Par Abdelghani El Arrasse Analyste économique Membre de L’AEI
L’appel lancé par A2I – Alliance des Deux Intelligences, Humaines et Artificielles – pose une question qui dépasse largement la technologie : quel avenir voulons-nous construire avec l’intelligence artificielle ?
La question est pertinente.
Mais je souhaiterais en proposer une autre, complémentaire :
Comment transformer l’alliance entre intelligence humaine et intelligence artificielle en véritable avantage économique et social pour le Maroc ?
Car l’IA n’est plus seulement un sujet technologique. Elle devient progressivement un facteur de productivité, de compétitivité, d’organisation du travail, de formation et même de souveraineté économique.
Le véritable enjeu des prochaines années sera donc moins de savoir qui utilise l’IA que de savoir qui saura créer de la valeur grâce à elle.
L’IA ne remplacera pas l’intelligence humaine : elle en modifiera la valeur
Le débat sur l’intelligence artificielle est encore trop souvent résumé à une question :
« L’IA va-t-elle remplacer l’être humain ? »
La réalité sera probablement beaucoup plus complexe.
Dans de nombreux métiers, ce ne sera pas nécessairement l’IA qui remplacera l’homme. Ce seront parfois des professionnels sachant travailler avec l’IA qui prendront un avantage sur ceux qui ne l’utilisent pas.
Cette distinction est fondamentale.
L’intelligence artificielle possède des capacités considérables de traitement des données, de recherche, de comparaison, de simulation, d'automatisation et d'aide à la décision.
Mais l'être humain conserve des dimensions essentielles : jugement, responsabilité, intuition, empathie, connaissance du contexte, créativité et capacité à donner du sens.
L’avenir appartient donc probablement moins à l’intelligence artificielle seule qu’à l’intelligence augmentée : celle qui associe la puissance de la machine au discernement humain.
Le Maroc doit passer du statut d’utilisateur à celui de producteur de valeur
Un deuxième défi me paraît essentiel.
Nous pouvons devenir des millions d’utilisateurs marocains d’outils d’intelligence artificielle sans que cela transforme profondément notre économie.
Consommer une technologie n’est pas la même chose que construire de la valeur autour de cette technologie.
L’ambition devrait donc être plus élevée.
Le Maroc doit progressivement développer ses propres compétences, entreprises, solutions et écosystèmes autour de l’IA.
L’objectif n’est évidemment pas de reproduire les investissements gigantesques des grandes puissances technologiques.
Notre avantage peut être ailleurs : dans les applications concrètes de l’IA aux besoins de notre économie.
Agriculture et gestion de l’eau, industrie, tourisme, santé, logistique, services financiers, administration, éducation, énergie, mobilité, cybersécurité et gestion territoriale constituent autant de domaines où des solutions marocaines peuvent émerger.
Une IA adaptée aux réalités marocaines
L’une des grandes opportunités réside précisément dans notre connaissance du terrain.
Une intelligence artificielle appliquée à l’agriculture marocaine doit comprendre nos contraintes hydriques, nos cultures, nos territoires et nos exploitations.
Une solution destinée au tourisme doit connaître nos destinations, notre patrimoine, nos langues et les attentes de nos visiteurs.
Une IA appliquée à l’administration doit comprendre nos procédures.
Une IA destinée aux TPME doit tenir compte de leur organisation, de leurs moyens et de leurs besoins réels.
C’est là que l’intelligence humaine locale devient irremplaçable.
La technologie peut être mondiale.
La pertinence économique reste souvent locale.
L’IA peut devenir un formidable outil pour les TPME
Le débat sur l’intelligence artificielle se concentre beaucoup sur les grandes entreprises.
Pourtant, son impact pourrait être encore plus transformateur pour les petites et moyennes entreprises.
Une petite entreprise peut désormais accéder à des capacités autrefois réservées aux grandes structures : analyse de données, automatisation administrative, traduction, marketing, relation client, aide à la gestion, création de contenu ou exploration de nouveaux marchés.
