À Agadir, la visite du président des Îles Canaries Fernando Clavijo illustre une coopération de voisinage qui se veut plus concrète. Commerce, éducation, environnement : les deux rives de l’Atlantique cherchent à transformer leur proximité géographique en projets structurants.
La façade atlantique comme espace de co-développement
L’Atlantique rapproche parfois plus vite que les capitales ne le font. En se rendant à Agadir, le président du gouvernement des Îles Canaries, Fernando Clavijo, a remis en avant un format de coopération qui prend de l’ampleur : la diplomatie des régions. L’objectif affiché est de consolider un partenariat avec le Maroc, et plus particulièrement avec la région de Souss-Massa, autour d’intérêts immédiats.
Cette dynamique répond à une logique simple : les Canaries et le sud marocain partagent des problématiques très proches. La gestion de l’eau, la pression sur les écosystèmes côtiers, la résilience face au changement climatique, ou encore les besoins en compétences pour des économies tournées vers les services et le tourisme, forment un socle commun. À cela s’ajoute l’intérêt économique direct : pour les entreprises, la proximité facilite le repérage d’opportunités, la création de partenariats, et la mise en place de chaînes de valeur régionales.
La visite à Agadir a été présentée par plusieurs médias comme l’occasion de renforcer des cadres de coopération, avec la signature d’accords ou d’engagements entre acteurs institutionnels et économiques. Derrière ces annonces, un enjeu domine : passer d’une relation de voisinage à une relation d’intégration pragmatique. Pour les Canaries, il s’agit aussi de sécuriser des débouchés et de développer des projets en matière de transition écologique, de recherche et d’innovation. Pour le Maroc, l’intérêt est double : attirer du savoir-faire, et densifier les échanges.
Le volet éducatif, souvent moins visible, peut être l’un des plus structurants. Les coopérations universitaires, la mobilité d’étudiants, les programmes conjoints et la formation professionnelle créent des effets durables : ils produisent des réseaux, des compétences et une confiance institutionnelle qui facilitent ensuite les projets économiques. L’environnement, de son côté, impose une action coordonnée, qu’il s’agisse de protection du littoral, de gestion des déchets marins ou d’adaptation aux épisodes climatiques extrêmes.
Au final, la séquence d’Agadir raconte une tendance : sur les enjeux de commerce, de climat et de compétences, les régions côtières deviennent des acteurs centraux. Et quand l’Atlantique sert de couloir plutôt que de frontière, la coopération peut avancer à vitesse réelle, loin des déclarations générales.
Cette dynamique répond à une logique simple : les Canaries et le sud marocain partagent des problématiques très proches. La gestion de l’eau, la pression sur les écosystèmes côtiers, la résilience face au changement climatique, ou encore les besoins en compétences pour des économies tournées vers les services et le tourisme, forment un socle commun. À cela s’ajoute l’intérêt économique direct : pour les entreprises, la proximité facilite le repérage d’opportunités, la création de partenariats, et la mise en place de chaînes de valeur régionales.
La visite à Agadir a été présentée par plusieurs médias comme l’occasion de renforcer des cadres de coopération, avec la signature d’accords ou d’engagements entre acteurs institutionnels et économiques. Derrière ces annonces, un enjeu domine : passer d’une relation de voisinage à une relation d’intégration pragmatique. Pour les Canaries, il s’agit aussi de sécuriser des débouchés et de développer des projets en matière de transition écologique, de recherche et d’innovation. Pour le Maroc, l’intérêt est double : attirer du savoir-faire, et densifier les échanges.
Le volet éducatif, souvent moins visible, peut être l’un des plus structurants. Les coopérations universitaires, la mobilité d’étudiants, les programmes conjoints et la formation professionnelle créent des effets durables : ils produisent des réseaux, des compétences et une confiance institutionnelle qui facilitent ensuite les projets économiques. L’environnement, de son côté, impose une action coordonnée, qu’il s’agisse de protection du littoral, de gestion des déchets marins ou d’adaptation aux épisodes climatiques extrêmes.
Au final, la séquence d’Agadir raconte une tendance : sur les enjeux de commerce, de climat et de compétences, les régions côtières deviennent des acteurs centraux. Et quand l’Atlantique sert de couloir plutôt que de frontière, la coopération peut avancer à vitesse réelle, loin des déclarations générales.