Le Mondial 2026, organisé du 11 juin au 19 juillet, a changé de dimension. Plus d'équipes, plus de rencontres, plus de diffuseurs, plus de contenus, plus de notifications. Le football ne s'arrête plus au coup de sifflet final : il se prolonge dans les résumés, les débats, les pronostics, les vidéos courtes et les groupes WhatsApp qui s'enflamment pour un carton jaune.
Dans beaucoup de foyers marocains, cette fièvre est vécue avec bonheur. Le match devient une occasion de réunir la famille, de préparer un dîner, de discuter avec les voisins ou de refaire le monde autour d'une action ratée. Mais lorsque chaque soirée finit par être absorbée par l'écran, l'enthousiasme de l'un peut devenir la fatigue de l'autre.
Le ballon n'excuse pas tout
Il serait caricatural d'opposer les passionnés de football à celles et ceux qui s'en lassent. Le problème n'est pas le sport. Il est dans l'absence de partage. Une compétition peut être un moment collectif, à condition que chacun conserve sa place dans la maison.
Le Mondial rappelle au fond une règle très simple : vivre ensemble suppose de négocier les petits territoires du quotidien. Le canapé, la télécommande, le volume sonore, l'heure du dîner. Cela paraît banal. C'est souvent là que se joue la qualité d'une relation.
Le football rassemble lorsqu'il devient une invitation. Il fatigue lorsqu'il devient une occupation exclusive. Entre les deux, il y a une marge. Elle s'appelle l'attention à l'autre.
Dans beaucoup de foyers marocains, cette fièvre est vécue avec bonheur. Le match devient une occasion de réunir la famille, de préparer un dîner, de discuter avec les voisins ou de refaire le monde autour d'une action ratée. Mais lorsque chaque soirée finit par être absorbée par l'écran, l'enthousiasme de l'un peut devenir la fatigue de l'autre.
Le ballon n'excuse pas tout
Il serait caricatural d'opposer les passionnés de football à celles et ceux qui s'en lassent. Le problème n'est pas le sport. Il est dans l'absence de partage. Une compétition peut être un moment collectif, à condition que chacun conserve sa place dans la maison.
Le Mondial rappelle au fond une règle très simple : vivre ensemble suppose de négocier les petits territoires du quotidien. Le canapé, la télécommande, le volume sonore, l'heure du dîner. Cela paraît banal. C'est souvent là que se joue la qualité d'une relation.
Le football rassemble lorsqu'il devient une invitation. Il fatigue lorsqu'il devient une occupation exclusive. Entre les deux, il y a une marge. Elle s'appelle l'attention à l'autre.