Mais il faut avoir le courage de le dire :
Ce retour reste parfois difficile.
La fatigue des routes européennes, l’attente aux ports, l’incertitude des horaires, les formalités, les enfants épuisés, les personnes âgées vulnérables, les besoins d’information, les imprévus médicaux, les files, les correspondances, les changements de dernière minute peuvent transformer un moment de joie en épreuve.
C’est ici que le numérique et l’intelligence artificielle peuvent jouer un rôle décisif. Non pas pour remplacer l’accueil humain, mais pour l’augmenter.
Non pas pour déshumaniser Marhaba, mais pour rendre Marhaba encore plus humaine.
Dans mon livre L’intelligence artificielle au Maroc – Souveraineté, inclusion et transformation systémique, j’ai défendu l’idée que l’IA ne doit pas être pensée seulement comme une technologie spectaculaire réservée aux entreprises, aux laboratoires ou aux grandes administrations.
Elle doit être mobilisée pour résoudre des problèmes concrets, améliorer la vie quotidienne, réduire les frictions, accompagner les citoyens et renforcer la confiance entre l’État, les institutions et les usagers.
L’opération Marhaba est précisément un cas d’usage majeur. Imaginons un assistant intelligent multilingue, accessible par WhatsApp, application mobile, site web, borne interactive ou centre d’appel augmenté. Il pourrait informer en français, arabe, darija, amazigh, espagnol, italien, néerlandais ou anglais.
Il pourrait répondre aux questions avant le départ, pendant le voyage et à l’arrivée. Il pourrait indiquer les documents nécessaires, les itinéraires, les temps d’attente estimés, les points d’accueil, les numéros utiles, les services médicaux, les informations douanières, les droits des voyageurs, les aides disponibles et les alternatives en cas de perturbation.
La fatigue des routes européennes, l’attente aux ports, l’incertitude des horaires, les formalités, les enfants épuisés, les personnes âgées vulnérables, les besoins d’information, les imprévus médicaux, les files, les correspondances, les changements de dernière minute peuvent transformer un moment de joie en épreuve.
C’est ici que le numérique et l’intelligence artificielle peuvent jouer un rôle décisif. Non pas pour remplacer l’accueil humain, mais pour l’augmenter.
Non pas pour déshumaniser Marhaba, mais pour rendre Marhaba encore plus humaine.
Dans mon livre L’intelligence artificielle au Maroc – Souveraineté, inclusion et transformation systémique, j’ai défendu l’idée que l’IA ne doit pas être pensée seulement comme une technologie spectaculaire réservée aux entreprises, aux laboratoires ou aux grandes administrations.
Elle doit être mobilisée pour résoudre des problèmes concrets, améliorer la vie quotidienne, réduire les frictions, accompagner les citoyens et renforcer la confiance entre l’État, les institutions et les usagers.
L’opération Marhaba est précisément un cas d’usage majeur. Imaginons un assistant intelligent multilingue, accessible par WhatsApp, application mobile, site web, borne interactive ou centre d’appel augmenté. Il pourrait informer en français, arabe, darija, amazigh, espagnol, italien, néerlandais ou anglais.
Il pourrait répondre aux questions avant le départ, pendant le voyage et à l’arrivée. Il pourrait indiquer les documents nécessaires, les itinéraires, les temps d’attente estimés, les points d’accueil, les numéros utiles, les services médicaux, les informations douanières, les droits des voyageurs, les aides disponibles et les alternatives en cas de perturbation.
Mais il ne s’agit pas seulement d’un chatbot.
Il faut penser un véritable Marhaba intelligent, fondé sur les données, la coordination, l’anticipation et l’écoute. Les flux pourraient être mieux prévus. Les pics d’arrivée mieux anticipés. Les ressources mieux réparties.
Les familles vulnérables mieux repérées.
Les personnes âgées, les enfants, les personnes en situation de handicap ou les voyageurs en difficulté pourraient être orientés plus rapidement vers les bons services.
L’IA pourrait aider à détecter les zones de congestion, à recommander des créneaux de passage, à fluidifier les files, à mieux coordonner ports, aéroports, douanes, police, transporteurs, assistance sociale, services médicaux, banques, opérateurs télécoms, régions et communes d’accueil.
Elle pourrait aussi produire un tableau de bord national en temps réel pour mieux servir les Marocains du monde.
Où arrivent-ils ? Par quels points d’entrée ? Avec quels besoins ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? Quelles régions rejoignent-ils ? Quels services demandent-ils le plus ? Où faut-il renforcer l’accueil ? Où faut-il mieux informer ? Où faut-il agir avant que le problème n’apparaisse ?
Ce serait cela, une intelligence artificielle utile au Maroc. Une IA qui ne parle pas seulement d’innovation, mais qui réduit l’attente d’une famille. Une IA qui ne se contente pas de produire des textes, mais qui aide un père à trouver une information fiable à deux heures du matin.
