Analyse hebdomadaire en partenariat avec AFI
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Alors que les volumes d’échanges sur le marché central avaient atteint 734,2 millions de dirhams la semaine dernière, ils se sont limités à 603,7 millions de dirhams cette semaine. La moyenne mobile 20 jours des volumes recule ainsi à 134,8 millions de dirhams, un nouveau plus bas qui n’avait plus été observé depuis fin novembre 2023. À titre de comparaison, la moyenne mobile 200 jours ressort à 394,5 millions de dirhams, celle à 100 jours à 306,7 millions de dirhams et celle à 50 jours à 210,4 millions de dirhams, illustrant un déficit persistant de profondeur et une capacité d’absorption limitée des flux vendeurs.
Valeurs du MASI 20
Au sein du MASI 20, qui regroupe les 20 valeurs les plus liquides parmi les 40 plus grandes capitalisations boursières en termes de flottant – c’est‑à‑dire la part du capital la plus susceptible de faire l’objet de transactions sur le marché central –, les plus forts volumes hebdomadaires ont été enregistrés sur Attijariwafa bank (74,2 millions de dirhams), Marsa Maroc (près de 63 millions), TGCC (51,4 millions), Maroc Telecom (près de 47 millions) et Holcim Maroc (ex‑LafargeHolcim Maroc) avec 30,3 millions de dirhams.
Les plus fortes variations haussières du MASI 20 ont été observées sur Label’Vie (+4,23%), Holcim Maroc (+3,76%), Jet Contractors et CDM ( +3,5%). À l’inverse, les principaux reculs hebdomadaires concernent Sonasid (–2,46%), Alliances (–2,70%), Résidences Dar Saada (–3,18%) et Cosumar (–6,21%).
Dividendes et actualités émetteurs
D’après les données disponibles sur le site de la Bourse de Casablanca, trois valeurs mentionnées ont détaché leur dividende cette semaine : Sonasid, Alliances et Cosumar, ce qui explique en partie leur présence parmi les plus fortes baisses de cours. Pour Cosumar, le détachement d’un dividende de 9 dirhams sur un cours de 195 dirhams à la veille de l’opération correspond à un rendement de 4,6%, qui a mécaniquement pesé à hauteur de 4,6 points sur la performance hebdomadaire du titre.
Du côté des publications, Label’Vie et Auto Hall ont communiqué sur leurs indicateurs du deuxième trimestre 2026, tandis que Maroc Telecom a publié ses résultats du premier semestre 2026. Label’Vie célèbre ses 40 ans avec un chiffre d’affaires T1 2026 en hausse de 16,4%, des ventes à périmètre comparable en progression de 7,1% sur les cinq premiers mois (et +16,2% en mai), portées par une expansion rapide du réseau, et réaffirme son objectif « Vision 2028 » d’un chiffre d’affaires de 28 milliards de dirhams avec une marge d’EBITDA d’environ 9,3%. Maroc Telecom affiche au premier semestre 2026 une croissance solide de son chiffre d’affaires (+5,4% à 19,0 milliards de dirhams), portée par la data mobile et fixe et par les filiales Moov Africa, avec une marge d’EBITDA toujours élevée (50,2%) et des résultats en ligne avec ses objectifs 2026. Auto Hall présente une forte dynamique commerciale au premier semestre 2026, avec un chiffre d’affaires consolidé en hausse de 25,7% à 3 365 millions de dirhams, des ventes de véhicules neufs en progression de 25,8% et un renforcement de sa part de marché à 9,9%, contre 9,2% un an plus tôt.
