Réuni à Vancouver, au Canada, le Conseil de la FIFA a porté l’enveloppe globale destinée aux participants à 871 millions de dollars, contre 727 millions annoncés en décembre dernier. Cette augmentation est justifiée par le succès commercial de la compétition masculine.
Selon plusieurs médias, certaines fédérations avaient exprimé leurs inquiétudes face aux coûts élevés liés aux déplacements, aux taxes et aux dépenses quotidiennes durant le tournoi.
Dans le détail, la prime de préparation passe de 1,5 à 2,5 millions de dollars, tandis que la prime de participation grimpe de 9 à 10 millions. Les aides logistiques accordées aux délégations ainsi que les billets mis à leur disposition seront aussi renforcés.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est félicité d’une situation financière “historique”, permettant selon lui de soutenir davantage les associations membres.
La FIFA prévoit par ailleurs des recettes totales de 13 milliards de dollars sur le cycle de quatre ans qui s’achèvera avec ce Mondial. Le vainqueur de la finale prévue à New York le 19 juillet empochera 50 millions de dollars.
Nouvelles règles disciplinaires
Sur le plan réglementaire, la FIFA a adopté plusieurs ajustements. Désormais, tout joueur se couvrant la bouche lors d’un échange tendu avec un adversaire pourra être expulsé. Cette mesure intervient après la controverse impliquant Gianluca Prestianni, accusé en février d’avoir tenu des propos racistes envers Vinicius Jr. lors d’un match de Ligue des champions.
Un carton rouge pourra également être infligé à tout joueur quittant volontairement le terrain pour contester une décision arbitrale.
Enfin, les cartons jaunes reçus lors de la phase de groupes seront annulés au début des phases à élimination directe, puis les compteurs seront de nouveau remis à zéro après les quarts de finale.
La FIFA a aussi ouvert la voie à la participation d’une équipe de réfugiées afghanes à ses compétitions internationales, composée de joueuses exilées depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021.