Une IA qui ne remplace pas l’assistante sociale, le médecin, le douanier, le bénévole ou l’agent d’accueil, mais qui leur donne de meilleurs outils pour agir vite, bien et avec dignité.
Les familles vulnérables mieux repérées.
Les personnes âgées, les enfants, les personnes en situation de handicap ou les voyageurs en difficulté pourraient être orientés plus rapidement vers les bons services.
L’IA pourrait aider à détecter les zones de congestion, à recommander des créneaux de passage, à fluidifier les files, à mieux coordonner ports, aéroports, douanes, police, transporteurs, assistance sociale, services médicaux, banques, opérateurs télécoms, régions et communes d’accueil.
Elle pourrait aussi produire un tableau de bord national en temps réel pour mieux servir les Marocains du monde.
Où arrivent-ils ? Par quels points d’entrée ? Avec quels besoins ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? Quelles régions rejoignent-ils ? Quels services demandent-ils le plus ? Où faut-il renforcer l’accueil ? Où faut-il mieux informer ? Où faut-il agir avant que le problème n’apparaisse ?
Ce serait cela, une intelligence artificielle utile au Maroc. Une IA qui ne parle pas seulement d’innovation, mais qui réduit l’attente d’une famille. Une IA qui ne se contente pas de produire des textes, mais qui aide un père à trouver une information fiable à deux heures du matin.
Une IA qui ne remplace pas l’assistante sociale, le médecin, le douanier, le bénévole ou l’agent d’accueil, mais qui leur donne de meilleurs outils pour agir vite, bien et avec dignité.
Car Marhaba n’est pas seulement une affaire de flux.
C’est une affaire de respect. Le Marocain du monde ne demande pas seulement qu’on lui dise bienvenue. Il demande qu’on comprenne son parcours. Il demande qu’on respecte sa fatigue.
Il demande qu’on reconnaisse son attachement. Il demande que ses enfants vivent le retour au Maroc comme une joie, non comme une complication. Il demande que le lien avec le pays soit facilité, non découragé par des obstacles inutiles.
C’est encore plus important pour la diaspora+.
Les enfants et petits-enfants des Marocains du monde ne vivent pas le Maroc de la même manière que leurs parents. Leur lien est plus fragile, plus culturel, plus symbolique, plus numérique aussi. Pour eux, chaque voyage compte.
Une arrivée bien organisée peut renforcer l’attachement.
Une expérience difficile peut l’affaiblir. Le Maroc doit donc comprendre que l’accueil est aussi une politique de transmission. Marhaba devrait devenir une grande école de la relation entre le Maroc et sa diaspora. C’est pourquoi il faut aller plus loin.
L’opération Marhaba pourrait devenir le socle d’un Twin Diaspora, un jumeau numérique humain et territorial reliant les Marocains du monde aux douze régions du Royaume. Le voyage ne serait plus seulement un moment d’entrée sur le territoire.
Il deviendrait aussi une occasion de mieux connaître les attentes, les compétences, les projets, les besoins et les contributions possibles de cette treizième région humaine qu’est la diaspora marocaine.
Un Marocain du monde qui arrive au port de Tanger Med, à Nador, à Al Hoceima, à Casablanca, à Marrakech, à Rabat ou à Agadir ne vient pas seulement consommer quelques semaines de vacances.
Il peut être investisseur, enseignant, médecin, ingénieur, chercheur, entrepreneur, artiste, étudiant, retraité actif, mentor ou relais culturel. Il peut aider une région, accompagner une école, soutenir un projet, créer une entreprise, ouvrir un réseau, transmettre une compétence.
Encore faut-il que le pays sache l’identifier, l’écouter, l’orienter et lui proposer un parcours clair.
Il demande qu’on reconnaisse son attachement. Il demande que ses enfants vivent le retour au Maroc comme une joie, non comme une complication. Il demande que le lien avec le pays soit facilité, non découragé par des obstacles inutiles.
C’est encore plus important pour la diaspora+.
Les enfants et petits-enfants des Marocains du monde ne vivent pas le Maroc de la même manière que leurs parents. Leur lien est plus fragile, plus culturel, plus symbolique, plus numérique aussi. Pour eux, chaque voyage compte.
Une arrivée bien organisée peut renforcer l’attachement.
Une expérience difficile peut l’affaiblir. Le Maroc doit donc comprendre que l’accueil est aussi une politique de transmission. Marhaba devrait devenir une grande école de la relation entre le Maroc et sa diaspora. C’est pourquoi il faut aller plus loin.
L’opération Marhaba pourrait devenir le socle d’un Twin Diaspora, un jumeau numérique humain et territorial reliant les Marocains du monde aux douze régions du Royaume. Le voyage ne serait plus seulement un moment d’entrée sur le territoire.
Il deviendrait aussi une occasion de mieux connaître les attentes, les compétences, les projets, les besoins et les contributions possibles de cette treizième région humaine qu’est la diaspora marocaine.
