Dans un communiqué conjoint, les fédérations de plusieurs pays africains, asiatiques et caribéens, dont la Fédération Royale Marocaine de Football, ont exprimé leur désaccord total avec ces propos, estimant qu’ils ne respectent pas la valeur sportive et symbolique de la compétition pour les nations concernées.
Les signataires, parmi lesquels figurent notamment le Cap-Vert, la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou encore la RDC, rappellent que chaque qualification représente une étape historique pour leurs pays respectifs, fruit d’années d’efforts et de sacrifices.
Le communiqué insiste sur le fait que pour certaines sélections, comme le Cap-Vert ou Curaçao, cette qualification constitue un événement inédit et une source de fierté nationale, tandis que pour d’autres nations comme Haïti ou la RDC, il s’agit d’un retour attendu depuis plusieurs décennies sur la scène mondiale.
Les fédérations dénoncent également une forme de dévalorisation du travail des joueurs, entraîneurs et supporters, estimant que suggérer que certains matches seraient « moins importants » revient à ignorer la portée émotionnelle et sportive de la Coupe du monde.
Enfin, les signataires rappellent que le football ne peut être réservé à un cercle restreint de nations, chaque équipe qualifiée ayant obtenu sa place sur le terrain et méritant le même respect dans la compétition.
Cette réaction intervient après des propos tenus par Aleksander Čeferin, dans lesquels il estimait que l’édition 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique et réunissant 48 équipes, pourrait comporter plusieurs rencontres de faible intérêt sportif.