Médicaments : la dépendance aux importations devrait encore se creuser




Le déficit commercial pharmaceutique du Maroc devrait continuer à se creuser malgré les réformes engagées pour améliorer l’accès aux médicaments. Une note de BMI, filiale de Fitch Solutions, estime que ce déficit pourrait atteindre 13,4 milliards DH à l’horizon 2030. Il était évalué à 10,3 milliards de dirhams en 2025.

 

Cette évolution tient à un écart marqué entre les flux. D’après les données citées, les exportations marocaines sont restées proches de 1,6 milliard de dirhams en 2025, tandis que les importations ont atteint 11,9 milliards DH. Le marché national continue parallèlement de croître, sous l’effet des besoins de soins, de la commande publique et d’une consommation plus large.

 

L’analyse relève aussi les délais d’autorisation et la dépendance envers les principes actifs et excipients importés. Le développement des génériques pourrait améliorer progressivement la situation, mais BMI souligne que les fabricants marocains doivent encore composer avec des procédures longues et une concurrence internationale forte. Le cadre réglementaire est en cours d’évolution sous l’autorité de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé.

 

Pour les patients et les professionnels au Maroc, le véritable enjeu dépasse le seul solde commercial : il concerne la disponibilité régulière des traitements, leur prix et la capacité de l’industrie locale à sécuriser ses approvisionnements. Les prévisions de BMI restent des projections et non des résultats acquis. Elles fournissent néanmoins un indicateur à suivre pour évaluer l’effet des réformes sur la souveraineté pharmaceutique.


Samedi 12 Septembre 2026



Rédigé par La Redaction le Samedi 12 Septembre 2026
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