Près d’un demi-siècle plus tard, le Maroc a profondément changé. Le monde aussi.
Nous sommes entrés dans l’ère du numérique permanent, des plateformes mondiales, des réseaux sociaux, des modèles conversationnels et de l’intelligence artificielle générative.
En quelques secondes, une machine peut aujourd’hui produire un texte, une image, une vidéo ou même simuler une conversation humaine. Mais une question demeure : avons-nous réellement progressé humainement au même rythme que technologiquement ?
C’est peut-être là que commence la véritable réflexion.
Depuis plusieurs années, Wald Maâlam essaie de comprendre cette transformation non seulement comme chercheur en systèmes d’information et en intelligence artificielle, mais aussi comme fils de Maâlam marocain, témoin d’un Maroc où le savoir se transmettait par le geste, l’observation, le silence, le respect et le temps long.
Avec le recul, Wald Maâlam se rend compte que sa trajectoire personnelle ressemble à une équation complexe reliant plusieurs univers : Identité = Héritage + Savoir + Technologie + Mémoire.
Cette équation peut paraître symbolique. Pourtant, elle traduit une réalité profonde : l’être humain ne peut être réduit à la seule performance technologique.
En quelques secondes, une machine peut aujourd’hui produire un texte, une image, une vidéo ou même simuler une conversation humaine. Mais une question demeure : avons-nous réellement progressé humainement au même rythme que technologiquement ?
C’est peut-être là que commence la véritable réflexion.
Depuis plusieurs années, Wald Maâlam essaie de comprendre cette transformation non seulement comme chercheur en systèmes d’information et en intelligence artificielle, mais aussi comme fils de Maâlam marocain, témoin d’un Maroc où le savoir se transmettait par le geste, l’observation, le silence, le respect et le temps long.
Avec le recul, Wald Maâlam se rend compte que sa trajectoire personnelle ressemble à une équation complexe reliant plusieurs univers : Identité = Héritage + Savoir + Technologie + Mémoire.
Cette équation peut paraître symbolique. Pourtant, elle traduit une réalité profonde : l’être humain ne peut être réduit à la seule performance technologique.
En 1975, le Maroc reposait encore fortement sur des structures sociales, culturelles et familiales où la transmission occupait une place centrale.
Le Maâlam ne formait pas seulement un apprenti à un métier. Il lui transmettait une manière de penser, une éthique, une patience, une dignité et une relation au travail.
Aujourd’hui, beaucoup de ces repères sont fragilisés par l’accélération du monde numérique.
Nous vivons désormais dans une société dominée par :
- la vitesse,
- l’instantanéité,
- la consommation permanente,
- l’image,
- et parfois l’illusion technologique.
L’intelligence artificielle accentue encore cette transformation.
Elle produit une impression fascinante de puissance intellectuelle, alors qu’elle repose essentiellement sur des mécanismes statistiques extrêmement sophistiqués capables de prédire des séquences plausibles de mots, d’images ou de comportements.
C’est pourquoi Wald Maâlam rappelle souvent une idée essentielle : un algorithme est avant tout une manière de penser. Le logiciel n’est que sa traduction informatique. Or, toute manière de penser reflète des valeurs.
Aujourd’hui, beaucoup de ces repères sont fragilisés par l’accélération du monde numérique.
Nous vivons désormais dans une société dominée par :
- la vitesse,
- l’instantanéité,
- la consommation permanente,
- l’image,
- et parfois l’illusion technologique.
L’intelligence artificielle accentue encore cette transformation.
Elle produit une impression fascinante de puissance intellectuelle, alors qu’elle repose essentiellement sur des mécanismes statistiques extrêmement sophistiqués capables de prédire des séquences plausibles de mots, d’images ou de comportements.
C’est pourquoi Wald Maâlam rappelle souvent une idée essentielle : un algorithme est avant tout une manière de penser. Le logiciel n’est que sa traduction informatique. Or, toute manière de penser reflète des valeurs.
La question fondamentale n’est donc pas uniquement technologique.
Elle devient civilisationnelle. Quelles valeurs voulons-nous encoder dans les systèmes numériques de demain ? Celles de la vitesse à tout prix ? Celles du marché globalisé ? Celles de la dépendance cognitive ? Ou celles de la transmission, de la responsabilité, du respect des cultures, de la mémoire et de la souveraineté ?
Si Wald Maâlam devait aujourd’hui mettre le Maroc en équation, il dirait peut-être ceci :
Valeur réelle = (Transmission + Éthique + Mémoire + Savoir) / (Vitesse + Consommation + Illusion technologique) Cette formule n’est évidemment pas mathématique au sens scientifique du terme. Elle constitue plutôt une grille de lecture systémique.
Car le véritable danger de notre époque n’est pas l’intelligence artificielle elle-même. Le danger serait de croire que la technologie peut remplacer la sagesse humaine.
Si Wald Maâlam devait aujourd’hui mettre le Maroc en équation, il dirait peut-être ceci :
Valeur réelle = (Transmission + Éthique + Mémoire + Savoir) / (Vitesse + Consommation + Illusion technologique) Cette formule n’est évidemment pas mathématique au sens scientifique du terme. Elle constitue plutôt une grille de lecture systémique.
Car le véritable danger de notre époque n’est pas l’intelligence artificielle elle-même. Le danger serait de croire que la technologie peut remplacer la sagesse humaine.
Le Maroc possède encore une richesse exceptionnelle :
Ses Maâlams, ses artisans, ses enseignants, ses familles, ses territoires, sa mémoire collective et sa capacité historique d’adaptation. Mais cette richesse ne survivra pas automatiquement à la mondialisation numérique si elle n’est pas pensée, protégée et réinventée intelligemment.
L’avenir ne se construira probablement ni dans le rejet de la technologie, ni dans son adoration aveugle. Il se construira dans notre capacité à articuler modernité et mémoire.
Après cinquante années passées entre plusieurs mondes — artisanat, informatique, entreprise, université, intelligence artificielle et création artistique — Wald Maâlam est arrivé à une conviction simple :
Le véritable progrès ne consiste pas uniquement à produire des machines plus intelligentes. Il consiste surtout à préserver ce qui nous rend profondément humains.
Par Dr Az-Eddine Bennani.
L’avenir ne se construira probablement ni dans le rejet de la technologie, ni dans son adoration aveugle. Il se construira dans notre capacité à articuler modernité et mémoire.
Après cinquante années passées entre plusieurs mondes — artisanat, informatique, entreprise, université, intelligence artificielle et création artistique — Wald Maâlam est arrivé à une conviction simple :
Le véritable progrès ne consiste pas uniquement à produire des machines plus intelligentes. Il consiste surtout à préserver ce qui nous rend profondément humains.
Par Dr Az-Eddine Bennani.