Pour une économie composée très largement de petites structures, cette démocratisation peut représenter un formidable levier de productivité.
Mais encore faut-il accompagner ces entreprises.
Pourquoi ne pas imaginer un programme national « IA pour les TPME », associant formation, diagnostic, accompagnement et accès à des solutions adaptées ?
La transformation numérique deviendrait alors non seulement une politique technologique, mais une véritable politique de compétitivité.
Emploi : poser la question autrement
L'intelligence artificielle détruira certains emplois, en transformera beaucoup et en créera d'autres.
Il serait imprudent de nier les risques.
Mais il serait tout aussi dangereux de considérer que cette évolution est entièrement déterminée à l'avance.
La question essentielle devient :
quelles compétences devons-nous développer aujourd'hui pour que les Marocains occupent les emplois créés demain ?
Développeurs, spécialistes des données, cybersécurité, ingénieurs IA et spécialistes du cloud seront nécessaires.
Mais ils ne seront pas les seuls.
Nous aurons également besoin de médecins utilisant l'IA, de comptables augmentés par l'IA, d'industriels, d'agronomes, de juristes, d'enseignants, de gestionnaires et d'entrepreneurs capables d'intégrer ces outils dans leurs métiers.
L'enjeu n'est donc pas seulement de former des spécialistes de l'IA.
Il faut progressivement former des professionnels capables de travailler avec l'IA.
La différence est considérable.
Le défi majeur : éviter une nouvelle fracture
Toute révolution technologique crée des gagnants mais peut également produire de nouvelles inégalités.
Une entreprise maîtrisant l'IA peut gagner fortement en productivité.
Une autre peut prendre du retard.
Un jeune correctement formé peut accéder à de nouvelles opportunités.
Un autre peut se retrouver progressivement exclu de certains métiers.
Une grande ville peut attirer les investissements et les compétences alors que certains territoires restent à l'écart.
La fracture numérique de demain pourrait donc devenir une fracture de l'intelligence augmentée.
C'est pourquoi l'accès aux compétences liées à l'IA doit progressivement concerner les universités, les écoles professionnelles, les entreprises mais également les territoires.
Créer un « compte de compétences IA » tout au long de la vie
Une piste pourrait être explorée.
Pourquoi ne pas permettre progressivement à chaque actif d'accéder régulièrement à des formations courtes certifiantes lui permettant d'adapter ses compétences aux transformations technologiques ?
Un compte de compétences numériques et IA, mobilisable tout au long de la vie professionnelle, pourrait accompagner les transitions.
Car la formation initiale ne suffira plus.
Dans une économie où les technologies évoluent extrêmement rapidement, la capacité à apprendre plusieurs fois au cours d'une carrière deviendra elle-même une compétence économique.
Mesurer la transformation autrement
Il faudra également éviter un piège : mesurer notre réussite uniquement par le nombre de stratégies, de plateformes ou de projets annoncés.
Quelques indicateurs beaucoup plus concrets pourraient être suivis :
combien de TPME utilisent réellement l'IA pour améliorer leur productivité ?
Combien d'emplois qualifiés sont créés ?
Combien de jeunes sont formés ?
Combien de solutions marocaines sont développées ?
Combien d'entreprises exportent des services numériques ?
Quels gains de productivité sont obtenus dans l'industrie, l'agriculture ou les services ?
Quel impact sur la qualité des services publics ?
Une stratégie numérique n'a de sens que si elle produit des résultats économiques et sociaux mesurables.
Une IA responsable : la confiance comme actif économique
La performance ne peut cependant pas être le seul critère.
Protection des données, cybersécurité, biais algorithmiques, transparence, propriété intellectuelle et responsabilité doivent accompagner le développement de l'IA.
Dans certains domaines sensibles, la décision finale devra rester clairement sous responsabilité humaine.
Ce principe n'est pas un frein à l'innovation.
Au contraire.
