La médecine légale reste l'un de ces sujets invisibles qui ne deviennent publics que lorsque la justice se grippe. Selon un rapport parlementaire relayé par plusieurs médias, le Maroc ne compterait qu'autour d'une trentaine de médecins spécialistes en médecine légale.
On évoque 28 spécialistes et 147 autres médecins exerçant des missions médico-légales. Cette différence de chiffres ne change pas le fond : l'effectif est très insuffisant pour couvrir les besoins du Royaume.
Ce déficit n'est pas technique. Il touche au cœur de l'État de droit.
Les expertises médico-légales interviennent dans les décès suspects, les violences physiques, les agressions, les accidents, les allégations de mauvais traitements ou encore l'identification des victimes.
Quand l'expertise tarde, c'est l'enquête qui ralentit. Quand l'expertise est fragile, c'est la confiance dans la décision judiciaire qui s'abîme.
Le rapport pointe aussi des infrastructures vétustes, une gouvernance dispersée et des rémunérations peu attractives. On comprend alors pourquoi la spécialité attire peu.
Former des médecins légistes ne se décrète pas par circulaire : il faut un statut, des moyens, des services dignes, une chaîne claire entre santé, justice, collectivités territoriales et parquet.
Le Maroc modernise ses tribunaux, digitalise ses procédures, parle d'efficacité judiciaire. Très bien. Mais sans médecine légale solide, une partie de la vérité judiciaire reste suspendue à des moyens d'un autre temps.
On évoque 28 spécialistes et 147 autres médecins exerçant des missions médico-légales. Cette différence de chiffres ne change pas le fond : l'effectif est très insuffisant pour couvrir les besoins du Royaume.
Ce déficit n'est pas technique. Il touche au cœur de l'État de droit.
Les expertises médico-légales interviennent dans les décès suspects, les violences physiques, les agressions, les accidents, les allégations de mauvais traitements ou encore l'identification des victimes.
Quand l'expertise tarde, c'est l'enquête qui ralentit. Quand l'expertise est fragile, c'est la confiance dans la décision judiciaire qui s'abîme.
Le rapport pointe aussi des infrastructures vétustes, une gouvernance dispersée et des rémunérations peu attractives. On comprend alors pourquoi la spécialité attire peu.
Former des médecins légistes ne se décrète pas par circulaire : il faut un statut, des moyens, des services dignes, une chaîne claire entre santé, justice, collectivités territoriales et parquet.
Le Maroc modernise ses tribunaux, digitalise ses procédures, parle d'efficacité judiciaire. Très bien. Mais sans médecine légale solide, une partie de la vérité judiciaire reste suspendue à des moyens d'un autre temps.