l’image de sa Ligue des champions, vitrine du football africain, en misant sur une meilleure organisation, des partenariats commerciaux renforcés et une médiatisation accrue. Or, l’accumulation d’incidents liés à la sécurité, à l’arbitrage ou au comportement des supporters fragilise ce travail de fond.
Pour beaucoup d’observateurs, la question n’est plus seulement disciplinaire, mais politique : si les incidents restent impunis ou sont sanctionnés a minima, le message envoyé aux clubs sera celui d’une tolérance dangereuse. À l’inverse, une réaction ferme pourrait marquer un tournant dans la gestion des violences autour des grands matchs africains. Entre prestige des grands clubs, pression des supporters et impératif de justice sportive, la CAF joue une partie décisive pour sa crédibilité future.