Ma patrie… ma souveraineté… mon avenir… L’Istiqlal face au nouveau combat national


L’indépendance fut le grand combat d’hier… La souveraineté est désormais le grand combat de demain… Pour le Parti de l’Istiqlal, cette évolution n’est pas un changement de cap, mais une continuité politique… faire en sorte que le Maroc demeure maître de ses choix, de ses ressources et de son avenir… Avec « Ma patrie… mon avenir », l’Istiqlal inscrit ainsi son projet dans une ambition plus large… construire un Maroc souverain, productif, protecteur et capable d’affronter les nouvelles dépendances du XXIᵉ siècle…



Par Mohammed Yassir Mouline

Au Maroc, certains mots ont une histoire… La souveraineté nationale est de ceux-là… Elle n’est pas née d’une conjoncture électorale, ni d’une mode politique… Elle appartient à la mémoire fondatrice du Parti de l’Istiqlal, à son combat pour l’indépendance, à son attachement à l’intégrité territoriale et à sa conception d’un Maroc maître de ses choix et de son destin…

C’est pourquoi la place accordée à la souveraineté dans le programme législatif 2026-2031 de l’Istiqlal mérite d’être lue comme davantage qu’une série de propositions sectorielles… Elle traduit une vision politique du Maroc… un État qui ne subit pas les transformations du monde, mais qui se donne les moyens de les anticiper, de les maîtriser et d’en tirer profit pour ses citoyens… Le slogan « Ma patrie… mon avenir » trouve ici une profondeur particulière… Il pourrait naturellement se prolonger : « Ma patrie… ma souveraineté… mon avenir » - « وطني... سيادتي... مستقبلي »... Car, dans la pensée istiqlalienne, l’avenir ne peut être séparé de la maîtrise du destin national…
 
Une souveraineté héritée, une souveraineté renouvelée
La force politique de l’Istiqlal réside précisément dans cette capacité à inscrire les enjeux contemporains dans une continuité nationale… Hier, la souveraineté signifiait recouvrer l’indépendance et restaurer la pleine capacité du Maroc à décider de lui-même… Aujourd’hui, elle signifie également produire, nourrir, soigner, protéger, innover, maîtriser les technologies et sécuriser les ressources essentielles… Le combat change de terrain, mais pas de nature…
 
L’Istiqlal entend ainsi porter une souveraineté qui ne soit ni fermeture ni repli… Un Maroc souverain n’est pas un Maroc isolé... C’est un Maroc suffisamment fort pour commercer, investir, accueillir, coopérer et s’ouvrir au monde sans transformer l’ouverture en dépendance… Cette conception traduit une ligne politique claire… l’indépendance acquise hier doit devenir, demain, une indépendance économique, industrielle, alimentaire, énergétique, hydrique, technologique et numérique…
 
Le citoyen au cœur de la souveraineté
C’est là que le projet istiqlalien prend toute sa portée politique… La souveraineté ne doit pas être réservée aux chancelleries, aux stratèges ou aux experts… Elle doit devenir une réalité vécue par le citoyen… Un médicament fabriqué au Maroc, une eau mieux préservée, une agriculture plus résiliente, une énergie sécurisée, une PME intégrée dans une chaîne industrielle, un jeune formé à l’intelligence artificielle, des données nationales protégées… voilà le visage concret de la souveraineté…
 
Le pilier consacré à cette ambition dessine ainsi une véritable doctrine nationale... Souveraineté territoriale dans les provinces du Sud… souveraineté productive par la réindustrialisation et la montée en gamme… souveraineté alimentaire et hydrique face aux changements climatiques… souveraineté énergétique par les renouvelables et l’efficacité… souveraineté numérique et technologique face à la compétition mondiale… Cette approche donne à l’Istiqlal une responsabilité particulière… celle de transformer son héritage historique en projet de puissance nationale au service du progrès social
 
L’Istiqlal face au Maroc de 2030 et au-delà
La question politique fondamentale n’est donc plus seulement : quel Maroc voulons-nous ? Elle devient : de quels moyens disposons-nous pour choisir librement le Maroc que nous voulons ?... C’est précisément là que se situe l’ambition de l’Istiqlal… Faire de la souveraineté un critère de l’action publique, c’est demander à chaque politique si elle réduit les vulnérabilités du pays, renforce ses capacités et crée davantage de valeur sur son territoire… Cette démarche appelle aussi une exigence démocratique… La souveraineté de l’État doit aller de pair avec la responsabilité, la transparence, l’évaluation des politiques publiques et le contrôle humain des nouvelles technologies... Un Maroc souverain doit être également un Maroc confiant dans ses citoyens et dans ses institutions… L’Istiqlal peut ainsi revendiquer une filiation politique forte… celle d’un parti dont l’histoire s’est construite autour de l’idée que le Maroc doit être maître de son destin…
 
Mais l’enjeu de 2026 n’est évidemment plus celui de 1944… La souveraineté du XXIᵉ siècle se gagne aussi dans les usines, les laboratoires, les universités, les exploitations agricoles, les réseaux électriques, les centres de données, les entreprises marocaines… et désormais dans les serveurs et les algorithmes… L’Istiqlal propose donc de prolonger le combat national par un nouveau combat… celui de la capacité du Maroc à décider, produire, protéger et anticiper… Hier, il fallait conquérir l’indépendance… Aujourd’hui, il faut lui donner les moyens de durer…
 
La souveraineté ne consiste plus seulement à défendre ce que nous avons conquis… elle consiste à maîtriser ce que nous voulons devenir… C’est cette continuité que l’Istiqlal entend porter… de l’indépendance politique à la souveraineté intégrale, de la mémoire du combat national à la responsabilité de préparer l’avenir... « Ma patrie… ma souveraineté… mon avenir… » Trois mots pour un même choix… que le Maroc ne subisse jamais son destin, mais qu’il continue à l’écrire de sa propre main… Trois mots, une même conviction… un Maroc qui maîtrise ses choix est un Maroc qui maîtrise son avenir… Wa
Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.


Lundi 14 Septembre 2026

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