Les hommes de Mohamed Ouahbi ont obtenu leur qualification après leur succès face aux Pays-Bas aux tirs au but (3-2), à l’issue d’une rencontre conclue sur un score de parité (1-1). De son côté, le Canada a validé son billet grâce à une courte victoire contre l’Afrique du Sud (1-0).
Pour l’analyste sportif Saïd Rezki, le parcours du Maroc depuis le début de la compétition reflète clairement les ambitions affichées par la sélection nationale. Après un résultat convaincant face au Brésil, puis des victoires contre l’Écosse et Haïti, les Lions de l’Atlas ont confirmé leur montée en puissance en éliminant une équipe néerlandaise solide.
Selon lui, les Marocains ont livré l’une de leurs prestations les plus abouties depuis le début du tournoi, en imposant leur identité de jeu et en contrôlant la possession face à une équipe réputée pour sa maîtrise technique. Une prestation qui traduit, à ses yeux, une maturité tactique grandissante ainsi qu’une confiance de plus en plus affirmée au sein du groupe.
Même s’il reconnaît les progrès accomplis par le Canada ces dernières années, Saïd Rezki estime que le Maroc possède aujourd’hui tous les atouts nécessaires pour poursuivre son parcours. Il met notamment en avant la discipline collective, la qualité technique et l’organisation affichées par les Lions depuis le début du tournoi, soulignant que cette génération a déjà confirmé son statut parmi les meilleures sélections internationales.
De son côté, le consultant Tarik Talayani identifie plusieurs clés tactiques susceptibles de permettre au Maroc de prendre l’avantage. Il recommande notamment d’exploiter les espaces créés par les montées offensives des latéraux canadiens, particulièrement celles d’Alphonso Davies. Les transitions rapides menées par Achraf Hakimi, Brahim Díaz et Ismaël Saïbari pourraient ainsi représenter un atout majeur.
Le spécialiste souligne également l’importance d’exercer un pressing haut afin de perturber la relance canadienne, un secteur qu’il considère comme vulnérable en raison de certaines difficultés à construire proprement depuis l’arrière.
Au milieu de terrain, le duo composé d’Sofyan Amrabat et d’Azzedine Ounahi pourrait jouer un rôle déterminant. Leur capacité à réduire les espaces et à couper les circuits de passes pourrait limiter les transitions rapides canadiennes et neutraliser l’une des principales menaces offensives, Jonathan David.
Les coups de pied arrêtés pourraient également représenter un secteur décisif. Selon Tarik Talayani, certaines faiblesses défensives canadiennes dans le jeu aérien et le marquage pourraient être exploitées par les Lions de l’Atlas.
Fort de son expérience, de sa confiance retrouvée et de la solidité de son collectif, le Maroc abordera cette rencontre avec l’ambition d’écrire une nouvelle page de son histoire et de décrocher une deuxième qualification consécutive pour les quarts de finale d’une Coupe du monde.