Mais qui alimente l'arsenal de l'État Hébreu ?


Rédigé par AB & IA le Samedi 16 Décembre 2023

Dans un monde où la paix semble être une utopie lointaine, l'État hébreu se dresse comme un colosse militaire, une anomalie dans l'échiquier géopolitique.



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Tel-Aviv, avec son complexe militaro-industriel puissant, défie les normes par sa taille et sa population, mais surtout par son appétit insatiable pour les armements. Mais d'où vient cette soif de puissance ? Qui sont les complices silencieux de cette course aux armements qui alimentent la machine de guerre israélienne ?

L'Amérique, le fidèle allié, se tient en première ligne. Depuis la fondation d'Israël, les États-Unis ont été son soutien indéfectible, politiquement, économiquement, et surtout militairement. Cette relation, hautement symbiotique, voit les entreprises de défense américaines bénéficier de contrats juteux, garantissant ainsi que 92% des importations d'armes israéliennes entre 2017 et 2021 proviennent des États-Unis. Un chiffre qui révèle l'ampleur de cette alliance stratégique, mais aussi l'indifférence face aux conséquences de cette surmilitarisation.

Mais l'Oncle Sam n'est pas le seul à jouer ce jeu dangereux. L'Allemagne et l'Italie, les plus gros vendeurs européens, se joignent à cette danse macabre. Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), l'Allemagne a représenté 6,9% des achats d'armes israéliennes de 2017 à 2021, avec l'Italie suivant de près. Ces chiffres, bien que plus modestes que ceux des États-Unis, soulignent une complicité européenne dans l'escalade militaire au Moyen-Orient.

Israël, malgré son industrie de défense florissante, reste dépendant de ces importations pour des équipements clés, notamment dans l'aviation. La dépendance à l'égard des États-Unis est particulièrement flagrante dans ce domaine, avec l'acquisition de la flotte de F-35I Adir et d'autres appareils américains qui dominent la force aérienne israélienne. Cette dépendance de plus d'un demi-siècle révèle une réalité troublante : l'État hébreu est à la fois maître et esclave de son arsenal.

Mais au-delà des chiffres et des contrats, c'est l'indifférence morale qui choque. Ces nations, qui se posent en gardiens de la paix mondiale, ferment les yeux sur les conséquences de leurs ventes d'armes. Chaque missile, chaque avion de chasse, chaque hélicoptère vendu à Israël n'est pas seulement une transaction commerciale, c'est une approbation tacite des conflits qui déchirent le Moyen-Orient.

Il est temps de se poser les vraies questions. Jusqu'où irons-nous dans cette course aux armements ? Combien de vies devront être sacrifiées sur l'autel de la géopolitique et des intérêts économiques ? Les nations responsables de ces ventes doivent être tenues pour responsables, non seulement pour leurs actions, mais aussi pour leur silence.

En fin de compte, l'histoire ne se souviendra pas seulement de ceux qui ont tiré les balles, mais aussi de ceux qui les ont fournies.

L'heure est venue de briser ce cycle infernal, de repenser notre approche de la sécurité mondiale et de reconnaître que la paix ne peut être achetée au canon d'un fusil.




Samedi 16 Décembre 2023
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