Au Maroc, cette question franchit aujourd’hui un seuil politique et institutionnel décisif. Le 27 mars 2026 à Rabat, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Oumkeltoum a présidé la première réunion du Conseil d’administration de la Fondation Lalla Oumkeltoum pour la santé mentale, marquant ainsi le lancement effectif de ses activités et la mise en place de sa gouvernance. Cette fondation a pour mission de promouvoir la santé mentale dans le cadre de la Haute Sollicitude Royale envers les personnes en situation de vulnérabilité psychique. Elle est appelée à agir dans les domaines de la sensibilisation, de la prévention, du soutien et de l’accompagnement des patients ainsi que de leurs familles.
Cette initiative ne relève pas seulement du symbole. Elle traduit une évolution profonde de la lecture marocaine de la santé publique. Le ministère de la Santé avait déjà souligné que la santé mentale constitue une “priorité absolue” dans la stratégie nationale de santé, signe que le sujet n’est plus envisagé sous le seul angle hospitalier, mais comme un chantier transversal touchant l’école, la famille, le travail, la précarité et le lien social.
L’enjeu est double. Il s’agit d’abord de mieux soigner. Mais il s’agit aussi de mieux reconnaître. Car la santé mentale souffre souvent d’un retard silencieux : retard de diagnostic, retard d’accès aux soins, retard de parole publique. En plaçant cette question sous une impulsion royale et en lui donnant un véhicule institutionnel dédié, le Maroc envoie un message clair : la souffrance psychique n’est ni une faiblesse honteuse ni une question secondaire, mais une responsabilité collective.
À travers cette dynamique, le Royaume semble vouloir faire de la santé mentale non plus une urgence discrète, mais une priorité assumée. C’est un choix de modernité sanitaire, mais aussi de civilisation. Car une nation qui protège la santé mentale de ses citoyens protège, au fond, sa propre stabilité.
Cette initiative ne relève pas seulement du symbole. Elle traduit une évolution profonde de la lecture marocaine de la santé publique. Le ministère de la Santé avait déjà souligné que la santé mentale constitue une “priorité absolue” dans la stratégie nationale de santé, signe que le sujet n’est plus envisagé sous le seul angle hospitalier, mais comme un chantier transversal touchant l’école, la famille, le travail, la précarité et le lien social.
L’enjeu est double. Il s’agit d’abord de mieux soigner. Mais il s’agit aussi de mieux reconnaître. Car la santé mentale souffre souvent d’un retard silencieux : retard de diagnostic, retard d’accès aux soins, retard de parole publique. En plaçant cette question sous une impulsion royale et en lui donnant un véhicule institutionnel dédié, le Maroc envoie un message clair : la souffrance psychique n’est ni une faiblesse honteuse ni une question secondaire, mais une responsabilité collective.
À travers cette dynamique, le Royaume semble vouloir faire de la santé mentale non plus une urgence discrète, mais une priorité assumée. C’est un choix de modernité sanitaire, mais aussi de civilisation. Car une nation qui protège la santé mentale de ses citoyens protège, au fond, sa propre stabilité.