Dans l'économie numérique de demain, la confiance deviendra elle-même un avantage compétitif.
Et si A2I devenait aussi un laboratoire d'expérimentation ?
C'est peut-être ici que l'Alliance des Deux Intelligences peut apporter une contribution originale.
Au-delà du débat intellectuel et de la prospective, A2I pourrait devenir un espace où entreprises, chercheurs, étudiants, professionnels, administrations et entrepreneurs viennent tester des usages concrets de l'alliance Humain-IA.
Des expérimentations pourraient être conduites dans une PME, une exploitation agricole, une commune, une école, une association ou une profession.
Avec une question simple :
avant l'IA, quelle situation ? Après l'IA, quel résultat ?
Temps gagné, productivité, qualité, coûts, emplois transformés, compétences acquises et difficultés rencontrées pourraient être documentés.
Nous disposerions progressivement non plus seulement d'un débat sur l'intelligence artificielle, mais d'un observatoire marocain des usages réels de l'IA.
De l'intelligence artificielle à l'intelligence collective
La véritable révolution ne réside peut-être finalement pas dans la machine.
Elle réside dans notre capacité collective à l'utiliser intelligemment.
Le Maroc dispose d'atouts importants : une population jeune, des infrastructures numériques en développement, des universités, des ingénieurs, une industrie en progression, une proximité avec l'Europe et une ouverture naturelle vers l'Afrique.
Mais la technologie seule ne transformera pas ces avantages en prospérité.
Il faudra connecter formation, entreprise, recherche, investissement, territoires et politiques publiques.
C'est précisément là que l'alliance entre intelligence humaine et intelligence artificielle prend tout son sens.
L'intelligence artificielle peut calculer plus vite.
Elle peut analyser davantage de données.
Elle peut identifier des corrélations que nous ne voyons pas.
Mais elle ne choisira pas à notre place le modèle de société que nous voulons construire.
Le véritable enjeu n'est donc pas de prévoir ce que l'intelligence artificielle fera du Maroc.
Il est de décider ce que le Maroc fera de l'intelligence artificielle.
La question est pertinente.
Mais je souhaiterais en proposer une autre, complémentaire :
Comment transformer l’alliance entre intelligence humaine et intelligence artificielle en véritable avantage économique et social pour le Maroc ?
Car l’IA n’est plus seulement un sujet technologique. Elle devient progressivement un facteur de productivité, de compétitivité, d’organisation du travail, de formation et même de souveraineté économique.
Le véritable enjeu des prochaines années sera donc moins de savoir qui utilise l’IA que de savoir qui saura créer de la valeur grâce à elle.
L’IA ne remplacera pas l’intelligence humaine : elle en modifiera la valeur
Le débat sur l’intelligence artificielle est encore trop souvent résumé à une question :
« L’IA va-t-elle remplacer l’être humain ? »
La réalité sera probablement beaucoup plus complexe.
Dans de nombreux métiers, ce ne sera pas nécessairement l’IA qui remplacera l’homme. Ce seront parfois des professionnels sachant travailler avec l’IA qui prendront un avantage sur ceux qui ne l’utilisent pas.
Cette distinction est fondamentale.
L’intelligence artificielle possède des capacités considérables de traitement des données, de recherche, de comparaison, de simulation, d'automatisation et d'aide à la décision.
Mais l'être humain conserve des dimensions essentielles : jugement, responsabilité, intuition, empathie, connaissance du contexte, créativité et capacité à donner du sens.
L’avenir appartient donc probablement moins à l’intelligence artificielle seule qu’à l’intelligence augmentée : celle qui associe la puissance de la machine au discernement humain.
Le Maroc doit passer du statut d’utilisateur à celui de producteur de valeur
Un deuxième défi me paraît essentiel.
Nous pouvons devenir des millions d’utilisateurs marocains d’outils d’intelligence artificielle sans que cela transforme profondément notre économie.
Consommer une technologie n’est pas la même chose que construire de la valeur autour de cette technologie.
L’ambition devrait donc être plus élevée.