Calendrier économique international et principaux marchés mondiaux (à vendredi 16 h 30)
La semaine du 20 au 24 juillet a confirmé un environnement contrasté : l’inflation canadienne ressort à 2,8% (contre 2,9% attendu) et celle du Japon à 1,7% en juin, après 1,5% en mai. L’indice ZEW allemand de sentiment économique surprend positivement à 26,3 (vs 18 de consensus), tandis que l’inflation britannique (2,6% vs 2,7%), l’indice de confiance GfK (–29,6 vs –28,5) et les ventes au détail au Royaume‑Uni envoient des signaux mitigés. Le tout se déroule sur fond de statu quo de la BCE (taux de dépôt à 2,25%) et de PMI manufacturiers et services légèrement supérieurs aux attentes en zone euro et au Royaume‑Uni.
Aux États‑Unis, le S&P 500 s’oriente vers une performance hebdomadaire légèrement négative, autour de –0,1%, pénalisé par la correction des valeurs technologiques et la remontée des prix du pétrole, tandis que le Nasdaq fait un peu moins bien. En Europe, le Stoxx 600 évolue autour de l’équilibre, dans un contexte où les indicateurs d’activité restent mitigés et où la BCE apparaît proche d’un plateau de taux, sans catalyseur majeur pour un nouveau mouvement haussier.
En Asie, malgré une forte correction vendredi liée aux valeurs technologiques et aux tensions géopolitiques, le Nikkei progresse de 0,7% sur la semaine et le Topix de plus de 2%, signant leurs premières hausses hebdomadaires en trois semaines. En Chine, après un net repli vendredi lié aux nouveaux tarifs américains et à la pression sur les technologiques, le Shanghai Composite gagne tout de même 1,33% sur la semaine et le Shenzhen Component 0,49%.
Sur le front des matières premières, le Brent poursuit sa progression et enregistre une hausse proche de 10% sur la semaine, dans un environnement marqué par les tensions militaires entre les États‑Unis et l’Iran et par les anticipations d’une offre plus contrainte. Cette dynamique renforce les risques inflationnistes globaux et constitue un facteur de pression supplémentaire pour les économies importatrices d’énergie.
Calendrier économique africain et principaux indices du continent
Le calendrier africain du 20 au 24 juillet met en évidence une inflation globalement contenue mais hétérogène : l’inflation éthiopienne s’établit à 13,9%, tandis que le Maroc enregistre en juin un repli notable, avec un indice des prix à la consommation passant de 1,2% à 0,3% en glissement annuel. En Afrique du Sud, l’inflation remonte à 5% (vs 4,7% attendu), ce qui renforce le biais restrictif de la banque centrale, qui maintient néanmoins son taux directeur à 7%, en ligne avec les attentes. Les ventes au détail sud‑africaines affichent une hausse de 2,3% en glissement annuel.
Côté marchés actions, sur la semaine du 20 au 24 juillet, le FTSE/JSE Top 40 progresse d’environ 0,2%, soutenu par les valeurs financières et minières, dans un climat d’optimisme prudent lié au nouveau gouvernement de coalition et au maintien d’une politique monétaire restrictive mais stable en Afrique du Sud. L’EGX30 égyptien gagne 1,9% sur la semaine, porté par une forte séance en début de période, la stabilisation des taux directeurs et un sentiment positif lié aux anticipations de croissance bénéficiaire et aux flux étrangers. Le NGX30 nigérian s’apprécie de 1,66%, soutenu par une succession de séances haussières sur les valeurs bancaires et industrielles, dans un contexte de liquidité robuste et de confiance domestique élevée. Le NSE 20 kényan avance de 1,01%, tiré par les valeurs bancaires et télécoms, de bons résultats d’entreprises et un environnement macroéconomique encore porteur malgré une hausse des sorties nettes d’investisseurs étrangers. Enfin, le BRVM Composite progresse de 1,21%, aidé par la bonne tenue des financières et de certaines valeurs de consommation, dans un contexte macro UEMOA globalement stable et de volumes en amélioration, malgré un début de semaine encore marqué par des prises de bénéfices.
