L’affaire a été mise en lumière par Florian Ederer, professeur d’économie à l’Université de Boston. D’après ses analyses, plusieurs billets auraient été proposés sur la plateforme SeatGeek à partir de 200 dollars, alors que des sièges comparables étaient affichés autour de 700 dollars sur la plateforme officielle de revente de la FIFA.
Le chercheur évoque également la présence de blocs entiers de sièges encore disponibles, parfois sur plusieurs rangées, une configuration qui, selon lui, s’écarte des logiques habituelles de revente entre particuliers. Il estime que ces volumes pourraient provenir directement des organisateurs, suggérant une opération de déstockage discret plutôt qu’un simple marché secondaire.
Dans ses déclarations, Ederer avance que cette pratique pourrait permettre à la FIFA d’écouler ses billets invendus sans réduire officiellement ses prix, au risque de provoquer des tensions avec les supporters ayant payé plus cher auparavant.
Interrogée sur ces accusations, la FIFA n’avait pas encore réagi, tandis que SeatGeek a démenti tout partenariat avec l’instance mondiale du football.
Cette polémique intervient dans un climat déjà tendu autour de la politique tarifaire de la FIFA aux États-Unis. Les procureurs généraux de New York et du New Jersey ont récemment demandé des explications sur les méthodes de vente, pointant un manque de transparence et des prix jugés excessifs.
Le coût des billets, notamment pour certaines affiches majeures, alimente les critiques, avec un prix moyen estimé à près de 13.000 dollars pour la finale. La FIFA, de son côté, défend un modèle de vente conforme aux pratiques des grands événements sportifs internationaux.