Le Maroc doit progressivement développer ses propres compétences, entreprises, solutions et écosystèmes autour de l’IA.
L’objectif n’est évidemment pas de reproduire les investissements gigantesques des grandes puissances technologiques.
Notre avantage peut être ailleurs : dans les applications concrètes de l’IA aux besoins de notre économie.
Agriculture et gestion de l’eau, industrie, tourisme, santé, logistique, services financiers, administration, éducation, énergie, mobilité, cybersécurité et gestion territoriale constituent autant de domaines où des solutions marocaines peuvent émerger.
Une IA adaptée aux réalités marocaines
L’une des grandes opportunités réside précisément dans notre connaissance du terrain.
Une intelligence artificielle appliquée à l’agriculture marocaine doit comprendre nos contraintes hydriques, nos cultures, nos territoires et nos exploitations.
Une solution destinée au tourisme doit connaître nos destinations, notre patrimoine, nos langues et les attentes de nos visiteurs.
Une IA appliquée à l’administration doit comprendre nos procédures.
Une IA destinée aux TPME doit tenir compte de leur organisation, de leurs moyens et de leurs besoins réels.
C’est là que l’intelligence humaine locale devient irremplaçable.
La technologie peut être mondiale.
La pertinence économique reste souvent locale.
L’IA peut devenir un formidable outil pour les TPME
Le débat sur l’intelligence artificielle se concentre beaucoup sur les grandes entreprises.
Pourtant, son impact pourrait être encore plus transformateur pour les petites et moyennes entreprises.
Une petite entreprise peut désormais accéder à des capacités autrefois réservées aux grandes structures : analyse de données, automatisation administrative, traduction, marketing, relation client, aide à la gestion, création de contenu ou exploration de nouveaux marchés.
Pour une économie composée très largement de petites structures, cette démocratisation peut représenter un formidable levier de productivité.
Mais encore faut-il accompagner ces entreprises.
Pourquoi ne pas imaginer un programme national « IA pour les TPME », associant formation, diagnostic, accompagnement et accès à des solutions adaptées ?
La transformation numérique deviendrait alors non seulement une politique technologique, mais une véritable politique de compétitivité.
Emploi : poser la question autrement
L'intelligence artificielle détruira certains emplois, en transformera beaucoup et en créera d'autres.
Il serait imprudent de nier les risques.
Mais il serait tout aussi dangereux de considérer que cette évolution est entièrement déterminée à l'avance.
La question essentielle devient :
quelles compétences devons-nous développer aujourd'hui pour que les Marocains occupent les emplois créés demain ?
Développeurs, spécialistes des données, cybersécurité, ingénieurs IA et spécialistes du cloud seront nécessaires.
Mais ils ne seront pas les seuls.
Nous aurons également besoin de médecins utilisant l'IA, de comptables augmentés par l'IA, d'industriels, d'agronomes, de juristes, d'enseignants, de gestionnaires et d'entrepreneurs capables d'intégrer ces outils dans leurs métiers.
L'enjeu n'est donc pas seulement de former des spécialistes de l'IA.
Il faut progressivement former des professionnels capables de travailler avec l'IA.
La différence est considérable.
Le défi majeur : éviter une nouvelle fracture
Toute révolution technologique crée des gagnants mais peut également produire de nouvelles inégalités.
Une entreprise maîtrisant l'IA peut gagner fortement en productivité.
Une autre peut prendre du retard.
Un jeune correctement formé peut accéder à de nouvelles opportunités.
Un autre peut se retrouver progressivement exclu de certains métiers.
Une grande ville peut attirer les investissements et les compétences alors que certains territoires restent à l'écart.
La fracture numérique de demain pourrait donc devenir une fracture de l'intelligence augmentée.
C'est pourquoi l'accès aux compétences liées à l'IA doit progressivement concerner les universités, les écoles professionnelles, les entreprises mais également les territoires.
Créer un « compte de compétences IA » tout au long de la vie
Une piste pourrait être explorée.