Implications pour le marché marocain
Pour la Bourse de Casablanca, la combinaison d’un marché local en manque de profondeur, de volumes nettement inférieurs aux moyennes historiques et d’un environnement international marqué par des tensions géopolitiques et une visibilité limitée sur la trajectoire des taux explique le positionnement encore très prudent des investisseurs. La reprise récente de quelques grandes capitalisations du MASI 20, conjuguée à la hausse du Brent et à la progression modérée des taux longs, renforce la sélectivité des titres.
Valeurs du MASI 20
Au sein du MASI 20, qui regroupe les 20 valeurs les plus liquides parmi les 40 plus grandes capitalisations boursières en termes de flottant – c’est‑à‑dire la part du capital la plus susceptible de faire l’objet de transactions sur le marché central –, les plus forts volumes hebdomadaires ont été enregistrés sur Attijariwafa bank (74,2 millions de dirhams), Marsa Maroc (près de 63 millions), TGCC (51,4 millions), Maroc Telecom (près de 47 millions) et Holcim Maroc (ex‑LafargeHolcim Maroc) avec 30,3 millions de dirhams.
Les plus fortes variations haussières du MASI 20 ont été observées sur Label’Vie (+4,23%), Holcim Maroc (+3,76%), Jet Contractors et CDM ( +3,5%). À l’inverse, les principaux reculs hebdomadaires concernent Sonasid (–2,46%), Alliances (–2,70%), Résidences Dar Saada (–3,18%) et Cosumar (–6,21%).
Dividendes et actualités émetteurs
D’après les données disponibles sur le site de la Bourse de Casablanca, trois valeurs mentionnées ont détaché leur dividende cette semaine : Sonasid, Alliances et Cosumar, ce qui explique en partie leur présence parmi les plus fortes baisses de cours. Pour Cosumar, le détachement d’un dividende de 9 dirhams sur un cours de 195 dirhams à la veille de l’opération correspond à un rendement de 4,6%, qui a mécaniquement pesé à hauteur de 4,6 points sur la performance hebdomadaire du titre.
Du côté des publications, Label’Vie et Auto Hall ont communiqué sur leurs indicateurs du deuxième trimestre 2026, tandis que Maroc Telecom a publié ses résultats du premier semestre 2026. Label’Vie célèbre ses 40 ans avec un chiffre d’affaires T1 2026 en hausse de 16,4%, des ventes à périmètre comparable en progression de 7,1% sur les cinq premiers mois (et +16,2% en mai), portées par une expansion rapide du réseau, et réaffirme son objectif « Vision 2028 » d’un chiffre d’affaires de 28 milliards de dirhams avec une marge d’EBITDA d’environ 9,3%. Maroc Telecom affiche au premier semestre 2026 une croissance solide de son chiffre d’affaires (+5,4% à 19,0 milliards de dirhams), portée par la data mobile et fixe et par les filiales Moov Africa, avec une marge d’EBITDA toujours élevée (50,2%) et des résultats en ligne avec ses objectifs 2026. Auto Hall présente une forte dynamique commerciale au premier semestre 2026, avec un chiffre d’affaires consolidé en hausse de 25,7% à 3 365 millions de dirhams, des ventes de véhicules neufs en progression de 25,8% et un renforcement de sa part de marché à 9,9%, contre 9,2% un an plus tôt.
Calendrier économique international et principaux marchés mondiaux (à vendredi 16 h 30)
La semaine du 20 au 24 juillet a confirmé un environnement contrasté : l’inflation canadienne ressort à 2,8% (contre 2,9% attendu) et celle du Japon à 1,7% en juin, après 1,5% en mai. L’indice ZEW allemand de sentiment économique surprend positivement à 26,3 (vs 18 de consensus), tandis que l’inflation britannique (2,6% vs 2,7%), l’indice de confiance GfK (–29,6 vs –28,5) et les ventes au détail au Royaume‑Uni envoient des signaux mitigés. Le tout se déroule sur fond de statu quo de la BCE (taux de dépôt à 2,25%) et de PMI manufacturiers et services légèrement supérieurs aux attentes en zone euro et au Royaume‑Uni.
