Interrogé mardi à Madrid, en marge du World Football Summit, l’ancien président de la Fédération espagnole de football a livré sa position dans des déclarations rapportées par le média catalan Mundo Deportivo.
Villar, qui a dirigé la RFEF de 1988 à 2017, ne cache pas sa préférence pour une finale en Espagne. « J’aimerais que la finale se joue en Espagne », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que le choix final ne dépend pas de Madrid.
« Je ferais tout mon possible pour qu’elle se joue en Espagne, mais si l’instance dirigeante considère réellement que, pour le rayonnement du football mondial, il est préférable de la jouer dans un autre pays, elle saura ce qu’elle doit faire », a-t-il ajouté.
« Je n’en ferais pas un drame »
Interrogé sur l’éventualité de voir le Grand Stade Hassan II accueillir la finale du Mondial 2030, Ángel María Villar a également affiché sa préférence pour l’Espagne, sans pour autant rejeter l’hypothèse marocaine.
« Cela ne me plaît pas, mais cela ne veut pas dire que cette possibilité ne puisse pas se concrétiser. Mais je n’en ferais pas non plus un drame », a-t-il déclaré, selon Mundo Deportivo.
Une position qui tranche avec plusieurs déclarations récentes en Espagne, où des responsables politiques et des dirigeants du football défendent publiquement l’idée d’une finale sur le sol espagnol.
Villar rappelle le rôle de la FIFA
L’ancien patron de la RFEF a également rappelé sa connaissance des instances internationales. Il a siégé au sein de la FIFA entre 2002 et 2017 et souligne que la décision revient à l’instance mondiale.
« Les gens qui sont là viennent du monde entier. C’est un comité exécutif de 24 personnes et ils sauront ce qu’ils ont à faire », a-t-il affirmé.
Ángel María Villar défend donc une finale en Espagne, mais reconnaît que son attribution n’est pas acquise. Pour lui, une éventuelle décision en faveur du Maroc ne constituerait pas un scandale et devra relever du choix de la FIFA.