Chaque grand rendez-vous sportif est un révélateur. Il montre le niveau d'une équipe, mais aussi celui d'une société.
Depuis l'épopée historique des Lions de l'Atlas au Mondial 2022, l'image des supporters marocains a profondément évolué sur la scène internationale. Les scènes de joie, les familles réunies, les chants, les drapeaux et les célébrations ont souvent été plus commentés que les incidents, justement parce qu'ils étaient largement majoritaires.
C'est cette image qu'il convient de préserver.
Encourager son équipe n'a jamais signifié manquer de respect à l'adversaire. Le football est une rivalité de quatre-vingt-dix minutes, pas une guerre de civilisation. Les Français seront des adversaires sur le terrain, jamais des ennemis. Le sport ne retire rien à l'amitié entre les peuples ; il lui donne simplement une couleur supplémentaire pendant quelques heures.
Le Maroc a aujourd'hui beaucoup à gagner en restant fidèle à ce qui fait sa personnalité : l'hospitalité, le respect et la sérénité.
Il existe cependant un risque que chaque grand événement populaire connaît. Dans les foules se glissent parfois quelques individus qui ne viennent ni pour soutenir une équipe ni pour partager un moment de bonheur. Ils recherchent la provocation, le désordre, les affrontements ou les dégradations. Certains peuvent même instrumentaliser les couleurs nationales pour salir l'image du pays.
Ce serait une erreur de leur offrir cette victoire.
La meilleure réponse consiste à les isoler, à ne pas entrer dans leurs provocations et à laisser les forces de l'ordre accomplir leur mission. Quelques dizaines d'individus ne doivent jamais pouvoir effacer le comportement exemplaire de centaines de milliers de supporters.
Car le véritable patrimoine du Maroc ne se résume pas à ses monuments ou à ses paysages. Il réside aussi dans son capital humain, dans cette capacité à célébrer avec enthousiasme tout en respectant les règles de la vie collective.
Respecter les autres supporters.
Respecter les policiers, les agents d'autorité et les services de secours.
Respecter les commerces, les véhicules, les espaces publics et la propreté des villes.
Respecter les familles qui souhaitent simplement profiter de la fête.
Autrement dit, respecter le Maroc.
Le Royaume est désormais observé par des millions de téléspectateurs et d'internautes. Chaque vidéo publiée, chaque image partagée, chaque scène de liesse ou de violence contribue à façonner la réputation du pays. Dans une époque où les réseaux sociaux diffusent une séquence en quelques secondes à l'échelle mondiale, chaque citoyen devient, volontairement ou non, un ambassadeur du Maroc.
Le soft power ne se construit pas seulement dans les chancelleries ou les salons diplomatiques. Il se construit aussi dans la manière dont un peuple célèbre ses victoires ou accepte ses défaites.
Si le Maroc gagne, la fête devra être belle, populaire et digne.
Si le Maroc perd, la dignité devra être tout aussi exemplaire.
Dans les deux cas, le pays aura l'occasion de démontrer qu'une grande nation ne se mesure pas uniquement au nombre de buts inscrits, mais aussi à la qualité de son comportement collectif.
Jeudi, les Lions de l'Atlas porteront le maillot rouge sur le terrain.
À l'extérieur du stade, c'est à chaque Marocaine et à chaque Marocain de porter les couleurs du Royaume avec la même fierté, la même maîtrise et le même sens des responsabilités.
Car, au fond, la plus belle victoire restera toujours celle d'un Maroc civilisé, serein, respectueux et uni. Une victoire qui ne siffle jamais la fin du match.
C'est cette image qu'il convient de préserver.
Encourager son équipe n'a jamais signifié manquer de respect à l'adversaire. Le football est une rivalité de quatre-vingt-dix minutes, pas une guerre de civilisation. Les Français seront des adversaires sur le terrain, jamais des ennemis. Le sport ne retire rien à l'amitié entre les peuples ; il lui donne simplement une couleur supplémentaire pendant quelques heures.
Le Maroc a aujourd'hui beaucoup à gagner en restant fidèle à ce qui fait sa personnalité : l'hospitalité, le respect et la sérénité.
Il existe cependant un risque que chaque grand événement populaire connaît. Dans les foules se glissent parfois quelques individus qui ne viennent ni pour soutenir une équipe ni pour partager un moment de bonheur. Ils recherchent la provocation, le désordre, les affrontements ou les dégradations. Certains peuvent même instrumentaliser les couleurs nationales pour salir l'image du pays.
Ce serait une erreur de leur offrir cette victoire.
La meilleure réponse consiste à les isoler, à ne pas entrer dans leurs provocations et à laisser les forces de l'ordre accomplir leur mission. Quelques dizaines d'individus ne doivent jamais pouvoir effacer le comportement exemplaire de centaines de milliers de supporters.
Car le véritable patrimoine du Maroc ne se résume pas à ses monuments ou à ses paysages. Il réside aussi dans son capital humain, dans cette capacité à célébrer avec enthousiasme tout en respectant les règles de la vie collective.
Respecter les autres supporters.
Respecter les policiers, les agents d'autorité et les services de secours.
Respecter les commerces, les véhicules, les espaces publics et la propreté des villes.
Respecter les familles qui souhaitent simplement profiter de la fête.
Autrement dit, respecter le Maroc.
Le Royaume est désormais observé par des millions de téléspectateurs et d'internautes. Chaque vidéo publiée, chaque image partagée, chaque scène de liesse ou de violence contribue à façonner la réputation du pays. Dans une époque où les réseaux sociaux diffusent une séquence en quelques secondes à l'échelle mondiale, chaque citoyen devient, volontairement ou non, un ambassadeur du Maroc.
Le soft power ne se construit pas seulement dans les chancelleries ou les salons diplomatiques. Il se construit aussi dans la manière dont un peuple célèbre ses victoires ou accepte ses défaites.
Si le Maroc gagne, la fête devra être belle, populaire et digne.
Si le Maroc perd, la dignité devra être tout aussi exemplaire.
Dans les deux cas, le pays aura l'occasion de démontrer qu'une grande nation ne se mesure pas uniquement au nombre de buts inscrits, mais aussi à la qualité de son comportement collectif.
Jeudi, les Lions de l'Atlas porteront le maillot rouge sur le terrain.
À l'extérieur du stade, c'est à chaque Marocaine et à chaque Marocain de porter les couleurs du Royaume avec la même fierté, la même maîtrise et le même sens des responsabilités.
Car, au fond, la plus belle victoire restera toujours celle d'un Maroc civilisé, serein, respectueux et uni. Une victoire qui ne siffle jamais la fin du match.