Aux États‑Unis, le S&P 500 s’oriente vers une performance hebdomadaire légèrement négative, autour de –0,1%, pénalisé par la correction des valeurs technologiques et la remontée des prix du pétrole, tandis que le Nasdaq fait un peu moins bien. En Europe, le Stoxx 600 évolue autour de l’équilibre, dans un contexte où les indicateurs d’activité restent mitigés et où la BCE apparaît proche d’un plateau de taux, sans catalyseur majeur pour un nouveau mouvement haussier.
En Asie, malgré une forte correction vendredi liée aux valeurs technologiques et aux tensions géopolitiques, le Nikkei progresse de 0,7% sur la semaine et le Topix de plus de 2%, signant leurs premières hausses hebdomadaires en trois semaines. En Chine, après un net repli vendredi lié aux nouveaux tarifs américains et à la pression sur les technologiques, le Shanghai Composite gagne tout de même 1,33% sur la semaine et le Shenzhen Component 0,49%.
Sur le front des matières premières, le Brent poursuit sa progression et enregistre une hausse proche de 10% sur la semaine, dans un environnement marqué par les tensions militaires entre les États‑Unis et l’Iran et par les anticipations d’une offre plus contrainte. Cette dynamique renforce les risques inflationnistes globaux et constitue un facteur de pression supplémentaire pour les économies importatrices d’énergie.
Calendrier économique africain et principaux indices du continent
Le calendrier africain du 20 au 24 juillet met en évidence une inflation globalement contenue mais hétérogène : l’inflation éthiopienne s’établit à 13,9%, tandis que le Maroc enregistre en juin un repli notable, avec un indice des prix à la consommation passant de 1,2% à 0,3% en glissement annuel. En Afrique du Sud, l’inflation remonte à 5% (vs 4,7% attendu), ce qui renforce le biais restrictif de la banque centrale, qui maintient néanmoins son taux directeur à 7%, en ligne avec les attentes. Les ventes au détail sud‑africaines affichent une hausse de 2,3% en glissement annuel.
Côté marchés actions, sur la semaine du 20 au 24 juillet, le FTSE/JSE Top 40 progresse d’environ 0,2%, soutenu par les valeurs financières et minières, dans un climat d’optimisme prudent lié au nouveau gouvernement de coalition et au maintien d’une politique monétaire restrictive mais stable en Afrique du Sud. L’EGX30 égyptien gagne 1,9% sur la semaine, porté par une forte séance en début de période, la stabilisation des taux directeurs et un sentiment positif lié aux anticipations de croissance bénéficiaire et aux flux étrangers. Le NGX30 nigérian s’apprécie de 1,66%, soutenu par une succession de séances haussières sur les valeurs bancaires et industrielles, dans un contexte de liquidité robuste et de confiance domestique élevée. Le NSE 20 kényan avance de 1,01%, tiré par les valeurs bancaires et télécoms, de bons résultats d’entreprises et un environnement macroéconomique encore porteur malgré une hausse des sorties nettes d’investisseurs étrangers. Enfin, le BRVM Composite progresse de 1,21%, aidé par la bonne tenue des financières et de certaines valeurs de consommation, dans un contexte macro UEMOA globalement stable et de volumes en amélioration, malgré un début de semaine encore marqué par des prises de bénéfices.
Implications pour le marché marocain
Pour la Bourse de Casablanca, la combinaison d’un marché local en manque de profondeur, de volumes nettement inférieurs aux moyennes historiques et d’un environnement international marqué par des tensions géopolitiques et une visibilité limitée sur la trajectoire des taux explique le positionnement encore très prudent des investisseurs. La reprise récente de quelques grandes capitalisations du MASI 20, conjuguée à la hausse du Brent et à la progression modérée des taux longs, renforce la sélectivité des titres.