Marchés publics : l’État relève les seuils et allège les procédures


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Jeudi 9 Avril 2026

Moins de paperasse pour les petits contrats, plus de visibilité pour les projets structurants. Un nouvel arrêté du ministère du Budget relève les seuils à partir desquels les marchés publics doivent être publiés pendant quarante jours, simplifiant ainsi la commande publique tout en maintenant la concurrence sur les grands projets.



Les petits contrats publics respirent enfin. Avec la hausse des seuils de publication décidée par le ministre délégué au Budget, Fouzi Lekjaa, l’État met un terme au “mille-feuilles administratif” qui ralentissait les achats courants et compliquait la vie des entreprises.
 

L’objectif est clair : alléger les procédures pour les dépenses courantes et concentrer la publicité longue sur les projets structurants. Le texte, pris en application de l’article 23 du décret n° 2.22.431, redéfinit les seuils de publicité à quarante jours minimum selon la nature du marché et le type d’entité adjudicatrice.
 

Pour les marchés de travaux, un seuil unique de 65.086.000 dirhams hors taxes est désormais fixé, quelle que soit l’entité contractante État, collectivités territoriales ou établissements publics. Une simplification bienvenue, alors que les écarts précédents pouvaient créer confusion et retards.
 

Pour les fournitures et services, les seuils varient toujours selon le pouvoir adjudicateur : 1.692.236 dirhams HT pour l’État, 4.621.106 dirhams HT pour les collectivités territoriales et 8.700.000 dirhams HT pour les établissements publics. Cette hausse significative vise à réduire le nombre d’appels d’offres formels pour les achats de moindre importance tout en maintenant une mise en concurrence adaptée aux enjeux.
 

L’équilibre reste crucial. Réduire le formalisme pour les petits marchés permet d’accélérer les opérations courantes, mais les projets de grande envergure conservent une exigence stricte de publicité, garantissant concurrence et équité.
 

Dans un contexte où la commande publique représente un levier stratégique pour l’économie, cette réforme illustre la volonté de rendre l’action publique plus agile, tout en respectant les principes de bonne gouvernance.
 

Moins de lourdeur, plus de ciblage : la réforme corrige certains excès du système sans le bouleverser. Reste à observer si cette nouvelle mécanique tiendra sa promesse d’efficacité tout en préservant la confiance des acteurs économiques.





Jeudi 9 Avril 2026
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