Pour l’ancien international marocain, l’essor spectaculaire du football national est avant tout le résultat d’une stratégie de développement menée depuis plusieurs années par la Fédération royale marocaine de football, avec un rôle majeur attribué à l’Académie Mohammed VI.
« Nous disposons d’une génération extrêmement talentueuse, mais surtout d’une structure solide dédiée à la formation et au développement des jeunes joueurs. L’Académie Mohammed VI a représenté un véritable tournant. Il s’agit d’une infrastructure de très haut niveau qui ne forme pas uniquement des footballeurs, mais aussi des hommes », a-t-il expliqué.
Mehdi Benatia estime que cette politique de formation a largement contribué à l’éclosion de plusieurs cadres actuels des Lions de l’Atlas, notamment Azzedine Ounahi, Nayef Aguerd et Youssef En-Nesyri. Il assure également que de nouveaux talents sont prêts à émerger, citant notamment Ayyoub Bouaddi et Abdellah Aït Boudlal.
L’ancien défenseur n’a pas caché son admiration pour Ayyoub Bouaddi, qu’il considère comme l’un des plus grands espoirs du football marocain.
« Bouaddi est un joueur exceptionnel. Il affiche une maturité impressionnante pour son âge. Sa valeur pourrait atteindre les 100 millions d’euros et je le vois difficilement rejoindre le championnat italien à ce niveau », a-t-il affirmé.
Concernant l’équipe nationale, Benatia estime que la principale force des Lions de l’Atlas réside dans l’équilibre entre la qualité technique de l’effectif et sa solidité défensive. Il considère néanmoins qu’un manque d’efficacité dans certains grands rendez-vous a parfois coûté cher à la sélection.
L’ancien international a également évoqué Achraf Hakimi, qu’il place parmi les meilleurs latéraux droits de l’histoire du football.
« Ses statistiques offensives sont impressionnantes et rappellent celles de références du poste comme Cafu ou Maicon », a-t-il souligné.
Benatia a aussi abordé la situation de Brahim Díaz, estimant que le joueur traverse une période plus compliquée, tout en rappelant sa capacité à faire basculer une rencontre grâce à sa technique et sa créativité.
Interrogé sur la profondeur de l’effectif marocain, il a reconnu que l’écart entre certains titulaires et remplaçants reste perceptible, tout en jugeant que le groupe possède suffisamment de ressources pour rester compétitif.
L’ancien dirigeant de Olympique de Marseille a également exprimé sa surprise concernant le faible temps de jeu accordé à Neil El Aynaoui à l’AS Rome. Il a révélé avoir tenté de recruter le joueur lorsqu’il exerçait des responsabilités au sein du club marseillais, sans succès pour des raisons financières.
Enfin, Mehdi Benatia s’est montré optimiste concernant les ambitions du Maroc lors du Mondial 2026. Convaincu du potentiel de cette génération, il estime que les Lions de l’Atlas disposent des qualités nécessaires pour signer un nouveau parcours marquant, même s’il rappelle que les grandes compétitions se jouent souvent sur des détails.
L’ancien défenseur a enfin livré son avis sur la nouvelle formule de la Coupe du monde, qu’il juge trop dense, estimant qu’elle réduit l’importance de certaines affiches. Il a également plaidé pour un football plus accessible aux supporters en critiquant le coût élevé des billets, avant d’afficher sa confiance envers le projet de la nouvelle direction de Juventus.