Un Marocain du monde qui arrive au port de Tanger Med, à Nador, à Al Hoceima, à Casablanca, à Marrakech, à Rabat ou à Agadir ne vient pas seulement consommer quelques semaines de vacances.
Il peut être investisseur, enseignant, médecin, ingénieur, chercheur, entrepreneur, artiste, étudiant, retraité actif, mentor ou relais culturel. Il peut aider une région, accompagner une école, soutenir un projet, créer une entreprise, ouvrir un réseau, transmettre une compétence.
Encore faut-il que le pays sache l’identifier, l’écouter, l’orienter et lui proposer un parcours clair.
C’est là que le numérique devient stratégique.
L’enjeu n’est pas de multiplier les plateformes. Le Maroc en a déjà beaucoup. L’enjeu est de les relier. Il faut passer d’une logique de dispositifs dispersés à une logique de parcours intégré.
Le Marocain du monde ne doit pas avoir à chercher partout. Il doit pouvoir trouver, comprendre, comparer, choisir, être accompagné et suivre.
Marhaba pourrait être la porte d’entrée de cette nouvelle relation. À l’arrivée, on accueille. Pendant le séjour, on informe. Après le retour dans le pays de résidence, on garde le lien. Toute l’année, on accompagne.
Ainsi, Marhaba ne serait plus seulement une opération estivale. Elle deviendrait une politique permanente de lien, de confiance et de reconnaissance. Mais cette transformation doit rester profondément éthique. Les données personnelles doivent être protégées. Le consentement doit être clair.
L’usage des informations doit être transparent. L’IA ne doit jamais devenir un instrument de contrôle. Elle doit rester un instrument d’aide, de simplification, de coordination et de service.
Le Maroc a là une occasion unique : montrer qu’une IA souveraine n’est pas seulement une IA produite localement ou hébergée localement.
C’est aussi une IA pensée à partir de nos réalités, de nos familles, de nos routes, de nos ports, de nos langues, de nos fragilités, de nos liens affectifs et de notre histoire migratoire.
L’intelligence artificielle ne vaut que si elle améliore concrètement la vie humaine. Pour Marhaba, cela veut dire moins d’attente, moins d’incertitude, moins de fatigue, moins d’angoisse. Cela veut dire plus d’information, plus d’orientation, plus de dignité, plus de fluidité, plus de chaleur. Cela veut dire que la technologie doit se mettre au service d’un mot simple, mais immense : bienvenue.
Car au fond, Marhaba n’est pas seulement un nom d’opération. C’est une promesse.
Et cette promesse mérite aujourd’hui d’être portée par le meilleur du Maroc : son sens de l’accueil, son humanité, son intelligence collective, son numérique, son IA, et surtout sa capacité à dire à ses enfants du monde entier : vous n’êtes pas seulement de passage, vous êtes chez vous.
Par Dr Az-Eddine Bennani.
Le Marocain du monde ne doit pas avoir à chercher partout. Il doit pouvoir trouver, comprendre, comparer, choisir, être accompagné et suivre.
Marhaba pourrait être la porte d’entrée de cette nouvelle relation. À l’arrivée, on accueille. Pendant le séjour, on informe. Après le retour dans le pays de résidence, on garde le lien. Toute l’année, on accompagne.
Ainsi, Marhaba ne serait plus seulement une opération estivale. Elle deviendrait une politique permanente de lien, de confiance et de reconnaissance. Mais cette transformation doit rester profondément éthique. Les données personnelles doivent être protégées. Le consentement doit être clair.
L’usage des informations doit être transparent. L’IA ne doit jamais devenir un instrument de contrôle. Elle doit rester un instrument d’aide, de simplification, de coordination et de service.
Le Maroc a là une occasion unique : montrer qu’une IA souveraine n’est pas seulement une IA produite localement ou hébergée localement.
C’est aussi une IA pensée à partir de nos réalités, de nos familles, de nos routes, de nos ports, de nos langues, de nos fragilités, de nos liens affectifs et de notre histoire migratoire.
L’intelligence artificielle ne vaut que si elle améliore concrètement la vie humaine. Pour Marhaba, cela veut dire moins d’attente, moins d’incertitude, moins de fatigue, moins d’angoisse. Cela veut dire plus d’information, plus d’orientation, plus de dignité, plus de fluidité, plus de chaleur. Cela veut dire que la technologie doit se mettre au service d’un mot simple, mais immense : bienvenue.
Car au fond, Marhaba n’est pas seulement un nom d’opération. C’est une promesse.
Et cette promesse mérite aujourd’hui d’être portée par le meilleur du Maroc : son sens de l’accueil, son humanité, son intelligence collective, son numérique, son IA, et surtout sa capacité à dire à ses enfants du monde entier : vous n’êtes pas seulement de passage, vous êtes chez vous.
Par Dr Az-Eddine Bennani.