Cette victoire intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par la polémique autour de Folarin Balogun. Suspendu après son expulsion lors du tour précédent, l’attaquant américain avait finalement été autorisé à jouer à la suite de la décision controversée de la FIFA de lever sa suspension, une affaire qui a suscité de nombreuses critiques dans le monde du football.
« Il y avait un sentiment d’injustice dans le groupe et on avait à cœur de répondre sur le terrain », a déclaré le milieu belge Nicolas Raskin à la RTBF, tandis que le capitaine Youri Tielemans a lui aussi reconnu que cette controverse avait renforcé la motivation des Diables Rouges.
Malgré une première alerte sur une frappe de Timothy Castagne, brillamment repoussée par le gardien américain Matt Freese dès la première minute, la Belgique a rapidement pris les commandes. Servi par Nicolas Raskin après une récupération haute, Charles De Ketelaere a ouvert le score à la 9e minute.
Les États-Unis ont égalisé contre le cours du jeu à la 31e minute grâce à un but contre son camp de Hans Vanaken, qui a dévié dans ses propres filets un coup franc de Malik Tillman. Mais la réaction belge a été immédiate, Charles De Ketelaere redonnant l’avantage aux siens deux minutes plus tard d'une tête sur un centre de Leandro Trossard.
Au retour des vestiaires, une erreur de relance de Matt Freese a permis à Hans Vanaken de se racheter en inscrivant le troisième but belge dans le but vide (57e). Quelques instants plus tard, les Américains ont perdu leur capitaine Christian Pulisic, contraint de quitter ses partenaires sur blessure.
La Belgique a définitivement scellé sa qualification dans le temps additionnel grâce à Romelu Lukaku, auteur du quatrième but après une nouvelle erreur défensive américaine.
Le sélectionneur belge Rudi Garcia s’est félicité de la performance de son équipe : « On a joué avec beaucoup de maîtrise, beaucoup d’envie. C’est une belle soirée pour nous et une belle qualification pour les quarts de finale. »
À l’inverse, le sélectionneur des États-Unis, Mauricio Pochettino, a reconnu la supériorité de son adversaire : « Nous n’avons pas été la même équipe que depuis le début du tournoi. Ce fut un très mauvais jour, collectivement et individuellement. À ce stade de la compétition, il n’y a pas de seconde chance. »
Grâce à ce succès, les Diables Rouges poursuivent leur parcours au Mondial et défieront l’Espagne en quarts de finale dans l’un des chocs les plus attendus de la compétition.