Maroc–Arabie saoudite : FFP mobilise 300 millions de dollars pour accélérer le développement urbain et immobilier


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Mercredi 4 Février 2026

Signé à Jeddah, un partenariat stratégique entre le holding marocain FFP et l’Union arabe pour la construction et le développement immobilier ouvre la voie à une enveloppe de financement pouvant atteindre 300 millions de dollars, dédiée exclusivement à des projets urbains et immobiliers au Maroc. Un accord qui, sans être juridiquement contraignant, en dit long sur la confiance accordée au Royaume et sur l’ampleur des chantiers à venir.



Le document a été paraphé loin de Rabat, mais ses effets sont attendus au cœur des villes marocaines. À Jeddah, FFP et l’Union arabe pour la construction et le développement immobilier ont scellé un partenariat stratégique visant la structuration et le financement de projets urbains et immobiliers de grande envergure, exclusivement sur le territoire national. Le montant annoncé jusqu’à 300 millions de dollars n’a rien d’anodin. Il confirme, une fois de plus, l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs régionaux, notamment arabes, dans un contexte où la pression urbaine et les besoins en infrastructures ne cessent de croître.

Un accord financier, mais aussi politique et territorial

Derrière les chiffres, il y a une lecture plus large. Le Maroc accélère la modernisation de ses villes, renforce son offre de logements et prépare des échéances structurantes, notamment liées aux grands événements sportifs internationaux. Dans ce paysage, l’arrivée de capitaux régionaux, structurés et ciblés, constitue un signal fort. L’enveloppe de 300 millions de dollars est destinée à soutenir des opérations à fort impact économique et territorial, sans dispersion géographique ni sectorielle.
 

L’accord prévoit une architecture financière sophistiquée, combinant fonds d’investissement immobilier, mécanismes de financement dédiés et interventions de banques et d’institutions de développement arabes, islamiques et internationales. Une ingénierie pensée pour absorber la complexité de projets urbains intégrés, où les équilibres financiers sont souvent aussi délicats que les contraintes techniques.


FFP, chef d’orchestre opérationnel

Dans ce dispositif, Holding FFP occupe une place centrale. Le groupe marocain est désigné comme acteur exécutif principal. Concrètement, il prendra en charge la préparation opérationnelle des projets, leur structuration technique et financière, la création de sociétés à objet spécifique, ainsi que la coordination avec les partenaires financiers. Une responsabilité lourde, mais cohérente avec le positionnement de FFP comme opérateur intégré, déjà habitué à piloter des projets complexes et multi-acteurs.
 

Un cadre du secteur immobilier, joint à Casablanca, résume l’enjeu avec pragmatisme : « Ce type de partenariat ne se joue pas seulement sur le montant annoncé, mais sur la capacité à exécuter vite et bien. C’est là que tout se décide. » Une remarque qui rappelle que, dans l’immobilier, la crédibilité se construit sur le terrain, pas uniquement dans les communiqués.


Un cadre clair, sans engagement automatique

Sur le plan institutionnel, les rôles sont clairement répartis. L’Union arabe pour la construction et le développement immobilier assure la coordination, la supervision institutionnelle et l’orientation stratégique. FFP, de son côté, pilote l’exécution, dans le strict respect du cadre réglementaire marocain. Point important : l’accord n’est pas juridiquement contraignant sur le plan financier. Chaque projet devra faire l’objet de conventions spécifiques, validées au cas par cas. Une prudence assumée, qui limite les risques tout en laissant de la flexibilité.

Le Maroc, plateforme régionale assumée

Au final, ce partenariat dépasse la seule logique immobilière. Il traduit une confiance renouvelée dans la capacité du Maroc à accueillir et structurer des projets de développement d’envergure régionale. À la croisée des dynamiques africaines et arabes, le Royaume consolide son rôle de plateforme d’investissement, avec une vision urbaine qui se veut durable, inclusive et économiquement viable.


Reste désormais l’essentiel : transformer l’intention en réalisations concrètes. Car au-delà des montants annoncés, ce sont les villes, les emplois et la qualité de vie des Marocains qui serviront, in fine, de véritable baromètre à ce partenariat stratégique.





Mercredi 4 Février 2026
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