Pourquoi ne pas permettre progressivement à chaque actif d'accéder régulièrement à des formations courtes certifiantes lui permettant d'adapter ses compétences aux transformations technologiques ?
Un compte de compétences numériques et IA, mobilisable tout au long de la vie professionnelle, pourrait accompagner les transitions.
Car la formation initiale ne suffira plus.
Dans une économie où les technologies évoluent extrêmement rapidement, la capacité à apprendre plusieurs fois au cours d'une carrière deviendra elle-même une compétence économique.
Mesurer la transformation autrement
Il faudra également éviter un piège : mesurer notre réussite uniquement par le nombre de stratégies, de plateformes ou de projets annoncés.
Quelques indicateurs beaucoup plus concrets pourraient être suivis :
combien de TPME utilisent réellement l'IA pour améliorer leur productivité ?
Combien d'emplois qualifiés sont créés ?
Combien de jeunes sont formés ?
Combien de solutions marocaines sont développées ?
Combien d'entreprises exportent des services numériques ?
Quels gains de productivité sont obtenus dans l'industrie, l'agriculture ou les services ?
Quel impact sur la qualité des services publics ?
Une stratégie numérique n'a de sens que si elle produit des résultats économiques et sociaux mesurables.
Une IA responsable : la confiance comme actif économique
La performance ne peut cependant pas être le seul critère.
Protection des données, cybersécurité, biais algorithmiques, transparence, propriété intellectuelle et responsabilité doivent accompagner le développement de l'IA.
Dans certains domaines sensibles, la décision finale devra rester clairement sous responsabilité humaine.
Ce principe n'est pas un frein à l'innovation.
Au contraire.
Dans l'économie numérique de demain, la confiance deviendra elle-même un avantage compétitif.
Et si A2I devenait aussi un laboratoire d'expérimentation ?
C'est peut-être ici que l'Alliance des Deux Intelligences peut apporter une contribution originale.
Au-delà du débat intellectuel et de la prospective, A2I pourrait devenir un espace où entreprises, chercheurs, étudiants, professionnels, administrations et entrepreneurs viennent tester des usages concrets de l'alliance Humain-IA.
Des expérimentations pourraient être conduites dans une PME, une exploitation agricole, une commune, une école, une association ou une profession.
Avec une question simple :
avant l'IA, quelle situation ? Après l'IA, quel résultat ?
Temps gagné, productivité, qualité, coûts, emplois transformés, compétences acquises et difficultés rencontrées pourraient être documentés.
Nous disposerions progressivement non plus seulement d'un débat sur l'intelligence artificielle, mais d'un observatoire marocain des usages réels de l'IA.
De l'intelligence artificielle à l'intelligence collective
La véritable révolution ne réside peut-être finalement pas dans la machine.
Elle réside dans notre capacité collective à l'utiliser intelligemment.
Le Maroc dispose d'atouts importants : une population jeune, des infrastructures numériques en développement, des universités, des ingénieurs, une industrie en progression, une proximité avec l'Europe et une ouverture naturelle vers l'Afrique.
Mais la technologie seule ne transformera pas ces avantages en prospérité.
Il faudra connecter formation, entreprise, recherche, investissement, territoires et politiques publiques.
C'est précisément là que l'alliance entre intelligence humaine et intelligence artificielle prend tout son sens.
L'intelligence artificielle peut calculer plus vite.
Elle peut analyser davantage de données.
Elle peut identifier des corrélations que nous ne voyons pas.
Mais elle ne choisira pas à notre place le modèle de société que nous voulons construire.
Le véritable enjeu n'est donc pas de prévoir ce que l'intelligence artificielle fera du Maroc.
Il est de décider ce que le Maroc fera de l'intelligence artificielle.
Et peut-être est-ce précisément cela, l'Alliance des Deux Intelligences : utiliser la puissance de l'une pour amplifier la capacité de l'autre à comprendre, créer, entreprendre et construire .